Ukraine : la troisième guerre mondiale n’aura pas lieu

Guerre en Ukraine : Légende : David et Goliath, par Valentin de Boulogne, vers 1615-1616, huile sur toile, 99 x 134 cm.
Guerre en Ukraine : Légende : David et Goliath, par Valentin de Boulogne, vers 1615-1616, huile sur toile, 99 x 134 cm.

Guerre en Ukraine

Alors pour les nouveaux arrivants dans mes contacts qui n’ont pas encore parcouru mes textes du passé et à ceux, plus anciens, qui me gardent dans leurs contacts uniquement pour me briser les gonades, je vous partage mon billet d’humeur du moment pour bien que vous compreniez que je ne suis d’aucun camp, d’aucun clan, d’aucune horde ni tribu, d’aucune organisation collective politique ou idéologique, d’aucun parti et d’aucun syndicat. Je suis, et je le répète pour la centième fois, l’un de ceux qui annoncent la « mauvaise nouvelle ». Je le répète également: j’admire l’accident. Dit autrement, je ne suis ni au-dessus ni en dessous, je suis à côté.

Si bien que je tape dur (par les mots, mais les mots sont des armes quand on sait s’en servir) sur Poutine depuis toujours. Je le déteste depuis sa première investiture et je n’ai pas attendu la guerre en Ukraine pour le nommer dictateur ou autocrate. Je considère effectivement que tous ses propos, toutes ses méthodes, tous ses moyens valent ceux des pires tyrans du XXe siècle. Sa rhétorique malsaine, sa façon de falsifier et l’Histoire et le présent, sa psyché de psychopathe (comme nombre de dirigeants d’état et de PDG d’entreprises d’ailleurs), de paranoïaque et de « québlo » dans un espace-temps figé aux années 70 me révulsent. Que certains cessent de lui trouver des excuses, des « raisons », des justifications « valables ».

Si ces gens lui offrent une once de crédit, je peux les considérer ou comme des suppôts de la tyrannie ou des imbéciles utiles et incultes à dégager immédiatement (à défaut de le faire Manu militari ici) de mon environnement réel et virtuel proche. Tous ses propos cachent bien des réalités sur ses intentions réelles. Qu’il raconte ses bobards sur les « frères Ukrainiens », le gouvernement dit néo-nazi et drogué, le génocide imaginaire au Donbass à l’intention des masses manipulables mais pas à moi. Le camp occidental n’est pas en reste concernant d’autres bobards.

Tout cela ne m’empêche pas d’être encore et toujours révolté par la tyrannie néo-libérale initiée par les nord-américains et qui, pour rappel, s’est propagée tant en Europe (qui n’est qu’un continent vassal de l’impérialisme américain) que dans les dictatures chinoises, russes, les royaumes islamiques et les démocratures du monde entier. Il va sans dire que l’Ukraine n’est que le champ de bataille sanglant des luttes entre les néo-libéraux hégémoniques occidentaux et les néo-libéraux des autocraties aux velléités tout aussi hégémoniques qui s’auto-nomment « démocraties non-libérales » (on les appelle aussi néo-conservateurs selon que l’on est plutôt de droite ou de gauche, mais on s’en tape du terme).En Ukraine, il se joue les aires d’influences géopolitiques, stratégiques, militaires, économiques et énergétiques entre les superpuissances historiques du XXe siècle.

Tout le reste n’est que mythes et légendes et au mieux des fables nationales et éthniques. On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre. On n’attrape pas les masses populaires avec des réalités cyniques d’élites néo-libérales détestant tous ceux qui les servent, à savoir les « gens ». Ceux qui ne lisent pas l’Histoire écrite par des historiens et non des idéologues manipulateurs feraient mieux de se mettre rapidement à la lecture de ce type d’ouvrages (et ne pas se contenter de n’en lire que les titres et des passages choisis comme peut le faire le nabot souffre-douleur dans la cour de récréation nommé Éric Z.)

Les Ukrainiens provoquent une vague de soutien auprès des occidentaux parce qu’ils leur ressemblent tant par leur morphotype que par leurs vêtements, leurs appartements, leurs smartphones, leurs attitudes, leurs mœurs… Lorsqu’on voit un immeuble éventré par un missile russe, on y reconnaît nos propres mégapoles. Leurs rues, leurs voitures, leurs métros, leurs habillages urbains sont les mêmes que les nôtres. Ce qu’ils subissent, par transposition, nous le subissons consciemment ou non, qu’on soit sensible ou froid comme la glace… C’est normal. Mais je le répète, tout ça n’est que l’affaire d’un conflit sous-jacent entre les maîtres d’hier et d’aujourd’hui et ceux qui souhaiteraient leur choper le leadership. Le coup de la menace nucléaire ajoute à l’angoisse à l’instar d’un virus inconnu qui tue beaucoup de vieillards (vous vous rappelez ?).

Je ne sais pas plus que les autres ce qui arrivera, mais je suis sûr d’une chose : l’effroi est la meilleure des réformes radicales pour les néo-libéraux des deux camps. C’est ainsi qu’ils fonctionnent. Ce n’est pas moi qui le dit et le prouve, c’est entre autres les près de 900 pages du livre de Naomi Klein au titre clair et net : « La stratégie du choc. » Et plutôt que de gloser sur la véracité de ce qui y est écrit, pour une fois, bougez vous la cervelle ramollie et lisez l’intégralité du livre.Concernant l’Ukraine, nous nous orientons vers un scénario à la chypriote selon moi et beaucoup d’analystes sérieux. L’Ukraine sera vendue à la découpe et tout rentrera dans l’ordre. Les occidentaux iront en vacance dans la partie occidentale comme ils le font dans la partie grecque de Chypre et iront mater et prendre en photo les checkpoints qui les sépareront de la partie russe de l’Ukraine.

Un jour Poutine sera renversé ou crevera de sa belle mort comme son inavouée idole Staline. Ses successeurs auront alors à cœur d’amorcer le dégel afin de rependre le business avec les occidentaux, du moins officiellement (car officieusement ce business ne s’arrêtera jamais, les circuits changeront juste de direction.)Je me trompe peut-être et dans quelques mois, serais-je avec vous vitrifié ou métastasé par une bombe nucléaire. Mais franchement, tout le monde aime se faire peur, d’où le succès des films catastrophe et les films d’horreur (et certains films porno aussi avouons-le ah ah ah)

Enfin, pour redevenir franco-français, je suis curieux de voir la tournure que prendra la campagne présidentielle même si, et nous le savons tous très bien, le président actuel sera reconduit à ses fonctions au printemps. J’ai indiqué il y a quelques jours que j’étais un abstentionniste total : à savoir que je ne voterai pas et que je ne lisais et regardais rien sur la campagne présidentielle. Je me ravise au regard des événements en Ukraine. Je ne voterai pas mais je vais être attentif à toute la marmaille d’imbéciles qui font office de candidats. Ça va être amusant et instructif.

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Léonel Houssam

Léonel Houssam, rédacteur, romancier et biographe français né en 1973. Connu entre 2005 et 2013 sous le pseudonyme Andy Vérol, il s'attache à écrire le monde sans filtres ni concessions.

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