L’influence : le nouveau trafic international

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Ce matin, une petite info, sans conséquence. Sur Tik Tok, un « fake », bien fait avec journaliste attractive et musique appropriée déclare que les bombardements chimiques en Syrie sont de « fakes » américains, pour justifier les interventions. La télé française nous informe, elle, que le message est financé par le Kremlin…

On donne cela, en passant, et rapidement, le téléviseur se préoccupe de la météo.

Et je reste pensif, avec mes Questions : vérité ? Influence ? Pourquoi, ?

Le développement du « fake ».

Régulièrement, on vous démontre que telle info est un fake. Parfois, c’est amusant. Le plus petit oiseau du monde est faux, mais il revient sans cesse, idem pour la photo du couple trouvée hier sur le parking du supermarché, ou encore ces acteurs qui surprennent, mais à qui on a dérobé le visage. D’autres fois, c’est malsain, la première ministre de Nouvelle-Zélande en pleine drogue partie, les fausses manifestations, les armes de destruction massives de Saddam Hussein ….

Le pire dossier est évidemment « la covid », si vous pensez une chose, vous trouverez l’info qui le confirme.

Nous savons tous, qu’il existe de fausses infos, mais le problème est de savoir qui ment, et quand le mensonge devient mensonge. L’ « anecdote » des masques est à ce titre remarquable.

Résultat, on ne sait pas, il ne nous reste plus qu’à croire.

La croyance, ou la foi est le carburant des systèmes. Tel parti va vous faire croire que les migrants créent notre perte, un autre que le bon temps, c’était Pétain, un autre qu’une fois au pouvoir nous serons tous augmentés… Etc.

On croit ou pas au réchauffement climatique, on croit ou pas aux dangers du vaccin… Tout se transforme en croyances, et je ne vais pas sur le terrain des complotistes.

L’information n’est pas la recherche de l’objectivité, mais la conquête de l’influence. Pour contredire un opposant, il suffit de s’en moquer… De bonne-foi !

L’influence vers quoi ?

Le métier d’influenceur se développe. On ne vous demande pas de penser, mais de vous laisser bercer. On influence pour vendre, pour voter, pour changer vos comportements. Il existe maintenant des personnes éclairées qui partagent leurs lumières. On compte, on vend, on paie en millions de vues, abonnés…Etc.

Soudainement, un individu « communicant » pèse dans l’opinion général . On en vient à ne pas s’intéresser à une quelconque vérité, à ses propres avis, à ses propres goûts. Choisissez juste dans quels troupeaux, vous voulez aller.

On pèse nos pensées, on sonde, on définit le « français », le jeune, le vieux, les femmes de plus de cinquante ans. et on influence.

Dans les synonymes de « influencer » on trouve « endoctriner », « cathéchiser », « gouverner » ….

Mais où sont les libres-penseurs ?

J’ai baigné lors de mon enfance dans ce que l’on appelle « l’éducation populaire », dit autrement mon instruction était basé sur le comprendre en premier, apprendre pour servir la compréhension. Une conséquence, j’étais fort en maths, car il n’ y a jamais rien à apprendre, je passais mon temps à reconstruire les cours, les films, les débats.

La plus grosse conséquence est que je n’écris pas pour le nombre, mais pour la réflexion. J’espère ne jamais vous influencer, mon espoir est de vous aider à réfléchir. Bien sûr, parfois, j’affirme, je m’oppose fermement aux pratiques agressives envers l’humain : racisme, homophobie, violence…

C’est mon expression, pas un slogan.

Je sais la contradiction d’écrire dans ce journal avec mes trois millions de lecteurs…

J’aime faire ce rappel :

« Jung souligne qu’un individu sera toujours « plus mauvais » dans un environnement collectif puisque celui-ci efface toute responsabilité morale issue des éléments individuels. « Plus un corps social est petit, plus est garantie l’individualité de ses membres ». (Jung Dialectique du Moi et de l’inconscient) »

Je pense qu’il nous faut développer l’individualisme dans le sens « Indépendance d’esprit, absence de conformisme. » (Petit Robert)

Accepter d’être seul, c’est en fait un humanisme. L’autre est comme moi, il est même, et mon empathie devient générale.

D’ailleurs, la chanson le dit très bien.

« Dégroupons-nous et demain l’international sera le genre humain ! »

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David Lerenard

Une vie de travail et une vie de nomade, environ trente emplois et autant de lieux d'habitation dans toute la France, des rencontres multiples et intenses. Sociologue, Directeur d'action sociale auprès de demandeurs d'asile, de jeunes en rupture sociale, de personnes handicapées et de différents services d'aide à la personne, l'auteur n'a cessé de fouiller les aventures humaines dans un seul souci, nourrir la confiance en soi de chaque âme en errance. Finalement heureux de se définir en clown aux bulles de savon, il cultive les lumières fugitives.

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