Maltraitances sur Enfant – Acte I

L’enfant et son bourreau

maltraitances sur enfant

Un monde virtuel créé de toutes pièces par l’esprit d’un enfant, pour oublier son bourreau, sa mère. Ce môme c’est moi. Je suis Lionel Belarbi, auteur de nouvelles, de poésies, de témoignages et de rêves.

Âgé de huit hivers, je me suis rendu à l’évidence ; ma génitrice est folle et je subis sa médiocrité humaine en continu. Je me rappelle ce temps où j’essuyais des coups de balai dans la tête plusieurs fois par semaine.

L’ultra-violence orchestrée ! Une musique agressive pour étouffer mes cris de douleur. Je hurlais à la mort quand les coups pleuvaient telles des cordes d’acier sur mon dos. 

Le premier traumatisme maternel est toujours présent à mon esprit. Un jour de Mardi gras où ma mère m’apprenait à cuisiner des crêpes au goût de sang. En désirant faire de mon mieux, j’ai eu l’indélicatesse, et sans le vouloir, de faire couler de la pâte sur la moquette aux couleurs de l’espoir. La correction fut terrible, mon bourreau haineux, comme une chienne enragée m’a mordu le bras gauche jusqu’à l’os. 

Le deuxième traumatisme maternel, encore plus intense, a bien failli me tuer. Pour m’apprendre l’heure, ma mère n’a rien trouvé de plus violent. Ce monstre m’a attaché les mains et les pieds pour me fouetter avec un martinet en cuir, et ce, jusqu’à l’obtention complète de mon certificat d’apprentissage de l’heure romaine. 

Le troisième traumatisme ? Dormir dans la cage d’escalier en hiver quand ma mère me dégageait de l’appartement. 

Le quatrième traumatisme, être réveillé à coups de balai en pleine nuit, car j’avais certainement fait une grave bêtise qui méritait une telle correction. Ne pas avoir rangé mes jouets par exemple. 

Le cinquième traumatisme fut le sommeil forcé la nuit avec un sédatif pour enfant, j’ai nommé le sirop NOPRON. J’en raffolais, car il avait un doux goût sucré, et mon bourreau adorait tripler les doses.

Dernier et sixième traumatisme, la perte à mes 14 ans de la femme que j’aimais le plus. Je rentrais de l’école afin de déjeuner à la maison, pour y découvrir ma mère, enfin allongée et sans vie, sur la moquette aux couleurs de l’espoir.

 Merci mère ! merci mère, pour votre disparition…

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Lionel Belarbi

Sur ce blog je traite et analyse des sujets d’actualités qui me font frémir de délire, sans avoir un avis journalistiques ou autres, j’exerce en toute impunité.Écrivain bipolaire à la plume corrosive, poétique, parfois humoristique ou tragique, mais toujours authentique.Merci de me signaler les photes d'orthographes, elles sont nombreuses et je m'en excuses par avance.

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Manue

Je sers virtuellement dans mes bras l’enfant de huit hivers que tu étais
Mais aussi l’adulte que tu es devenu