La ronde triste dans un parc de la psychiatrie en France

le pôle de santé mentale les oliviers

Dans le parc du pôle de santé mentale les Oliviers

Je marche, marche au ralenti dans le parc du pôle de santé mentale les Oliviers. D’un pas douteux, je ne choisis aucune direction. C’est certainement cette musique que j’écoute au casque, au thème incertain, avec comme instrument un piano qui me guide.

D’un pas douteux, je ne choisis aucune direction. C’est certainement cette musique que j’écoute au casque, au thème incertain, avec comme instrument un piano qui me guide.

Je tourne en rond, parcours ce parc de long en large et en diagonale. Mes yeux pleurent et je sens un goût amer dans ma bouche. Est-ce le vent ? la poussière ? Je ne sais pas. Je suis triste, sale et seul dans ce parc, il fait froid. Je repense au mal que j’ai fait autour de moi dans ma vie, et la balance glaciale vire à la souffrance.

Je continue ma marche et danse une valse dans ma tête. Rien ne va plus, je pleure à flots, il fait de plus en plus froid dans mon cœur. Soudain, j’entends une voix et un rire bien redondant. Je m’approche d’un jardin clôturé avec un panneau MAS pour Maison d’Accueil Spécialisé. Je ne vois toujours pas cet individu fauteur de troubles avec son rire d’abruti. Est-ce un fou ? Un clown ? Non, ce n’est qu’un être humain en psychiatrie…

appel aux dons sdf

Lionel Belarbi

Tout d’abord, bienvenue à bord de mon bâtiment de guerre, la rubrique des chroniques qui piquent. La température y est tellement haute que je ne peux l’évaluer. Vous êtes invités à me signaler tous délires disproportionnés, même si j’en ferai encore plus face à la critique, car elle m’excite. Je traite et analyse des sujets et thèmes qui me font frémir de délire, j’exerce en toute impunité. Auteur bipolaire à la plume corrosive, poétique, parfois humoristique ou tragique, mais toujours authentique, je me prends toujours au sérieux, ou pas.

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