Prière du solitaire : La rubrique des chroniques qui piquent XLVII

Prière du solitaire

Prière du solitaire : La rubrique des chroniques qui piquent XLVII
Prière du solitaire : La rubrique des chroniques qui piquent XLVII

La rubrique des chroniques qui piquent XLVII

La méchanceté des hommes me fait gerber le genre masculin. Je n’ai comme seuls amours, que celui de ma mère et de mes nounous. Mon cœur est froid, ma carapace en béton armé. De plus en plus dur, je pratique le détachement des conflits qui divisent les peuples. Je tolère, mais n’accepte plus les pensées des autres, elles sont en contradictions avec les miennes. Je terminerai ma vie tel un ermite sur la cime d’une montagne. Pour être honnête, je ne pourrais faire autrement, laisser tomber ces peuples qui se massacrent pour des morceaux de terre, des idées religieuses, des genres. Non, je ne veux plus de cette vie-là, qui m’attriste beaucoup.

De là-haut, que la vie est triste et d’en bas, qu’elle est apocalyptique. 41 ans que j’essaye de suivre les gnous, mais je suis un lion solitaire qui pourrait les déguster à cause d’un agacement sévère. Alors je vais prendre mes distances pour éviter un festin. J’observe le peuple qui n’est plus le mien, la division des troupes, je laisse ça aux mathématiciens menteurs et faux puissants.

Les complotistes, les gnous, les moutons, les anarchistes, la droite, la gauche, le gouvernement ne me feront jamais choisir un clan, je suis indépendant et seul, je vous oublie ! Débattez ! Bouffez-vous entre vous ! Je m’en fous. La division n’est pas ma bataille, la solitude sera mon règne…

La colère me ronge l’estomac depuis deux décennies, j’en souffre, vous allez m’ulcérer, me tuer avec vos batailles bidon pour étaler vos idées qui ne sont pas celles des autres. L’autre, c’est eux et c’est vous, en aucun cas ce n’est moi. Je ne crois plus en vous, je me retire faire d’autres connaissances. Vous ? Pour l’instant, c’est fini… À la revoyure !

appel aux dons sdf

Lionel Belarbi

Tout d’abord, bienvenue à bord de mon bâtiment de guerre, la rubrique des chroniques qui piquent. La température y est tellement haute que je ne peux l’évaluer. Vous êtes invités à me signaler tous délires disproportionnés, même si j’en ferai encore plus face à la critique, car elle m’excite. Je traite et analyse des sujets et thèmes qui me font frémir de délire, j’exerce en toute impunité. Auteur bipolaire à la plume corrosive, poétique, parfois humoristique ou tragique, mais toujours authentique, je me prends toujours au sérieux, ou pas.

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