Pauvres cons ! La rubrique des chroniques qui piquent XLIII

Pauvre con - Pauvres cons - Nicolas Sarkozy
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Pauvres cons !

La rubrique des chroniques qui piquent XLIII

Pour la quarante-troisième, je souhaitais juste m’exprimer avec des photographies de ceux qui ont tout et de ceux qui n’ont rien. De ceux qui n’ont pratiquement plus grand-chose et de ceux qui vont certainement mourir de faim demain. Cependant, je n’ai pas l’âme d’un photographe, ni même d’un romancier, alors je me suis contenté de ce que j’ai, c’est-à-dire beaucoup plus que les riches bourgeois ou les pauvres cons : Un toit, de l’argent, à manger, de quoi me vêtir, me blanchir, mais surtout, de ce que j’ai de plus cher, une plume pour pouvoir encore vous piquer des centaines de fois.

Les pauvres me font de la peine, au même titre que les bourgeois, mais les pauvres cons me font encore une fois aller à la selle… Ils sont jaloux, aigris, envieux, je ne les aime vraiment pas, je préfère encore contempler un riche héritier qui déguste avec plaisir une cuillère à soupe de Beluga, qu’un emmerdeur qui se plaint de sa tartine de merde tous les matins. Elle a pourtant bon gout cette catin de l’aube, elle renforce, forge l’esprit, rend indestructible le mental et pourtant, beaucoup la dénigre. J’aime les biscottes brisées, les petits gâteaux cassés, et les fruits très murs, ils me donnent encore de la force pour vivre. Le pain sec et l’eau, c’est un repas de prince quand tu as faim me répétait ma mère chaque fois que le repas était dégueulasse à mon gout. Amateur de pizza et de kébab, souvent je me pleins et me dégoute ensuite quand je peste le diner du soir. Pourtant, je me souviens des nuits d’angoisses dans mon studio à Paris, où je n’avais que mes ongles à ronger et même de la soupe avarier à boire les soirs de grandes fêtes. Aujourd’hui, je nage dans la bouffe, mais ce n’est pas assez, il m’en faut plus, je suis presque devenu un pauvre con.

Alors, Marie ! Encore une fois ! Sauvez-moi de cette opulence, de cette outrance, je vous en supplie, et faites que je me contente chaque jour, que le démon démolit, de ce que j’ai.

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Lionel Belarbi

Tout d’abord, bienvenue à bord de mon bâtiment de guerre, la rubrique des chroniques qui piquent. La température y est tellement haute que je ne peux l’évaluer. Vous êtes invités à me signaler tous délires disproportionnés, même si j’en ferai encore plus face à la critique, car elle m’excite. Je traite et analyse des sujets et thèmes qui me font frémir de délire, j’exerce en toute impunité. Auteur bipolaire à la plume corrosive, poétique, parfois humoristique ou tragique, mais toujours authentique, je me prends toujours au sérieux, ou pas.

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