Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil

Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil
Illustration par Cyrille Loiseau

Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil

La rubrique des chroniques qui piquent XXXIII

Aujourd’hui, j’ai chaud au moteur de mon corps, ma vie manque de piquant et devient belle. Où sont passées ma mélancolie et mes angoisses ? Le genou droit à terre et le poing gauche levé, je pense aux étoiles du très haut qui me regardent, mieux encore, qui me scrutent. Le vent est doux, à me caresser les poils qui se tendent de frissons heureux. J’ai le sourire et l’apaisement qui dansent, dansent et virevoltent comme des étincelles amusées. Conflits et guerres du monde ont cessé de croitre telle la neige qui gèle en hiver.

Je suis médusé par la gaité des passants de la gare du Nord et les trains qui sont toujours à l’heure. Ce n’en est pas assez, continuez ainsi, je voue le bonheur à autrui et je détruis le mur qui nous sépare. Un rire d’une force atomique s’empare de mon souffle, j’étouffe, et ce, sans forcer. Ma nouvelle philosophie, c’est d’avancer la tête levée pour me battre contre la maladie qui m’a tant fait de bien pendant toutes ses années déjà écoulées. La douleur n’est qu’une paix intérieure et la télévision, qui n’a rien à voir avec mes maux, je vous l’accorde, devient un écran bleu d’une beauté rare. Nombreuses sont les roses qui me dédicacent une musique avec une mélodie à faire rougir les plus rouges oiseaux qui volent dans le ciel.

Tenace est cette horloge qui recule sans battre la mesure et ne sonne même plus le temps vieillissant. Oui ! c’est révolu, je nage dans un océan de poissons dépourvus de dents et le poison d’avril a trouvé son antidote. Mais que fait la police ? Elle s’agite devant les manifestants pour les arroser de sirop d’érable et les chatouiller sur la joue droite, pendant que les jaunes-gilets présentent leur plus joli profil. Ce monde devient complètement fou et dérive vers le sud dans une chaleur tropicale. Punaise ! Décidément, je suis toujours content…

appel aux dons sdf

Lionel Belarbi

Tout d’abord, bienvenue à bord de mon bâtiment de guerre, la rubrique des chroniques qui piquent. La température y est tellement haute que je ne peux l’évaluer. Vous êtes invités à me signaler tous délires disproportionnés, même si j’en ferai encore plus face à la critique, car elle m’excite. Je traite et analyse des sujets et thèmes qui me font frémir de délire, j’exerce en toute impunité. Auteur bipolaire à la plume corrosive, poétique, parfois humoristique ou tragique, mais toujours authentique, je me prends toujours au sérieux, ou pas.

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