Les petits bonheurs… Le plus bel espoir pour un monde meilleur !

Les petits bonheurs… Le plus bel espoir pour un monde meilleur !
Les petits bonheurs… Le plus bel espoir pour un monde meilleur !

Les petits bonheurs… Comment parler de ce compte vraiment ?

Le monde est foutu, nous devons tous nous réveiller, nous bouger et transformer le monde… Debout les damnés de la Terre !

Et Zut, interdit d’être debout… Alors laissez-moi encore rêver….

Je vais vous parler de mon réveillon de nouvel an, je dirais presque de ma crèche de nouvel an…

Vous avez de la paille dans les cheveux…

Tout était calé : le premier rendez-vous, la réservation dans un resto classe, l’horaire…

Tout va bien, sauf que le monde moderne déconne, et que le resto réservé… est fermé. Le site de réservation a des failles… Alors tels Joseph et Marie, nous trouvons refuge dans un modeste, très modeste resto chinois. Un resto chinois qui n’a plus de riz, mais qui a du couscous, et aussi un jeune ivrogne qui chante du France Gall, plus faux que ma chorale de chiens. Mais nous sommes accueillis, nous mangeons, et à défaut de repas délicieux, le temps est succulent.

Nous ne faisons pas attention, la serveuse disparaît… Le monde est libre autour de nous, avec nous. Il y a quelques clients, une musique qui n’est pas la nôtre, une télé avec ses vedettes. La serveuse revient, elle a de la paille dans les cheveux, et sur le pantalon. Elle a été voir sa brebis pour l’aider à mettre bas.

Je me dis alors que je vis le réveillon le plus extraordinaire de ma vie.

Pourquoi je vous raconte ça… Car en fait, je veux vous parler de l’essentiel, ce qui est essentiel pour chacun.

Un autre récit…

Avez-vous remarqué que le monde est peuplé de personnes qui savent l’Histoire pour vous, par exemple, en pleine période électorale, c’est un concours de savoirs et de leçons pour vous indiquer la voie du bonheur, de la raison.

Chacun y va de son baratin pour chasser les perturbateurs hors de France, ou pour reprendre le pays en main et éliminer les usurpateurs…

Il est possible que parfois vous doutiez, que plus rien ne vous semble crédible.

Il est possible que parfois, vous vous sentiez coupables, accusés… Il y a tant de choses que vous devriez faire pour sauver le monde.

Il est possible, que parfois, vous en ayez marre de tout et de tous, et que finalement vous n’ayez qu’une envie : celle de vous isoler du reste du monde…

Et bien… Non, je ne vais pas vous dire quoi faire !

J’ai lu récemment le bouquin de Cyril Dion « le petit manuel de résistance contemporaine ». (récits et stratégies pour transformer le monde) Essai Babel. L’auteur était pote avec pierre Rhabi, le tenant de la théorie du colibri, vous savez cet oiseau minuscule qui dit « au moins, j’ai fait ce que j’ai pu ».

Cyril Dion fait un état du monde catastrophique, c’est vrai, et pas nouveau. C’est après qu’il devient novateur, à l’inverse de Erwann Menthéour, (Un vert au tableau noir… · NOVEMBRE 30, 2021) que j’avais précédemment épinglé dans un article, il ne donne pas de consignes, au contraire, il partage le ras-le-bol de ces nouveaux diktats.

Trier ses déchets, prendre moins l’avion, pisser sous la douche… Bien, mais insuffisant et surtout oppressant.

L’auteur parle de nouveaux récits. Il s’agit alors de partager de nouvelles histoires, des belles histoires, sans culpabilité, sans ordre, sur la base du plaisir.

Je vous invite à découvrir le bouquin, mais je vous propose de poursuivre cette idée « pour une nouvelle histoire ».

Rester les mêmes et changer…

Dans mon article précédent, je vous ai présenté Tatiana Mukanire Bandalire. Femme zaïroise qui relève la tête dans un climat de destruction massive de l’humanité, elle dit : « Mais c’est cette douleur qui m’ appris à me battre et m’a transformée en une personne plus forte et meilleure. J’ai dès lors décidé de te faire face ; tu sais que je me suis déjà battue pour récupérer ma fierté et ma force. »

Elle s’investit auprès de ses sœurs et de ses frères, dans la culture dans l’élevage. Avec, ce qu’elle est, avec ce qu’elle a, elle reprend l’envie de vivre et elle fait son « truc ».

Évidemment, c’est la théorie du colibri.

Mais je voudrais ajouter mon petit truc : notre devoir, c’est juste d’être heureux.

Je reviens au réveillon de pauvre… C’est une petite histoire de bonheur. Et le bonheur, n’a rien à voir avec le fric.

Je pense qu’il nous faut tous envoyer péter sur les roses, tous les leaders, toutes les stars et vedettes ; et se faire confiance en soi.

Racontez-vous que vous êtes la vedette de votre vie. Allez chanter, dessiner, vous amuser dans les choses les plus simples.

L’idée est d’être les plus authentiques possibles, et de ce fait de donner aux autres, aux enfants par exemple que le bonheur ne se trouve pas sur la console de jeu.

L’idée, c’est de consommer moins, de préférer la réparation, le recyclage et d’envoyer les marchands de bonheur s’étouffer avec leur production.

L’idée est qu’en donnant du temps aux autres, on se retrouve soi-même et on retrouve son humanité.

Cela suffirait pour changer le monde ?

Non, bien sûr… L’agression des puissants, la tentation de l’avoir, la peur des autres ne peuvent disparaître par enchantement. Il faudra, et il faut sans doute agir avec détermination. Il faut des bateaux pour sauver des vies en méditerranée, il faut des militants durs pour occuper des ZAD, il faut des fous pour bloquer les agressions.

Oui, car si nous ne formons pas le récit heureux, aucune action n’a de sens, pourquoi sauver nos vies, pourquoi aimer nos enfants…

Il est urgent, primordial et essentiel de renouer l’homme au plaisir d’être humain.

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David Lerenard

Une vie de travail et une vie de nomade, environ trente emplois et autant de lieux d'habitation dans toute la France, des rencontres multiples et intenses. Sociologue, Directeur d'action sociale auprès de demandeurs d'asile, de jeunes en rupture sociale, de personnes handicapées et de différents services d'aide à la personne, l'auteur n'a cessé de fouiller les aventures humaines dans un seul souci, nourrir la confiance en soi de chaque âme en errance. Finalement heureux de se définir en clown aux bulles de savon, il cultive les lumières fugitives.

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