Mère – Fils – Impairs et manques – Conséquences du viol conjugal

Viol conjugal

Viol Conjugal

1810 Le devoir conjugal est inscrit comme une obligation dans le code pénal napoléonien.

5 septembre 1990 En vertu d’une décision de la Cour de cassation, «la volonté des époux de mettre en commun et de partager tout ce qui a trait à la pudeur n’autorise nullement l’un d’entre eux à imposer à l’autre par violence un acte sexuel s’il n’y consent».

1992 Le viol conjugal fait son entrée dans la loi : la présomption de consentement de l’épouse n’existe que jusqu’à preuve du contraire.

Avril 2006 Le fait d’être en couple, marié ou non, devient une circonstance aggravante, passible de vingt ans de prison, contre quinze pour le viol.

2010 La notion de présomption de consentement disparaît des textes de loi.

Alexandre est né un automne des années 85 ces années où le viol conjugal n’existait pas…

La violence conjugale revêt différentes formes et l’on ne la perçoit pas réellement au début. L’on compose avec ces actes ou plutôt on les excuse par l’alcool, le stress, etc… Jusqu’au jour où comme un volcan, elle entre en éruption.

Alexandre n’aurait pas du venir au monde tant son père souhaitait que j’avorte pour effacer la faute, la preuve de son ignominie alors qu’étrangement, moi je souhaitais cet enfant plus que tout et dès que j’ai appris que j’étais enceinte ce bébé est devenu le mien et uniquement le mien.


Au moment de cette grossesse j’ai déjà 2 enfants, une fille de 4 ans, que j’ai souhaité en choisissant un papa que je saurai présent mais pas omniprésent, ces années un peu folles où l’on faisait un bébé toute seule et puis j’ai culpabilisé en me disant qu’un vrai papa ce serait bien et j’ai lâché prise en tombant amoureuse d’un homme de 13 ans mon ainé, divorcé, déjà papa d’une fille et semblant être un type ‘ bien ‘ j’ai pensé trouver une épaule et j’y ai trouvé des mains.


Nous nous sommes mariés et avons eu notre premier enfant ensemble, un garçon, Paul.
Quelques années, mois ou jours de bonheur, je ne sais plus. Paul est adoré par son père et le restera, le fils adoré.
Cet homme change comme beaucoup, parfois il vous pousse un peu fort, parfois il vous gifle pas trop fort. Jaloux de tout et de tout le monde vous regardez vos pieds pour ne pas regarder ailleurs. Vous perdez un kilo, puis 2 puis 3 et puis vous vous faites vomir. Vous vous cachez que vous avez peur et surtout que vous êtes malheureuse. Et ça on y arrive bien, on arrive bien à sourire.

Puis une nuit vous avez le courage de commencer à dire NON mais chez ces hommes là le NON d’une femme est excitant.
Puis des nausées matinales, du retard et là vous comprenez !
Mais comme je le disais plus haut dès que j’ai senti qu’il était là il fut mon enfant chéri, un déni total du géniteur. Il vient au monde blond aux yeux bleus comme sa mère mais très vite, son corps se couvre d’exéma et commence l’asthme et les allergies se développent au fur et à mesure qu’il grandit son corps réagit au rejet qu’il a ressenti de son père in-utéro et après sa naissance.

Dès tout petit il ne me quitte pas, son sourire est mon sourire, son regard est mon regard, son caractère est mon caractère et son géniteur me dira ‘ Il te ressemble trop pour que je l’aime’

J’ai réussi à le débarrasser de son exéma avec l’aide d’un magnétiseur, l’asthme s’est atténué aussi.
Ils sont mignons tous les trois et je ne vis que pour eux sans penser à moi, Nine, ma grande n’a d’yeux que pour Alexandre et réciproquement. Paul lui reste distant avec moi préférant l’adoration de son père, nous n’avons jamais été proches et ne le serons jamais.

Pourriture avec moi il n’a jamais été violent avec les enfants sinon il ne serait plus là !

La violence est de plus en plus présente car l’alcool lui aussi est de plus en plus présent, certaines personnes s’en rendent compte mais se taisent… Il retire la chaise lorsque je suis sur le point de m’asseoir, il gifle, il viole,  il pousse contre un mur ou une porte.
Il est populaire, entraineur d’une équipe de foot, pensez donc…


Moi, je suis une jolie femme blonde forcément salope dans les esprits étriqués.
Je n’ai qu’un seul ami dont il n’est pas jaloux car de physique très ingrat mais il le craint car capitaine des pompiers et c’est lui que j’appelle au secours lorsqu’il est allé trop loin mais pour ne pas faire de bruit je me sers du minitel en écrivant juste SOS. Mon ami me dira souvent ‘ Il faut que tu partes un jour je vais te ramasser sur une civière et je n’y tiens pas du tout’


Partir………. Un rêve……… J’habite en campagne……..
Le monstre a su aussi mettre mes parents dans sa poche, ils sont très forts ces ordures.
Et mes parents sont très occupés dans leurs vies de divorcés…

Alors je tiens, jusqu’au soir de l’éruption où la lave de la haine s’écoule comme mon sang. Un soir où il rentre encore plus ivre que d’habitude et en voyant son regard je comprends de suite que ce sera lui ou moi.
J’ai juste le temps de mettre mes 3 enfants dans la même chambre. Nine qui n’a que 8 ans en fait encore des cauchemars à 40 ans et se revoit rassurant ses petits frères.
Rouée de coups de pieds et coups de poings, trainée par les cheveux dans les escaliers, m’étranglant pour me maintenir il sort un révolver et le pose sur ma tempe…..


Un bruit de vitre que l’on casse, je ne dois mon salut qu’à une personne ayant entendu mes hurlements brisant la vitre de la porte ce qui eut pour effet de le surprendre et de lui faire lâcher prise me permettant  à moi de sortir en courant. J’entends des coups de feu il tire par une fenêtre. Courir vite, courir jusqu’à la gendarmerie et sonner sonner sonner… Enfin on m’ouvre !

Je parle de suite de mes enfants, du revolver, de ma peur et des gendarmes se rendent chez moi et moi je reste là face à un gendarme que je connais bien et je refuse de voir un médecin comme je refuserai de déposer plainte, comme tant d’autres… Ils trouveront chez moi de nombreuses armes à feu, je ne savais même pas qu’il en possédait une.

Dès qu’il arrive à la gendarmerie entre deux gendarmes je demande à rentrer chez moi, je veux rentrer vite retrouver mes enfants.
Les 3 sont les uns contre les autres dans le lit de ma fille où je les ai laissés, Alexandre et Paul dorment, Nine tremble et me regarde effrayée mais heureuse de revoir sa mère.


J’appelle mes grands parents et leur demande de venir chercher mes enfants, je fais très vite leur valise et 1h30 plus tard ils seront dans la voiture en sécurité avant que le monstre soit de nouveau libre.
Quant à moi, je reste, je l’attends !
J’ose me regarder dans un miroir et ce que je vois est le résultat d’une violence incroyable déployée sur une femme de 50 kg par un homme de 110 kg……….

Les marques d’étranglement sur le cou, les bleus au visage, mes cheveux restent dans mes mains.

Pourquoi ne pas déposer plainte ? Non pourquoi déposer plainte est la bonne question vous comprendrez pourquoi plus loin !

Il rentre doux comme un agneau, penaud presque peiné, enfin on pourrait y croire…
Je ne donne pas d’explications sur l’absence des enfants et il n’en demande pas, je ne dis pas un mot et je pars exhiber mes blessures au bar qu’il fréquente tenu par mon ami pompier.
Seule devant mon café j’entends chuchoter, j’écoute, je scrute. Mon regard est une arme chargée. Personne ne s’approche de moi hormis un jeune homme parisien que je connais que de vue. Il se penche vers moi me demandant ce qui m’est arrivé et je réponds : une porte !


Il comprend et me tend une carte de visite en me disant que si j’ai besoin de quoique ce soit y compris un refuge il sera là alors je la prends, lui prend sa voiture et quitte le village.
Mon cerveau à ce moment est un ordinateur il enregistre les données, les analyse et en fait une synthèse très rapidement.

Tout le village est avec lui s’il a frappé sa femme il devait avoir une bonne raison : mon analyse qui se révèlera juste !
La gare est à 30 km je n’ai pas mon permis et pourtant je dois partir.
Je suis dépendante, je ne travaille pas, je n’ai pas d’argent et pourtant je dois partir.
Mes parents répondent ‘absents’ question d’habitude et pourtant je dois partir.
Et soudain je deviens drastique !


Depuis le bar j’appelle une vieille amie habitant Lyon et je lui dis que je viens mais que je ne viens pas, elle ne cherche pas à comprendre et me répond OK !
Je rentre, le monstre dort, je prépare quelques affaires et le réveille d’un coup de pied dans le lit, l’adrénaline est toujours là, je n’ai pas peur.
– Tu m’emmènes chez mes grands parents MAINTENANT !

1h30 de trajet sans un mot puis arrivée je claque la portière et lui dis ‘dégage’ il s’exécute. Remarquez comme ils sont cons ces enfoirés juste après mais profitez cela ne dure pas…

Mes enfants me sautent dans les bras, mes grands parents sont encore sous le choc de mon visage tuméfié. Je me fais une place pour dormir un peu Alexandre dans mes bras dans ce tout petit T2 qu’ils ont déjà aménagé pour installer tous les petits.
A mon réveil je parle avec mon grand père, il comprend et adhère à tout ce que je lui dis.


Dans un premier temps, je dois disparaître, qu’il ne sache pas où je suis, un boulot un appart et je reviens chercher mes enfants chez eux.
Le lendemain alors que le monstre a tenté de me joindre toute la nuit par téléphone, je l’appelle pour lui dire que je pars chez S à Lyon me reposer que les enfants ont besoin du calme chez mes grands parents. Il exige un numéro de téléphone pour que S lui confirme, je le lui donne, S confirme. Il exige que je l’appelle arrivée à la gare, je confirme.
Mon grand père me dépose à la gare après des câlins de séparation avec mes enfants où je cache mes larmes.


J’appellerai le monstre  3 heures plus tard pour lui dire que je suis bien arrivée gare de Lyon !
Mais ce n’est pas celle qu’il imagine.
On m’a donné une carte je la joue.
Nouvelle vie !!!!!!!

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Diane [Auteur]

Diane [Auteur]

De formation, je suis psychanalyste Reichienne ce dont je suis fière : Reich, bien loin de ceux qui ont appauvri l'humain dans toutes ses dimensions ! J'ai suivi les cours de Jacques Lesage de la Haye Personnage haut en couleur connu pour ses manifestes contre la psychiatrie.

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