Trouble bipolaire type 1 ou syndrome maniaco-dépressif

trouble bipolaire

Comme tous les maniaco-dépressifs qui se respectent, il y a les hauts, voire très haut, mais il y a également débat sur les bas. En effet, les phases up (haut) et down (bas) peuvent être appréciées. Se prendre pour Dieu n’est pas si désagréable en soi. J’aime aussi ma mélancolie à l’extrême. Bien sûr, c’est un peu plus compliqué qu’il n’y paraît.

Trouble bipolaire de type 1

Je vais traiter ici le trouble bipolaire de type 1 uniquement, car je suis dans ce cas.
Ce trouble mental préoccupant induit une vie en montagnes russes. Cet effet yo-yo est parfois enivrant. Le piège serait de se complaire dans cette vie vécue de façon extrêmement audacieuse ou subite extraordinairement triste et sale.

trouble bipolaire

En phase de pur délire, que la personne atteinte de trouble bipolaire soit en haut ou en bas, il sera en hyperactivité cérébrale. Sans aucune gestion de ce trouble de l’humeur caractérisé, le malade se détruira. Parlons un peu de moi. J’ai mis dix ans à comprendre cette maladie, dont les phases hautes et basses m’ont usé, détruit et fatigué. Aujourd’hui, je maîtrise cette catin de maladie suprême. J’arrive à détecter les prémices de mon état maniaque ou dépressif. Avec une bonne connaissance des symptômes, les bipolaires peuvent utiliser ces accélérations intellectuelles pour créer.

Dès que je ressens une anomalie mentale, je me mets obligatoirement à écrire pour exploiter toute la démesure de mes idées folles. C’est une démarche à la fois thérapeutique et dangereuse. Je profite de ce sentiment de toute-puissance pour jouer avec les mots. Je cultive au mieux mon talent, car j’ai moins de temps à perdre pour dormir. Je suis surexcité et opérationnel au minimum trente-six heures en phase maniaque. En phase dépressive, je passe mon temps à dormir et à créer dans ma tête des rêves merveilleux, voire des scénarios de films, de péplums…

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Je suis également bien plus productif en haut, surtout la nuit. Je parviens à résoudre des problèmes avec plus d’effronterie. Mon cerveau fonctionne à plein régime. Au contraire, en phase de déclin, bien que mon cerveau continue de tourner à cent pour cent, je suis paradoxalement plus lent et moins productif, sans pour autant manquer d’imagination. Je reste tout de même très créatif. Je reprends.

En phase up, je suis une personne objective et créative ainsi qu’hyperactive. En phase down, je suis beaucoup plus lent et pessimiste, mais je conserve ma sensibilité d’auteur et de créateur. Mes textes sont cependant plus sombres. Dans la ligne médiane, je suis un homme heureux et tout à fait normal. Hélas, cette vie sans troubles est parfois sans goût.

Il m’aura fallu une bonne décennie pour dompter cette maladie critique. À plusieurs reprises, j’ai dû prendre la décision, et ce sereinement, d’arrêter de vivre en me créant un schéma de mort tel un architecte de la pensée. Je fabriquais dans ma tête des solutions chimiques pour cesser d’être. Les variations d’humeur à l’extrême m’ont eu une seule fois à l’usure. J’ai réussi avec une recette maison létale constituée d’une forte dose de sédatifs à stopper mon cœur.

Victoire absolue ! Jusqu’à ma réanimation par les gendarmes. Je n’ai pas constaté de lumière blanche ni de tunnel. J’ai vécu un court séjour dans le néant. Rater sa mise à mort personnelle c’est avancer pour mal reculer. On brise et l’on saborde la boucle.
La bipolarité est une maladie mentale gravissime. Que l’on soit en haut ou en bas, le souhait de mourir est récurrent, car c’est usant cérébralement.

Le trouble bipolaire est une maladie considérée communément comme un atout bling-bling ; on le comprend mal. Ce n’est pas une simple variation d’humeur, c’est un véritable cercle vicieux et une attraction vers la mort. Le trouble de l’humeur n’est pas une maladie. L’humain reste par défaut lunatique.

Le trouble bipolaire forme deux pôles bien distincts. Deux contraires extrêmes qui se déchirent et fatiguent de façon redoutable le malade. De nombreuses célébrités ou personnalités connues souffrent de cette maladie. Beaucoup de créateurs en ont fait un atout. Le diagnostic est complexe à établir pour les psychiatres. Maints médecins prescrivent à tort et à travers des thymorégulateurs (stabilisateurs de l’humeur) à leurs patients se plaignant d’une simple humeur changeante au quotidien.

trouble bipolaire

C’est inadmissible. Le Depakote est distribué tel un bonbon rose dans ce type de pathologies. Heureusement que la Quétiapine et le lithium sont recommandés pour les patients souffrant en continu de troubles de l’humeur. J’insiste lourdement sur la gravité de cette maladie mentale incurable. De gros progrès ont été faits pour stabiliser le malade et le soigner, mais en aucun cas ne le guérir.

Krut Cobain et le trouble bipolaire

Le chanteur Kurt Cobain du groupe de grunge/rock alternatif Nirvana est mon artiste bipolaire préféré. Il a même écrit une chanson sur le lithium. Ce métal blanc est le plus léger des métaux alcalins. Les sels de cet élément chimique sont utilisés en psychiatrie pour stabiliser les maniaco-dépressifs (bipolaires). Kurt Cobain chantait et jouait de la guitare avec une folie intense. Il est malheureusement décédé à 27 ans. Suicide, meurtre, je n’en sais rien. Je l’adore, c’est tout.

Je termine ce thème délicat sur une note positive. Je suis enfin bien soigné et encadré par d’excellents psychiatres et soignants. Ils m’ont sauvé la vie. Je ne guérirai jamais, mais, grâce à la quétiapine, mon état est stabilisé tout en conservant une certaine folie pour écrire et créer.

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Lionel Belarbi

Sur ce blog je traite et analyse des sujets d’actualités qui me font frémir de délire, sans avoir un avis journalistiques ou autres, j’exerce en toute impunité.Écrivain bipolaire à la plume corrosive, poétique, parfois humoristique ou tragique, mais toujours authentique.Merci de me signaler les photes d'orthographes, elles sont nombreuses et je m'en excuses par avance.

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