Quand les mots changent de sens, et nous disent nos virages

apocalypse cognitive
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Glissement de Terrien

Quand les mots changent de sens, et nous disent nos virages.

« Est-ce que je peux, ai-je le droit ? ».

Lors d’une conférence sur les « nouveaux salariés », l’expert expliquait qu’avant les candidats pour postuler à un poste, se demandaient « est ce que je peux, ai-je le droit ? ». Maintenant, tout est changé, le nouveau salarié, pour postuler se posent comme questions : « Est-ce que je peux, ai-je le droit ? ».

Explication : dans l’ancien contexte, cette question était finalement très freudienne, elle voulait signifier « suis-je légitime pour occuper le poste, dois-je apprendre encore ? » Le candidat s’interrogeait sur le droit moral, sur ses capacités, humaines et sociales.

Dans le contexte actuel, les mots prennent un autre sens. Il ne s’agit plus que d’étudier la possibilité technique et légale. Le candidat ne cherche plus l’approbation des pères ou des pairs. Que faire de la légitimité ?

Tant mieux, tant pis… On sort des aspects moraux et névrosés. Cette libération de la morale, du discours ambiant permet plus facilement à d’autres personnes d’oser candidater : plus de femmes, plus de jeunes, plus de profils différents. Les castes explosent, et dans certaines situations cela me parait bien. Pour exemple, en politique, dans les métiers dits « masculins ». j’ai le souvenir des premières femmes venues bousculer les « lignards » à France Télécom. Elles ont donné un souffle à ce métier qui sombrait dans l’alcoolisme…

Parfois, les effets sont discutables. J’ai vu par exemple des candidats HEC prendre des postes à responsabilité dans le social… Bonjour, les incompréhensions, bonjour les incompétences !

Les temps changent… Non à la névrose, oui à la psychose !

Vive l’individualisme !

« Individualisme

• 1. Doctrine qui fait de l’individu le fondement de la société et des valeurs morales.

• 2. Attitude favorisant l’initiative individuelle, l’indépendance et l’autonomie de la personne au regard de la société.

• 3. Tendance à s’affirmer indépendamment des autres, à ne pas faire corps avec un groupe. »

La première définition, qui définit une approche humaniste disparait progressivement. La troisième s’affirme haut et fort.

Ce n’est pas chez un journal franc-tireur que je peux refuser cette volonté d’indépendance… Le souci est que l’individualisme glisse vers l’égoïsme exacerbé.

On ne « calcule » plus l’autre, il s’agit de son propre bonheur, de ses propres plaisirs. Dans cette évolution, on se libère également, on sort du joug moraliste.

La question est : sommes-nous entré dans une nouvelle aliénation, celle du plaisir immédiat ?

La paresse…

Selon les auteurs « la paresse », l’ennui, ne rien faire sont des vertus.

« O paresse, mère des arts et des nobles vertus, sois le baume des angoisses humaines » Paul Lafarge. Le droit à la paresse.

Dans son livre « Apocalypse cognitive » (PUF) Gérald Bronner explore notre trésor cognitif, son fonctionnement, ses usages.

« Une stupéfiante étude, publiée dans la revue Science en 2014, a montré que les individus préféraient s’administrer des chocs électriques plutôt que d’être contraints de supporter un moment de silence (de 6 à 15 minutes) qu’ils auraient pu consacrer à simplement réfléchir. Dans ces conditions, on comprend mieux l’attraction qu’exercent ces outils que sont nos téléphones, tablettes et ordinateurs, qui offrent à tout moment le sentiment artificieux d’un évènement possible. Or, il est essentiel de préserver dans notre vie mentale des moments de lenteur et d’ennui. Notre créativité, qui constitue le domaine cognitif où nous surpassons non seulement toutes les autres espèces, mais aussi les intelligences artificielles, a besoin de pouvoir régulièrement s’extraire des cycles addictifs des plaisirs immédiats. C’est à partir de cette créativité que l’humanité a fait émerger ses plus belles œuvres, dans le domaine artistique, technologique, ou scientifique. Toute amputation de ce temps de rêverie à explorer le possible est une perte de chance pour l’humanité. »

Cette réflexion qui n’est qu’un aspect de ce livre intelligent nous pose une question essentielle : « Que faisons-nous de notre temps ?

Question que j’avais abordée rapidement dans un article précédent :

« Que faire de tout ce temps gagné par les automates ? »

j’avais alors posé le problème du temps libre, disponible. Pour l’auteur, Gérald Bronner, ce temps disponible est notre trésor, trésor qui s’accroit, mais qui peut être consommé, perdu, gâché.

« Apprendre à lire, à écrire et à compter devrait s’accompagner de la mission d’apprendre aussi à penser sa propre pensée et de donner à chacun l’opportunité de ne pas céder trop systématiquement au vorace cognitif avec lequel nous cohabitons. »

Ce virage, qui nous fait fuir le temps vide pour préférer le temps meublé, nous permet d’échapper à nos questions, mais une fois encore, est-ce une libération que de l’offrir aux jeux et vidéos ?

Vive aujourd’hui !

Nous muons… Loin de moi l’idée de vous dire, c’était mieux avant, loin de moi également de vous dire que ces changements sont géniaux. Ce qui reste extraordinaire, c’est de vivre, d’être aujourd’hui et de pouvoir choisir…

J’avais écrit une pièce de rue , très en lien avec cet article … faites en en ce que vous voulez… 

Voyage vers une autre « Place Nette »

(Petite pièce interactive)

La scène est composée de deux bureaux identiques et opposés, un côté cour, l’autre à jardin. Au centre un pupitre.

Lors de l’arrivée des spectateurs, toutes les femmes se font offrir une couronne, type galette des rois, et il leur est demandé de les porter.

Un homme entre, habillé très classe, il s’adresse au public.

L’animateur :

«  Chères reines, mâles et hermaphrodites, bonjour. C’est un grand honneur de vous accueillir en ce jour de grand débat. C’est en ce jour que nous allons élire notre Reine Mère Supérieure. Plus précisément, c’est vous mes chères reines qui avez le droit de vote, seules les têtes couronnées peuvent voter. Quant aux mâles vous avez le droit d’exprimer votre avis auprès de votre reine. Les autres, vous regardez et vous vous taisez.

Je vous en prie, chères reines montrez bien vos couronnes… merci.

L’organisation de ce débat est un jeu d’enfants. Nos deux candidates vont échanger sur un thème. Quand je décide que le thème est traité, j’autorise des questions. Parfois je ferai des sondages parmi vous pour connaître les tendances. A la fin, nous procéderons à l’élection à vie de notre Reine Mère Supérieure.

Nos candidates, vous les connaissez, nous aurons à ma droite, Reine Joséphine, reine du logis, grande nettoyeuse honoraire, et ancienne gouvernante des tribus secondaires.

Je vous demande d’accueillir Reine Joséphine. »

L’animateur fait applaudir, et entre Reine Joséphine qui s’installe au bureau à jardin.

Reine Joséphine : «  merci, merci, bonjour à vous chères reines, mâles et hermaphrodites

L’animateur __ bonjour chère Reine Joséphine, je vous en prie installez vous

A ma gauche, nous allons recevoir Reine Claude, reine de l’intendance, gouvernante des ballets ministériels, libératrice du parc numéro vint quatre.

On applaudit bien fort. »

La Reine Claude entre et s’installe au second bureau.

Reine Claude : «  chère Reine Joséphine, bonjour, bonjour à vous chères reines, mâles et hermaphrodites.

L’animateur __ chère Reine Claude, je vous en prie installez-vous.

Reine Joséphine __ bonjour chère Reine Claude.

L’animateur __ mes chères Reines êtes-vous prêtes pour ce grande débat ? (elles acquiescent)

Très bien notre premier thème va être l’emploi.

Vous le savez, malgré les efforts de notre regrettée Reine Mère Supérieure, les espérances ne sont pas atteintes. Nous espérions descendre le taux d’emploi à quinze pour cent, et il est encore à dix-sept pour cent. Le temps moyen de travail est de quatorze ans, vous entendez bien, nous sommes encore à quatorze ans de travail par vie, alors que nous avons tous rêvé de descendre en dessous de la barre des dix ans. Ma question est très concrète, chères Reines quelles sont les mesures que vous comptez prendre pour résoudre ce fléau. Je commence par vous, chère Reine Claude.

Reine Claude __ merci, cher animateur, en effet nous commençons par une question très délicate. Je comprends les espoirs de notre population, quatorze années de labeur, à raison de vingt-deux heures par semaine, c’est encore énorme. Cela gâche tant de choses. Par exemple, cela crée des troubles du sommeil, du stress. Combien d’entre vous ont été atteints du mal de ce millénaire ? Quatorze années de travail, imaginez le nombre d’heures à jouer qui sont perdues ? Non c’est un drame. Sachez d’abord que j’ai une conscience très élevée des enjeux, et que j’agirai tous les jours, et autant que possible pour résoudre le problème.

L’animateur __ et concrètement, chère Reine

Reine Claude __ mais j’y venais, j’y venais… eh bien je m’engage à réduire la durée moyenne de carrière à treize ans dans les trente années qui viennent.

L’animateur __ merci Reine Claude, je vais maintenant poser la même question à notre chère Reine Joséphine. Chère Reine Joséphine, quelles mesures concrètes envisagez-vous pour lutter contre ce fléau des carrières trop longues ?

Reine Joséphine __ merci, cher animateur. Encore une fois rien de concret de la part de notre chère Reine Claude. Rien de concret car le langage, comme toujours, est un langage de politicien, de langue de bois, un langage qui ne dit pas les choses. Alors moi je vais être directe. Nous sommes encore à quatorze ans de carrière en moyenne, à cause des mauvais joueurs. En effet certains trichent, ils fraudent dans leurs déclarations et se défilent. Tous ces désistements créent un surcroît de travail pour la population active. Je n’ai rien contre le repos, le jeu, la dilettante, puisque nous sommes faits pour ça. Mais il faut partager équitablement le reliquat de charges de travail qu’il reste sur notre planète pour faire «Place Nette».

Ma première action sera de faire la chasse aux mauvais joueurs, et je sais qu’il y en a.

L’animateur __ merci chères Reines.

Y a-t-il des questions dans la salle ? »

L’animateur scrute et il voit une main se lever. C’est Reine Rouge (comédienne dissimulée dans la salle)

L’animateur : «  je vous en prie, chère Reine Rouge, posez votre question

Reine Rouge __ merci, cher animateur. Bonjour Reine Claude, Bonjour Reine Joséphine. Ma question est pour vous deux. Au lieu de chercher d’éventuels fraudeurs, ne ferions-nous pas mieux de simplifier les organisations, et de décentraliser les unités de production afin de rationaliser l’ensemble des vecteurs économiques ?

L’animateur __ merci beaucoup de votre question, chère Reine Rouge, laquelle veut répondre ? »

Les deux reines candidates demandent la parole.

L’animateur : «  cette fois ci je vous propose de commencer par Reine Joséphine.

Reine Joséphine __ merci, cher animateur, merci Chère Reine Rouge pour votre question pertinente. Oui, vous avez raison, la lutte pour la rationalisation des processus est une lutte permanente, elle va sans dire, et sans doute pourquoi personnellement je ne l’avais pas citée.

L’animateur __ merci chère Reine Joséphine, chère Reine Claude, voulez-vous compléter cette réponse ?

Reine Claude __ tout à fait, merci. Oui, chère reine Rouge, votre question est utile et pertinente, mais elle ne peut que venir en complément de la chasse aux abus, vous savez j’envisage même de créer un corps de police spécialisé !

L’animateur __ merci, chère Reine Claude. Y a-t-il d’autres questions ? »

L’animateur scrute et voit la main de Reine Verte (comédienne)

L’animateur : « oui, chère Reine Verte, vous avez une question ? »

Les deux reines soupirent, râlent.

Reine Verte : «  moi, je ne crois pas à vos trucs, vous voulez réduire le travail pour nous retirer des choses sérieuses, je pense qu’il faut réduire les machines et les robots, et rendre à la population sa part de créativité. »

Les reines candidates pouffent de rire. L’animateur est gêné

L’animateur : «  chère Reine Verte, c’est un débat sérieux, et je constate avec amusement que vous n’avez rien perdu de votre originalité. Très bien. Je vais procéder à un petit sondage.

Les reines qui soutiennent notre chère Reine Joséphine, lèvent la main. »

Il compte

L’animateur : «  maintenant les reines qui votent pour notre chère Reine Claude, lèvent la main. »

Il compte

L’animateur : «  Mers chères Reines, vous êtes à égalité, alors poursuivons notre débat avec un deuxième thème : l’éducation.

Là aussi la situation n’est pas encore parfaite. Nous avions rêvé de réduire le taux de formation supérieure aux reines en dessous des huit pour cent, et nous sommes encore à onze pour cent de jeunes-filles qui sont obligées de se former à des niveaux supérieurs dans toutes les sciences utiles au fonctionnement de notre « Place Nette ». Ce sacrifice est encore gigantesque, que comptez-vous faire. Ma Chère Reine Claude

Reine Claude __ c’est un drame, c’est un drame cher animateur, chères reines, chers mâles et hermaphrodites. Moi-même je suis passée par là, j’ai fait de longues études en politique au lieu de m’amuser comme le faisait mes amies d’enfance. Vous savez c’est un sacrifice difficile de donner sa jeunesse pour le bien de notre « Place Nette ». Oui, nous allons réduire progressivement le nombre de sacrifiées. Nos vestales doivent d’abord être saluées, et respectées.

Vous savez avec nos améliorations technologiques, nous avancerons progressivement vers une société sans efforts.

L’animateur __ merci, chère Reine Claude. Et vous chère Reine Joséphine, que nous dites-vous ?

Reine Joséphine __ mais moi aussi, chère Reine Claude, je suis passée par là. Mais à quoi bon se plaindre, j’avais choisi, et aujourd’hui encore je ne regrette pas mon choix. Je préfère un discours direct, si aujourd’hui nous sommes encore à onze pour cent c’est que nous avons besoin de onze pour cent. Il faut être patient, il faut croire en l’avenir. Tous les jours il faut se battre pour un demain encore meilleur, c’est nos enfants qui nous remercieront.

Reine Rouge __ non chère Reine Joséphine, cela ne suffit pas de promettre un meilleur avenir, il faut des engagements précis

Reine Joséphine __ mais bien sûr, chère Reine Rouge, j’allais y venir, j’allais y venir.

Je m’engage à réduire d’un pour cent tous les trente ans !

Reine Claude __ moi aussi !

L’animateur __ mes très chères reines, il faudrait éviter les interventions spontanées, merci. Y a-t-il des questions ?

Il scrute et voit Reine Verte

L’animateur : «  vous êtes sûre, chère Reine que vous avez une question ?

Reine Verte __ oui, moi je veux savoir pourquoi on se limite à onze pour cent, pourquoi pas les mâles aussi, pourquoi pas la culture pour tous ? ».

Les reines et l’animateur rient

L’animateur : « Ma chère Reine, vous allez nous mener au désordre, à l’anarchie… aller, un petit sondage. Celles qui sont pour notre chère Reine Claude lèvent la main (il compte) et les mains pour notre chère Reine Angélique (il compte)

Egalité parfaite. Alors un troisième thème : l’immigration.

Là c’est un désastre, depuis plusieurs mois, nous voyons arriver sur notre magnifique « Place Nette » des terriens. Ils arrivent dans des fusées bien précaires. Souvent en surnombre. Beaucoup de fusées ne parviennent pas jusqu’à nous. Les terriens périssent dans la nuit. Les survivants viennent les mains vides, sales, sans nourritures. Ils disent fuir leur planète qui est devenue invivable ; la pollution les tue par milliers tous les jours, peut être par millions. La situation est désespérée pour eux. Que devons-nous faire ? Je vous pose la question chère Reine Joséphine.

Reine Joséphine __ merci cher animateur, évidemment là aussi c’est un drame. Mais d’entrée je dois vous dire « nous ne pouvons pas accueillir toute la misère de l’univers ». Tout ce que vous dites est émouvant, mais il ne faut pas oublier que c’est eux qui ont détruit leur planète. Ils n’ont eu aucune prudence ; ils ont laissé les hommes commander. On le sait tous, plusieurs coqs dans le poulailler et c’est la tuerie. Non, le coq, ne sert qu’à reproduire. Il ne faut rien lui confier d’autre.

C’est une population qui a cherché et trouvé son malheur. Et nous nous ne pouvons pas prendre le risque de polluer notre « Place Nette ». Ils vont tout salir, nos villes et notre population. Je propose de créer des camps bien gardés.

L’animateur __ merci beaucoup chère Reine Joséphine pour cette position bien claire. Chère Reine Claude, qu’en pensez-vous ?

Reine Claude __ merci, évidement je partage. Cette population porte en elle tous les germes de la destruction. Elle est prétentieuse, elle pense que sa culture partagée l’a conduite au savoir, mais non c’est l’ignorance partagée le résultat. Cette population n’a pas voulu distinguer les mâles des femelles, elle a même prétendu à l’égalité. Quelle bêtise, le jour où un mâle pourra égaler une Reine, il pleuvra de l’or, je vous le dis. Résultat, des imbéciles, des morts et des femelles dominées, écrasées, étouffées. Moi, je vais plus loin. Oui aux camps, mais deux sortes de camps. Des camps de mâles et des camps de femelles. Ainsi, d’abord ils ne pourront plus se reproduire. Et parmi les femelles nous pourrons trouver quelques-unes encore non corrompues, que nous utiliserons en domestiques.

L’animateur __ magnifique projet, merci, chère Reine Claude. Des questions ?

Oui, chère Reine Rouge

Reine Rouge __ je souscris au projet de notre chère reine Claude, mais je propose d’y adjoindre une force spatiale qui renverrait les fusées vers leur planète d’origine.

Reine Joséphine & Reine Claude __ excellente idée !

Reine verte __ mais ce n’est pas possible, ils vont tous mourir !

Les trois reines et l’animateur __ mais ils ne sont pas de chez nous !

L’animateur __ bien passons au vote !

Celles qui sont pour Reine Claude, la main

Pour Reine Joséphine la main. »

Il compte n’importe comment, il mélange les votants

L’animateur : «  formidable, nous avons deux Reines Mères Supérieures ! »

Les deux reines s’avancent en avant-scène et entame une chanson, façon Hakka. Elles lèvent le bras en salut…

«  Nous  faisons « Place Nette »

Nous gardons notre planète

Pas d’idées, pas de doutes

L’ordre coûte que coûte »

Elles scandent et essaient d’entraîner le public
pendant ce temps Reine verte passe dans le public, récupère les couronnes et demande aux personnes de se mettre dos à la scène.

Quand le public, ou la majorité du public est retourné, les Reines cessent leur chant et applaudissent le public. Enfin elles jettent leurs couronnes.

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David Lerenard

Une vie de travail et une vie de nomade, environ trente emplois et autant de lieux d'habitation dans toute la France, des rencontres multiples et intenses. Sociologue, Directeur d'action sociale auprès de demandeurs d'asile, de jeunes en rupture sociale, de personnes handicapées et de différents services d'aide à la personne, l'auteur n'a cessé de fouiller les aventures humaines dans un seul souci, nourrir la confiance en soi de chaque âme en errance. Finalement heureux de se définir en clown aux bulles de savon, il cultive les lumières fugitives.

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