Ma campagne présidentielle 9 : L’humain d’abord !

Ma campagne présidentielle 9 : L’humain d’abord !
Ma campagne présidentielle 9 : L’humain d’abord !

Ma campagne présidentielle

Proposition n° 9 : L’humain d’abord !

Une action sociale au service de l’humain pas du système :

La droite, l’extrême droite, et le président emmerdeur se chamaillent sur l’initiative la plus stupide à faire à propos du RSA. Ils approchent le concept d’aide sociale dans la rapport de donnant-donnant. Le message est « pas d’argent pour les planqués ». ils poursuivent, en fait, le dénigrement du « cas social ». Celui qui est aidé est coupable de son inaptitude sociale. S’il s’agit d’un handicap visible, on tolère, mais si l’inaptitude est psychique, psychologique, culturelle, on le supporte pas longtemps. La chasse aux fainéants est ouverte.

Dans son livre « Dans quelle France on vit », Anne Nivat enquête sur le terrain. Elle écoute beaucoup de personnes déclassées, ou des personnes qui voient les bénéficiaires de l’aide sociale et qui ont leur avis.

Résultat : beaucoup d’entre eux chassent le mauvais, votent FN (à l’époque du livre pas encore RN), tous expriment une société d’exclusion où le jeu consiste à désigner le plus « excluable » que soi.

La logique qui domine est de faire primer l’économique sur l’humain… l’action sociale ne serait possible que si elle est méritée.  Il faut satisfaire à certains critères. La détermination des ayants-droits et des non-ayants-droits rend l’action sociale opaque, injuste parfois, et souvent très discutable.

En parallèle, l’organisation compliquée de l’aide sociale crée énormément d’emplois, de services différents, et d’espaces non pourvus car un critère ne colle pas.

Les principes de base de l’aide sociale.

Contrairement à d’autres pays, les USA en particulier, l’Etat est censé apporter une protection à tous. Ce fameux Etat providence est une des particularités française. L’Etat répond aux situations telles que la maladie, le chômage, le handicap, l’accès au logement, l’éducation des enfants, la retraite …

Tout est affaire publique, mais ce bel ensemble a montré ses failles. Malgré toutes cotisations obligatoires, le porte-monnaie est devenu défaillant … percé ! Trou de la sécu, déficit des caisses de chômage, etc.

Parfois le relai est pris par des systèmes privés (mutuelles, assurances..) mais surtout il a fallu limiter les redistributions, et réglementer. Ainsi on tire sur la santé, les retraites, les emplois, on conditionne certaines aides, on réserve aux plus nécessiteux (allocations de rentrée).

Logiquement, on devient suspicieux sur le trop d’aide perçu par certains, et les éventuelles tricheries. On regarde d’un drôle d’œil les étrangers, les « cassociaux ». on découvre des scandales « 15000€ pour une famille étrangère, le voisin qui ne travaille pas et qui gagne mieux que l’ouvrier …

L’avantage de faire compliqué c’est que ceux qui sont montrés du doigt ne peuvent rien dire, et que ceux qui sont confortablement installés au pouvoir peuvent donner des leçons.

Pourtant le principe de solidarité est de permettre à chacun de vivre dignement, dit autrement le principe est de bannir la misère.

Ce qui crée la misère c’est d’abord les salaires, les profits dans tous les domaines commercialisés, les logements trop chers …

Si on refuse de voir l’aide sociale en amortisseur de l’exploitation humaine, on pose soudain le problème sur la gestion des richesses.

L’aide sociale est un instrument de pouvoir, de division des populations, de domination, de maîtrise. La misère n’est pas inéluctable, mais elle permet de tenir le peuple en laisse, et d’identifier les maîtres.

Alors ? …

L’idée est de simplifier. Tout être humain a le droit à un minimum pour être hors de misère. Il faut créer une base pour tous, tout âge. Les critères de mérite ne comptent pas. Ensuite, il faut non seulement des salaires décents, mais il faut également cesser d’enrichir les grosses fortunes.

Rien d’original ? Non, juste l’essentiel, le respect humain est la base de la République.

Les personnes qui ne peuvent pas ou plus travailler seront réintégrées dans notre société, non pas par des menaces, mais par la fraternité.

Refusons les logiques qui nous divisent.

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David Lerenard

Une vie de travail et une vie de nomade, environ trente emplois et autant de lieux d'habitation dans toute la France, des rencontres multiples et intenses. Sociologue, Directeur d'action sociale auprès de demandeurs d'asile, de jeunes en rupture sociale, de personnes handicapées et de différents services d'aide à la personne, l'auteur n'a cessé de fouiller les aventures humaines dans un seul souci, nourrir la confiance en soi de chaque âme en errance. Finalement heureux de se définir en clown aux bulles de savon, il cultive les lumières fugitives.

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