Syndrome autistique d’Asperger « Vous m’avez volé mon existence … »

Syndrome autistique Asperger
Syndrome autistique d’ Asperger

Témoignage sur le Syndrome autistique d’Asperger

– Article à charge sur la « gestion » du syndrome autistique d’ Asperger par la psychiatrie Française et ses supplétifs.

Oui, vous m’avez volé mon existence, ma santé, mon avenir, le métier que j’exerçais et que j’adorais (j’étais camionneur, permis C et EC, spécialisation citerne et produits dangereux), en me diagnostiquant « schizophrène paranoïde » en 2 minutes 30 chrono, et en me condamnant à un traitement médicamenteux façon « gavage d’oie » parce que vous n’avez pas cherché plus loin qu’un diagnostic qui vous arrangeait bien. Vous n’avez pas cherché plus loin, par facilité, par incompétence, par refus de voir la réalité, ou pire encore, les trois à la fois. 

Et vous l’avez annoncé à ma mère, en Septembre 2010, au moment de ma sortie de deux mois d’hospitalisation dans une clinique privée près de Grenoble. « Votre fils est schizophrène, voici l’ordonnance, au revoir Madame ». On aurait pu demander une « carte de fidélité », vu l’ambiance et la façon dont on a été traités !

photo poids lourd

Du coup, médicalement parlant, je n’étais plus apte à « tout poste de sécurité », ni à la conduite d’un véhicule du groupe lourd, ce qui a fait qu’après juillet 2013, ma FIMO (Formation initiale des conducteurs routiers, valable 5 ans) non renouvelée faute de visite médicale favorable, a été non pas invalidée ni annulée, mais a « disparu », de la même façon que mes permis C et EC. Je ne suis toujours pas apte à la conduite de véhicules du groupe lourd, mais ce qui est aberrant, c’est que la psychiatrie Française m’ait laissé mon permis B malgré le traitement médicamenteux, alors qu’ils auraient très bien pu « le faire annuler pour raisons médicales » ! 

Auquel cas, c’était réglé et décidé d’avance, je pouvais faire une formation pour devenir mécanicien cycles, dans n’importe quelle grande ou moyenne ville de province, j’allais au boulot et en revenais à vélo, idem pour mes courses, plus de voiture, tous mes voyages en train ou en auto-stop, et on n’en parlait plus. Dommage, j’aurais été capable de réussir et de m’éclater dans ce métier précis. « Cycles » seulement, et pas « motocycles », j’ai une maudite horreur des mopettes criardes … et de leurs propriétaires.

J’ai donc été forcé, bien malgré moi, et en pleurant à chaudes larmes, de mettre un terme à ma courte carrière de chauffeur routier. 5 ans durant lesquels j’ai traîné mes chaussures de sécu, ma veste anti-statique, mon béret et ma musette, au volant de 12 tonnes frigo primeurs, de 19 tonnes pour la livraison d’hôtels de montagne en blanchisserie industrielle, de semi-remorques citerne chimique, pétrochimique ou pétrolière, de « navette messageries » nocturnes, de diverses autres activités … de Grenoble au Havre, de Givors à Eindhoven, de Dijon à Bologne, de Brive-la-Gaillarde à Barcelone, de Genève à Dunkerque.

Putain, que je regrette ce métier, tout ce que j’y ai appris, ces moments de solitude, où rien d’autre que le téléphone du camion et la radio FM (toujours sur France Inter) me reliaient au « monde extérieur ». Même si, après être parti 15 jours sur la route sans rentrer à la maison, je n’arrivais plus à traverser un passage piétons pour aller acheter le pain. Même si j’ai morflé, affronté les pires conditions climatiques comme les plus exécrables patrons ou collègues. 

Mais tout ça ne pesait pas grand-chose contre d’autres sortes de gens exécrables, agissant pour bien d’autres motifs qu’eux seuls appliquaient sans même les justifier …

Vous, les incompétents avec Bac + 11, vous nous avez laissés, mes parents, ma famille et moi-même, dans le désarroi, dans l’écœurement, dans la colère, dans l’épuisement quotidien, dans la peur de l’avenir, la peur de MON avenir, 

Vous m’avez condamné à de multiples « bilans neuropsychologiques », qui ont abouti sur une interminable succession de « cercles de parole », dans un établissement bien subventionné par les cotisations handicap des travailleurs salariés et des indépendants (… regardez sur vos fiches de paie, les montants de vos cotisations salariales « AGEFIPH » !) 

Et comme si l’humiliation, la déprédation, la honte, la mise au ban de cette société, comme si toutes ces peines immenses qui ont été les miennes n’étaient pas encore suffisamment définitives à vos yeux, vous avez jugé bon de me faire faire un « stage » dans un ESAT, donc j’ai été quatre semaines durant de la « main d’œuvre bon marché » (puisque gratuite !) … 

Et pour faire quoi donc comme travail, lors de ce stage ? Du publipostage, de la « mise en forme de documents » (la plupart des publipostages que chaque Français reçoit dans sa boîte aux lettres sont produits et expédiés par ces ESAT !), du « travail en usine » (à savoir détacher des chutes de découpe sur des cartons, en station debout, par 32°C dans un atelier bien bien bruyant durant 8 heures par jour … le meilleur plan avec un traitement par antipsychotiques, anxiolytiques et autres saloperies, réellement !) … Et vous, les putains de bureaucrates à la solde de tout ça, vous vous étonniez que « je pose trop de questions », que « je m’inquiète trop sur mon avenir » ? 

Mais, il vous aurait été bien plus agréable et « sans frais de procédure », pour infliger la meurtrissure suprême sur la tombe de mes espoirs, que je ferme bien ma grande gueule, que je ne pose aucune question, que j’opine du chef, que je me satisfasse de la précarité à 720, 790, 825 puis 900 € mensuels, que je ne conteste jamais mon sort ni les décisions qui l’ont provoqué, et ce jusqu’à ce que mon « traitement » mette un terme à mon existence, d’une façon ou d’une autre ! 

Moi, je vais vous dire ce dont je rêve, ce qui me met un rictus mauvais et vengeur aux lèvres, ce qui alimente la flamme de mon idéal et de ma révolte : j’ai une envie furieuse de me venger de vous, de vos méthodes, de vos façons de traiter les personnes handicapées psychiques (notamment les Asperger) comme de la sous-merde, de vos critiques franchement déplacées (surtout pour des moniteurs d’ESAT …) 

Sans compter mon besoin irrépressible de « faire mentir » tous ces pitoyables surdiplômés qui se sont acharnés à vouloir « soigner » un syndrome autistique d’Asperger à grandes goulées de neuroleptiques, d’anxiolytiques et de gouttes dont les effets secondaires indésirables sont, entre autres : perturbations de l’humeur (un comble pour un Asperger !), perturbations de la libido, risque de diabète de type II, risque accru de cirrhose du foie non-alcoolique, somnolence, perte de motivation, vertiges et/ou pertes d’équilibre, prise de poids importante, perturbations de la vision, …

Et, bien évidemment, j’ai naturellement envie d’adresser un putain de bras d’honneur à tous ces « piliers de machine à café », ces représentants d’institutions censés être payés pour « accompagner les personnes handicapées dans leur parcours de reconversion ». Je ne citerais pas de nom, mais vous voyez certainement de qui je veux parler : les multiples témoignages de leurs méthodes, publiés sur des forums de discussion liés à la santé et au handicap, sont autant de preuves éloquentes de leurs méfaits.

Ceux-là même, sur Guéret, qui, alors que je faisais des pieds, des mains, de la tête et des couilles pour retravailler, pour vivre dignement, pour avoir un salaire qui me sorte du seuil de pauvreté, pour ne plus avoir à refuser un virement de mes parents parce que j’avais une réparation à faire faire sur ma voiture ou autres, ces véritables ficus de l’administration m’ont traité pire qu’un paquet de linge sale ! 

A ceux-là, et à leurs « collaborateurs » (putain de mot soit dit en passant, moi, je ne « collabore » pas, dans le monde du travail, je résiste et je vis), qui m’ont fait passer 4 rendez-vous avec une « psychologue du travail » me faisant faire des « tests psychotechniques » niveau déficience mentale (le cube dans le trou carré, la boule dans le trou rond, le puzzle de triangles, ce genre de conneries …) mais pour quoi ? Dans quel but ? Pour, au bout de 3 rendez-vous, me faire faire une « évaluation de compétences » sur un logiciel PC qui allait me dire que je pouvais devenir garde-chasse !

Oui, bien sûr ! Et mon cul, c’est du poulet ? Non, c’est du troll ! FRANCHEMENT, un mec comme moi, « diagnostiqué » schizophrène, qui allait soudainement devenir apte à suivre la formation de garde-chasse, donc apte à intervenir auprès des chasseurs et des promeneurs en forêt, « et un port d’arme en plus de ça » ? 

? Et vous êtes payés pour les absurdités que vous proférez ! Et vous êtes payés pour y prendre du plaisir, à humilier, à créer de faux espoirs, et à les démolir à votre guise, chez des personnes sensibles psychiquement, parfois dans une détresse terrible !

Comment s’étonner que nombre d’entre nous (malades psychiques ou personnes fragiles au niveau psychologique) pètent réellement un câble, en viennent à devenir agressives, voire attentent à leur propre vie, aux biens, ou … aux vies des autres ? Moi, je ne m’en étonne plus ! Plus rien ne m’étonne pour ce qui est de votre incompétence, et de votre capacité à semer la misère, la détresse, la mort : vous semez la merde dans un ventilateur qui tourne, ça retombe partout autour ! Ne venez pas jouer les vierges et pures à la télé, rien ne m’énerve plus que ça !

Alors OUI, j’ai la volonté de prendre ma nom de Dieu (qui me tripote, merci mon Dieu) de revanche, de vengeance, sur vous et les vôtres. Comment ? Déjà, en demandant à la psychiatre me suivant depuis septembre 2016 ici (et qui a bien vu, en septembre 2017, que je n’ai jamais été « schizophrène paranoïde », mais bien « autiste Asperger ») de diviser par 2 la dose de mon traitement. Et de voir ce que ça fait au bout de 6 mois. 

Puis, si tout va bien, après mon déménagement en sud Normandie, région Centre, ou nord des Pays de la Loire, je demanderais à ce que le traitement soit purement … arrêté. Pour pouvoir passer une visite médicale du travail chez un véritable médecin expert, et préparer la revalidation de mes permis C et EC, ainsi que le passage de la FIMO et des certifications ADR (transport routier de matières dangereuses, en colis ou en citerne).

Pour travailler, dans ce que je sais faire de mieux, à savoir conduire. Pour laver mon honneur, pour vivre dignement, avec un salaire décent, être reconnu pour mon travail, mon sérieux, quitte à être « un emmerdeur » à force de vérifier trois fois avant le départ du dépôt si tout est bien en ordre pour le bon déroulement d’une journée de travail sur la route. Peu importe, en conduisant un camion de ramassage des déchets ménagers, un camion d’assainissement (hydrocureur), un camion d’une blanchisserie industrielle, ou tout autre boulot de camionneur qui me permette de VIVRE pour et par ce que j’aime réellement, en rentrant tous les soirs chez moi.

Si ça se passe sans problème (et j’irais jusqu’au bout pour que tout se passe en bon ordre), si j’arrive à récupérer mes permis et mes certifications, à retravailler, après m’être débarrassé de cette putain de camisole chimique, j’aurais exercé ma plus belle revanche, et ma meilleure vengeance sur une saloperie d’engeance bureaucratique et pseudo-médicale donneuse de leçons qui, non contente de me mettre une laisse au cou et une muselière sur la gueule, aurait sans doute voulu m’administrer une « dernière injection » dans le cul, histoire que je disparaisse de ce monde avec mes connaissances, mes compétences, mes idéaux, ma culture, mes différences, mes rancœurs … et mes secrets.

Vous m’avez bien pourri la gueule durant des années. Ça fait 30 ans qu’on dit de moi « il est bizarre », « il est pas comme les autres », « il doit avoir un problème », « il est marginal », et tout ça, bordel que je l’assume et que j’en suis putain de fier. Parce que je vis ma vie comme un combat, une défiance perpétuelle de la marginalité contre la « NORME », et parce qu’un second grand combat de ma jeune existence s’amène à l’horizon. Travailler à nouveau. Vivre heureux, dans la simplicité, la rusticité même, mais digne et fier d’avoir retrouvé ma vie et mon boulot d’avant.

Maintenant, c’est à mon tour de porter les charges contre vous. C’est à mon tour de montrer de quoi je suis capable, dans le meilleur, alors que vous n’avez jamais été capables que du pire envers moi et tant d’autres. Et je vous jure que, le jour où j’aurais récupéré mes permis, mes certifications professionnelles, et donc quand j’aurais lavé mon honneur, vous aurez droit, à votre tour, à une belle « remise en question » de ce que vous êtes … et de tout le mal que vous avez causé. 

Sans violence physique, ni menaces, mais juste avec des « petits courriers » qui sauront vous « remettre à votre place », preuves de ma vengeance à l’appui.

Syndrome autistique d’Asperger

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Krähvenn « Sombrelance » Vërkhörr.

Krähvenn « Sombrelance » Vërkhörr.

"Un Troll du Chaos en immersion dans le monde des hommes. Ses sentiments bruts, ses rêves, ses idéaux, il les assume, et quand il montre les crocs, ça n'est jamais bon signe. Ne plaisantez pas à son sujet au pied des mégalithes ... il pourrait vous faire un coup de troll-falgar." ("coup de Trafalgar" façon troll) Mon blog : =>http://dernier-bastion.eklablog.com/

1 réponse

  1. Ton témoignage m’a beaucoup touché ; quel gâchis, mais aussi quel courage et volonté de te redresser après un coup de massue ! J’ai lu avec une attention très forte ton texte qui devrait être lu par tous les professionnels de la santé mentale. Merci pour ce témoignage.

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