Tenez-vous à carreau ! V’la l’clairon qui sonne !

V’la l’clairon qui sonne !

« Il faut juste être assez informé pour ne pas confondre « au feu ! »  Avec « au jeu ! » 

Deleuze et Guattari, Mille Plateaux

Tiens j’avais écrit mon titre il y a deux semaines, effectivement le clairon semble sonner. Pour la mélodie ou pour nous faire agir ?

Et bien les revoilà, les deux têtes du siamois, l’hermaphrodite libéral, le premier de la classe zozotant qui nous a réformé tout un tas de trucs pas très sympas pour les gens fragiles, et la vieille bique raciste qui a pris des cours de comm pour ne plus insulter les gens basanés.

Que s’est-il passé ? Une simple élection, ce petit rituel quinquennal qui met en avant une personne aux rênes d’un pays pour s’occuper de sa population, qui sera le ou la référente pour les années à venir.

Répétition d’il y a cinq ans

Ont été choisis les mêmes 

Leur chanson ne nous a pas plu, on a coupé la machine a blablas, et on en a écrit une :

“so I’ll check again some historical facts

  I won’t be ashamed this time

  I’ll walk into the palace

  with a sponge, a new pen and a rusty spanner

à part les troquets

Ou on crache sur les autres

à part les chez soi

Ou on se branle d’écrans

La France blanche rancie a une reine

Le français blanc ranci a un roi

Démmerdez vous avec tout ça

Et merde à mes ainés qui ont passé leurs soirées

À se réjouir de leur confort

INATTENDU

Comme d’une obole

Nous on n’en a pas voulu

De cette obole

Mais si j’entends encore 

Parler des érections

Et de Manue Le peigne

Je vais refaire une éducation

À ces beaufs luisants qui n’ont 

Comme éducation

Que de FAIRE CONSTRUIRE

Par des prolétaires

Des piscines privées

Pour y cajoler 

Leur tendre progéniture

Un garage

Pour y cajoler

Leur 4.4 inutile

Alors je sors dans

Les zones artisanales de poujadistes en short

Et les usines à jambon breton

Les champs de blé neurasthénique

Et les machines à 500000 euros pour les produire

Les Zones Commerciales ou ça se traîne comme des zumains

Je nous en construirais moi des cathédrales et des mosquées de bout de bois

Des maisons tordues et des cabanes de feuilles :

Et des tables 

à trois pieds

Et des vers à six pieds :

La vie est morte ici

La vie est morte ici

La vie est morte ici

Elle vous convient ? tant mieux

J’le sais j’l’ai aperçu

Le vivant tout vibrant

Sept c’est bien plus rigolo

Ciao good bye tschüss adios

Neuf je prépare mon sac à nouveau

Toll wir wandern bald nach Portugal

Trois six sept neuf, mon nouveau pays

Total Page Visits: 117 - Today Page Visits: 2

Frédéric Pouic (Auteur)

J'habite ; luxe. Quatre murs et un toit ; luxe. Sans voisins excédés par le bruit que je peux faire ; luxe. J'ai un rythme de sommeil haché, coupé, comme ces marins qui partent sur leurs jets marins, sauf que moi, je ne fais pas la course ; luxe. Sinon, tout va bien : j'ai des "papiers". Je suis "en règle". Du confort, donc, qui déborde de partout.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.