Ma campagne présidentielle 7 : la fin du système présidentiel

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Ma campagne présidentielle 7 : système présidentiel

Déboulonnons le « bon général »

La constitution de 1958, qui a créé la V -ème république a été faite sur mesure pour le général De Gaulle. Les schémas idéologiques se basaient sur des conceptions  assez simples : l’homme providentiel, le père, l’homme.

 De Gaulle était l’homme providentiel, il avait sauvé la France, son héroïsme était incontestable. Personne ne pouvait rivaliser avec cette image d’Epinal.  De plus, il entretenait l’image paternelle. Au sein de sa famille, mais avec tous, sa grandeur physique, son ton, son discours lui conférait ce statut. Enfin, et ce n’est pas un détail, il incarnait, l’homme, père de famille, avec sa gestion familiale, son épouse bien sous-tous-rapports et le droit à ses colères terribles. 

En tout, il correspond à une « autre époque ». Depuis, par bonheur, les femmes et les familles se sont libérées de ce joug machiste. Les idées, le monde de l’entreprise, l’éducation se réalisent sur d’autres modèles, enfin, parfois. L’église s’estompe de notre culture, on réfute la parole du père …

Pourtant la constitution n’est pas changée, pire le système patriarcal perdure.

L’emmerdeur en De Gaulle miniature.

Il se donne l’étoffe du héros, de l’homme providentiel. Il nous sauve de la crise économique, du Covid et maintenant du conflit russo-ukrainien. Il s’autorise ses colères, il emmerde !; il sait pour tout le monde, et quand ça râle un peu, il prend des attitudes aimantes de « bon papa ». 

Le pire, c’est qu’il n’est même pas ridicule, puisqu’il va être réélu… car le système n’a pas changé.

Les élections vont désigner un homme qui « nous protège », un homme omniscient, un homme qui présente bien. Nous devons toujours opter pour un De Gaulle actualisé, mais un exemple, un homme unique, un homme de pouvoir.

Personne ou presque ne s’interroge sur ce mode électif, où nous devrions confier les clés du pays (clés nucléaires comprises) à un seul héros national.

Tous les partis reproduisent ce schéma patriarcal : Jadot, Mélenchon, Zemmour rivalisent…

Les candidates sont remisées, elles n’ont pas la « stature »… et se font trahir par les hommes de leurs équipes.

 Les élections présidentielles : une ineptie historique.

Rappelez-vous, De Gaulle est sorti car il fallait bien « tuer » le père. Malgré cela, Mitterrand a tenu le coup dans son manteau de papa mystérieux et bien dominateur,  Chirac a enfoncé le clou du paternalisme, et les autres ont été critiqués car trop petits, trop mous, pas assez de stature présidentielle.

Nous sommes au 21 -ème siècle, ou logiquement nous avons accès à d’autres paroles que celle du père, nous sommes les champions de l’individualisme de la construction personnelle, et le système électoral persiste à prôner la parole unique et le pouvoir total.

Il est temps de déboulonner ces conceptions, il est temps de ranger nos politiciens au musée.

Révolutionnons enfin nos modèles …

Proposition n° 7 :

Regardez le système électoral des municipalités. Il s’agit de listes, de programmes. La liste qui a le plus de voix l’emporte, désigne le maire ; les oppositions ramassent les miettes, mais sont présentes.

Résultat, c’est une équipe qui est en place, qui peut même changer de patron en route. C’est un programme qui est évaluable et éventuellement critiqué par les opposants présents.

Tous les membres de l’équipe sont élus, légitimes et non désignés par dieu le père qui a tous les pouvoirs.

Pourquoi ne pas appliquer la même logique au niveau du pilotage gouvernemental ?

On peut également introduire la parité hommes/ femmes … à voir.

L’essentiel est d’échapper au modèle patriarcal qui nous infantilise.

Pour le reste de la constitution … à réfléchir.

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David Lerenard

Une vie de travail et une vie de nomade, environ trente emplois et autant de lieux d'habitation dans toute la France, des rencontres multiples et intenses. Sociologue, Directeur d'action sociale auprès de demandeurs d'asile, de jeunes en rupture sociale, de personnes handicapées et de différents services d'aide à la personne, l'auteur n'a cessé de fouiller les aventures humaines dans un seul souci, nourrir la confiance en soi de chaque âme en errance. Finalement heureux de se définir en clown aux bulles de savon, il cultive les lumières fugitives.

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