Ma campagne présidentielle 3 : Création d’un ministère de l’épanouissement de l’enfant

Ma campagne présidentielle 3
Ma campagne présidentielle 3

Ma campagne présidentielle 3 : Création d’un ministère de l’épanouissement de l’enfant

Création d’un ministère de l’épanouissement de l’enfant, en remplacement des ministères de l’éducation nationale et services de dédiés à l’enfant (soin, cohésion sociale, protection …)

L’enfance saucissonnée

Nous passons de réformes en réformes de l’éducation nationale, sans savoir, par exemple, le bon dosage de connaissances en mathématiques ou en histoire ; ces réformes coûtent des fortunes et énormément d’énergie pour la société entière (enfants, parents, enseignants…). Pire que cette incapacité à déterminer « le programme idéal », nous déployons également une énergie colossale dans des mesures d’adaptation pour les enfants issus des quartiers dits prioritaires et pour les enfants en situation de handicap

Non seulement, nous constatons la réussite tout à fait relative des efforts, nous prenons conscience des insuffisances. Nous n’éduquons pas assez le corps et l’âme, nous ne répondons pas aux besoins plus spécifiques tels que les ruptures sociales, les migrations, les handicaps, alors pour répondre à tout l’Etat finance des établissements sociaux, des établissement médico-sociaux, des établissements socio-culturels, des établissements culturels, des établissements sportifs, des établissements professionnels… Et j’en oublie.

Ainsi, un enfant n’est plus un enfant, mais un enfant issu d’un milieu, d’une situation, un enfant qui dépend de l’éducation nationale, de l’éducation populaire ou de l’éducation spécialisée, de l’éducation professionnelle…

On s’étonne ensuite que les inégalités se perpétuent ou se développent, à vouloir l’égalité, nous prônons finalement l’enfant type : le garçon blanc, sportif, discipliné, intelligent, de milieu culturel favorisé. Celui qui s’adapte le mieux à la matrice générale.

Encore une réforme de l’éducation nationale ?

La suppression de l’éducation nationale.

Oui et non, car il ne s’agit plus de réformer ce concept obsolète « l’éducation nationale » mais de fusionner toutes les éducations. D’ailleurs, le titre est déjà une erreur importante, nous aurions dû parler depuis toujours d’enseignement national. Les profs sont des enseignants, pas des éducateurs. Dans cette proposition, il s’agit de resituer l’enseignement en élément parmi d’autres de l’éveil des enfants et des adolescents. L’apprentissage des différentes matières « générales » reste essentiel, mais absolument pas unique. Il faut sortir du « système bancaire _ basé sur l’hypothèse que mémoriser l’information et la régurgiter revenait à gagner des connaissances qui pouvaient être stockées et réutilisées plus tard » (Bell Hooks).

L’enseignement prend sens dans l’exercice, la pratique, la « trituration », le partage. De plus, pour tous l’intelligence se développe par des « respirations » entre les apports, les temps d’assimilation personnels, la détente. Ainsi, la première idée de la proposition est d’intégrer l’enseignement (ex éducation nationale dans un ministère plus audacieux.

Une réforme réalisée démocratiquement.

Dans tous les territoires, il existe des ressources pour éduquer : centres sociaux, centres sportifs, établissements divers, écoles, centre d’apprentissage, conservatoires. Il devient donc nécessaire de revisiter cet ensemble avec l’idée de concourir aux mêmes objectifs. Secteur par secteur, il faut alors que les parents, les différents professionnels, les bénévoles et les jeunes se projettent dans des accompagnements personnalisés, avec des temps communs, des temps personnels, des apports techniques, ludiques, culturels…

Toutes les réformes viennent du haut, celle-ci doit venir du besoin de l’enfant. Dimitri a besoin de travailler sa confiance en lui, Salima veut être comédienne, et Jason, qui ne peut pas parler, veut découvrir la musique…

On peut déterminer sur des périodes précises un minimum d’acquisitions nécessaires, mais il faut oublier le programme annuel.

Un projet sans matière « leader ».

Un enfant épanoui est un enfant heureux, donc accepté comme il est et qui peut découvrir des trésors insoupçonnés. La relaxation, l’empathie, la « planétologie » (définie par Enki Bilal comme la défense de la planète entière), la discussion, la méthodologie de projet, toutes les créations… Tout est essentiel.

Il n’existe pas d’enfant modèle, juste des êtres en devenir, et riches de leur curiosité.

Au service de l’enfant.

Les frontières tombent. Il n’y a plus de systèmes inclusifs, ou d’intégration. Il n’y a plus qu’un système, une volonté : l’éducation de tous. Évidemment, les accompagnements spécialisés demeurent quand ils sont nécessaires, mais plus rien n’est dans le principe de l’exclusivité. On peut organiser une activité « musique » avec des enfants très différents…

Il faut faire confiance aux habitants, aux enfants, aux professionnels de tout genre. Il faudra du temps, beaucoup de temps, les vieux réflexes ne tomberont pas en un jour.

L’organisation doit être confiée à des comités locaux réunissant les familles, les professionnels et les administrations, avec une parité dans le pouvoir décisionnaire.

Cette proposition n’est absolument pas égalitaire, l’enfant en campagne, et l’enfant en ville n’auront pas les mêmes opportunités, ils ont le même droit au bonheur. Pour l’un, il aura la richesse de la nature à portée de main, pour l’autre, il aura les salles de spectacles à proximité.

Il n’y a pas un mieux ou un moins bien, mais des différences, donc des richesses.

Et à la sortie ?

Des êtres intelligents, humains, bien dans leurs baskets… Hors classements. Chacun choisira  ses voies. C’est certain, nous ne fabriquerons pas des êtres « machinisés ». Mais des citoyens. C’est dangereux, c’est justement tout l’intérêt.

Je suis très conscient que cette proposition est insuffisamment élaborée, c’est très volontaire. Je veux seulement ouvrir une piste de réflexion : pour éduquer, imaginons ce voyage de l’enfance à l’adulte, de la question à l’accomplissement.

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David Lerenard

Une vie de travail et une vie de nomade, environ trente emplois et autant de lieux d'habitation dans toute la France, des rencontres multiples et intenses. Sociologue, Directeur d'action sociale auprès de demandeurs d'asile, de jeunes en rupture sociale, de personnes handicapées et de différents services d'aide à la personne, l'auteur n'a cessé de fouiller les aventures humaines dans un seul souci, nourrir la confiance en soi de chaque âme en errance. Finalement heureux de se définir en clown aux bulles de savon, il cultive les lumières fugitives.

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