Petit cours de pessimisme !

Petit cours de pessimisme
Petit cours de pessimisme

Petit cours de pessimisme

Le pessimisme est condamné à être une pensée négative, pour être un « Warrior », il faut penser positif ? D’ailleurs, si vous n’êtes pas convaincus, lisez n’importe quel livre de construction personnelle. Tous ces ouvrages vous expliquent que l’ennemi est en vous, il s’appelle « idées noires », manque de confiance en soi » « traumatismes non résolus ».

Je ne connais personne qui ose faire l’éloge du pessimisme, d’ailleurs en période électorale, seul la pensée positive compte !

Espoir 1 : « La covid est derrière nous »… Ou presque

Non, l’info ne vient pas des sombres complotistes, mais du nouvel élan donné par le gouvernement. Le gouvernement avant d’être officiellement une équipe de campagne électorale annonce sa victoire prochaine sur le très très vilain virus.

Et encore une fois, aucune info n’est vérifiable, la pandémie, c’est comme la dette mondiale, une réalité variable et ajustable seulement par les grands de ce monde.

Comme toujours, je ne crois rien, car le propre du discours politique est le mensonge.

Espoir 2 : on va gagner !

Le souci, c’est que le cri de guerre est repris par tous. Que ce soit les candidats qui évoluent entre 1 et 3 %, que ce soit les candidats côtés à plus de 10%. Pourtant, la gauche pulvérisée collecte au maximum 26 % dans les sondages. Mathématiquement, aucune particule de gauche n’a de chance d’aboutir…. Mais chaque poussière va gagner.

Pourtant, l’extrême droite (Ciotti inclus) représente 40 % des suffrages estimés. Mais personne ne s’inquiète, non jamais l’extrême droite ne gagnera en France.

Pourtant, le reste se partage avec la girouette de LR, prisonnière de l’extrême droite et l’emmerdeur officiel. Et il faut garder l’espoir !

Espoir de quoi ?

Espoir 3 : on va sauver la planète !

Faut-il redonner les chiffres du désastre croissant, faut-il recopier encore les analyses sérieuses qui nous disent que l’on va droit dans le gouffre ?
Ce matin, encore le discours PCF était « industrialisation et nucléaire » … Soyons optimistes, continuons en pire !

Espoir 4 : la résilience généralisée.


Voici la recette universelle. La résilience à tous les niveaux. On entend même que la nature est résiliente, elle saura se rétablir. La population est résiliente, elle saura se remettre de la pandémie ; des confinements, des crises économiques… La société est résiliente, elle dépassera ses contradictions, ses petits massacres, ses exclusions …. Et surtout chacun d’entre nous doit trouver sa force de résilience pour dépasser ses idées noires. Seule une personne faible garde ses idées noires !

Et si la force, au contraire, c’était de regarder le monde en face, et de rejeter ces espoirs de pacotille ?


J’organise sur-le-champ le grand parti des pessimistes !

Parti qui n’a évidemment aucune chance d’exister… Néanmoins, je déclare qu’il faut cesser de croire les déclarations sur une crise sanitaire gérée par les politiques. Qu’il faut se libérer de tous les politiciens, bouffeur du pouvoir et du mensonge. Je déclare également que nos petits enfants et les suivant sont en extrême danger, et enfin les arrangements avec soi-même sont bien insuffisants pour que l’espoir existe.
J’invite à mettre le coach de vie, l’homme providentiel, et tous les menteurs au compost !

Vive le pessimisme, cette force qui permet de dire les choses autrement. Dire, j’ai peur. Dire, j’ai envie de vivre vraiment. Dire encore, je ne rêve pas de travailler pour un patron. Dire très fort, j’ai peur pour les enfants à venir.
Être pessimiste, c’est refuser d’effacer les responsabilités des agresseurs, des tricheurs, des menteurs. C’est dire NON, je ne veux pas confier ma parole à un facho, un emmerdeur, un égo démesuré.

Ëtre pessimiste c’est revenir à « je crois ce que je vois », ce que je fais.

Être pessimiste, c’est jouir du temps présent, tant qu’il nous reste du temps.
Être pessimiste, c’est être heureux, maintenant, et ne pas déléguer son bonheur, juste le partager avec tous les humains.

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David Lerenard

Une vie de travail et une vie de nomade, environ trente emplois et autant de lieux d'habitation dans toute la France, des rencontres multiples et intenses. Sociologue, Directeur d'action sociale auprès de demandeurs d'asile, de jeunes en rupture sociale, de personnes handicapées et de différents services d'aide à la personne, l'auteur n'a cessé de fouiller les aventures humaines dans un seul souci, nourrir la confiance en soi de chaque âme en errance. Finalement heureux de se définir en clown aux bulles de savon, il cultive les lumières fugitives.

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