Ma campagne présidentielle 4 : abolition de la transmission des grosses fortunes

Proposition n°4 : abolition de la transmission des grosses fortunes.
Ma campagne présidentielle

Proposition n°4 : abolition de la transmission des grosses fortunes.

Je sais, cette idée de bolchevique va faire fuir les capitaux, les grosses fortunes ; pour la contrer, on va faire peur aux petits épargnants, et ressortir le spectre de la « dictature du prolétariat »… Que nenni, il ne s’agit pas de cela, ou pas vraiment. Il s’agit de contrer une dictature réelle, et de limiter le capital de donation à, disons… Un million d’euros… Car je suis de bonne humeur aujourd’hui.

Une dictature déjà en place.

Dans leur livre « notre vie chez les  riches » _ mémoires d’un couple de sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot (Zones) décrivent cette grosse bourgeoisie qui se maintient en caste, qui organise ses bals, ses rallyes et chasses à courre… Et qui surtout possède la France : « À l’échelle de la planète, ce sont les plus riches qui contribuent le plus au réchauffement climatique : ces 10 % sont à l’origine, entre 1990-2015, de 52 % des émissions de CO2 cumulées, contre 7 % pour les 50 % les plus pauvres.

Le « budget carbone » global calculé pour limiter le réchauffement climatique sera épuisé en 2030. En France, les inégalités sont moins marquées, mais les 10 % les plus riches n’en demeurent pas moins responsables de plus de 25 % des émissions cumulées de CO2, entre 1990-2015, soit presque autant que la moitié la plus pauvre de la population française.

Le servage ; l’esclavage, le colonialisme ont bien été abolis. Aujourd’hui, en finir avec le capitalisme s’impose avec urgence. C’est dans une perspective postcapitaliste que doivent s’inscrire les luttes à la fois écologiques et sociales contre le dérèglement climatique. »

La messe est dite ; il faut arrêter le jeu de massacre.

Confier la reprise des entreprises à des comités de gestion !

En effet, il s’agit de reprendre les idées autogestionnaires. Le développement doit être démocratique, humaniste et vertueux ! On a que faire des héritiers élevés à la pépite d’or.  Ils se moquent de nous et de la terre entière, alors, oui, osons le dire haut et fort ça suffit. Quand le patron casse sa pipe, c’est à la société de reprendre son bien, son bien à elle. L’entreprise existe par le travail, les lois, la consommation… Bref par la société, pas la propriété privée.

Allons- y doucement, il ne s’agit pas de tout casser, et de créer un diktat communiste. Pour être bref, une grosse entreprise ne s’hérite pas.

Ils vont fuir… Tant pis pour eux.

Les grosses fortunes ont le pouvoir.

Oui, et nous allons même voter pour faire perdurer notre domination. Dans le même ouvrage, les auteurs décrivent Macron 1 ainsi : « Dès son arrivée au sommet du pouvoir, Emmanuel Macron, ex-banquier de chez Rothschild, a multiplié les cadeaux fiscaux en faveur des plus riches, dont la suppression de l’ISF, la création d’un impôt forfaitaire sur les revenus du capital, les baisses de cotisations pour les propriétaires des entreprises et la pérennisation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) et du pacte de responsabilité… Les perdants sont les pauvres, les chômeurs et les retraités.

… Emmanuel Macron est bien le président des ultra-riches ».

Les jeux sont faits. L’extrême droite et la girouette ont préparé le terrain. La gauche s’est organisée pour perdre… Et l’emmerdeur présidentiel sort en héros contre le virus, le chômage, l’inflation et les méchants étrangers…

Donc, rien à attendre des élections…

Proposition.

Décrétons par la douceur, ou non, que les grosses entreprises existent certes par une initiative privée, mais aussi par un accord sociétal. Aussi, cet accord ne peut être reconduit par héritage. Le travail, les lois, les règles du marché, l’accès à la vente sur le territoire sont non transmissibles.

Pourquoi se soumettre à cette caste ?

Qu’ils s’amusent dans leurs bals et leurs repas … Qu’ils se reproduisent entre eux… Qu’ils possèdent les bonnes manières… Aucun souci… Mais la Terre et les humains ne peuvent pas être possédés.

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David Lerenard

Une vie de travail et une vie de nomade, environ trente emplois et autant de lieux d'habitation dans toute la France, des rencontres multiples et intenses. Sociologue, Directeur d'action sociale auprès de demandeurs d'asile, de jeunes en rupture sociale, de personnes handicapées et de différents services d'aide à la personne, l'auteur n'a cessé de fouiller les aventures humaines dans un seul souci, nourrir la confiance en soi de chaque âme en errance. Finalement heureux de se définir en clown aux bulles de savon, il cultive les lumières fugitives.

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