Témoignage : Le syndrome de Diogène et une vie très précaire

syndrome de Diogène

Définition du syndrome de Diogène

Trouble psychique étudié par Allison N. Clark, gériatre dans les années 70, pour qualifier un trouble du comportement amenant à des conditions de vie extrêmement négligées, pire, insalubres. Ce trouble se caractérise par une forme extrême d’accumulation de déchets ou autres de façon compulsive, un isolement social et un déni de l’état mental dégradé. une personnalité morbide et le refus total d’aides et d’assistances, voire même de soin psychiatrique. A ne pas confondre avec la syllogomanie (accumulation compulsive d’objet en tout genre allant parfois même à l’accumulation de détritus). Cette expression provient du philosophe grec Diogène de Sinope du ive siècle av. J.-C. , qui est un acteur principal du cynisme, il est en quelque sorte un élève d’Antisthène.

Le syndrome de Diogène, la psychiatrie ou la rue

Le processus du syndrome de Diogène, il commence par la douleur, puis on termine à la rue pour enfin avoir un lit en psychiatrie. Depuis 11 ans mes hospitalisations n’étaient pas toutes justifiées. J’ai profité du système comme un gros porc et manipulé les psychiatres pour me faire interner au chaud. Je simulais des dépressions majeures aux urgences psychiatriques pour ne pas dormir dehors en plein hiver. Un psychiatre le savait très bien, mais il m’a tout de même protégé.


Je n’ai pas honte de ce que j’ai fait, j’avais froid et faim. J’ai quand même eu de la chance, j’ai évité le pire; mon suicide, mon schéma de mort. De toutes façons la rue m’aurait tué sans mal, j’ai une peur noire de me retrouver dehors. Je l’ai vécu plusieurs jours c’est horrible et très anxiogène.

Les préliminaires sérieux terminés, passons au développement. J’ai travaillé 36 ans en 36 ans de vie. La recette pour un bon Burn-out ? Le cumule des emplois pour gagner plus. « Connard… » Je me suis donc ruiné la santé bien que je gagnais très bien ma vie avec 3000€ par mois et 3000€ de découvert autorisé. En bref, je ne manquais de rien .

J’exclus les autres pays de ma pensée, je ne les connais pas, mais en France, le gouvernement pousse le «français moyen» à travailler plus pour gagner plus sans pour autant consommer plus. La vie devient de plus en plus chère et abrasive. Avec ce processus Français, j’ai subi trois Burn-out consécutifs et je me suis fait hospitalisé en HDT (à l’époque).

Le syndrome de Diogène avant la psychiatrie

Mais avant la psychiatrie, je me suis enfermé plus d’un an dans mon studio sans sortir une seule fois dehors et avec des détritus à même le sol, un vrai mille-feuille, une décharge, avec des odeurs de nourriture décomposée et rongée par les vers. Un an sans sortir les poubelles. Pour mes repas je commandais sur internet chez «Hourra» (cyber-market) afin de me faire livrer, alcool et nourriture en forte quantité. Vers la fin j’ai donc dépensé tout mon argent, j’ai du faire de faux bulletins de paie pour manger: 44 000 € de dette suite à du faux et usage de faux. Ne jamais voler les banques, je risque gros.

Puis vient la faim, plus aucune ressource, j’ai vendu tous mes meubles, matériel Hi-fi, pour encore manger. J’adore manger, j’adore la gastronomie. Et enfin vient la merde, la grosse merde. Je devais vendre mes DVD à 50 cents chez les voleurs de «cash-converter» (Magasin Achat Vente d’objets) chaque jour afin d’avoir assez pour me payer une demi-baguette. Parfois, je vendais des coffrets DVD à 5€ pour faire un festin, c’est-a-dire rajouter un camembert dans mon pain et acheter un cigare au détail chez le tabac du coin.

Je ne suis allé qu’une fois aux Restos du Cœurs à Paris 19iéme, mais je n’avais pas les documents nécessaires. J’ai quand même reçu après plusieurs heures d’attente un sac de bouffe. J’ai pleuré de joie et de bonheur, j’allais avoir un vrai repas. Je ne criais pas au secours ni à l’aide, je faisais un blocage sur les démarches de la vie. Alors je me suis enfin laissé mourir avec une bouteille de rhum et sans nourriture. Je suis costaud de nature, j’ai résisté 2 semaines, je me sentais tourner de l’œil, j’allais enfin mourir. Mais des voisins ce sont plein du bruit et de l’odeur et des amis ont appelé les pompiers car je ne donnais plus de nouvelle.

Le syndrome de Diogène et la psychiatrie

En fait, je faisais le mort. J’ai du ouvrir aux secouristes qui menaçaient de défoncer ma porte blindée. J’ai donc ouvert et il aura fallu 2 heures de négociations pour que j’accepte de me faire accompagner au CPOA (Centre Psychiatrique d’Orientation & d’Accueil) et interné en HDT. De toute façon je n’avais pas le choix, quand ils ont vu l’état de l’appartement il y avait 10 centimètres de hauteur de saletés et de déchets, avec une installation électrique dangereuse que j’avais créée moi-même afin de regarder la télévision.

En effet, EDF avait coupé l’électricité de mon studio en oubliant de la remettre en hiver. Heureusement, j’avais la chaleur grâce aux chauffages collectifs.

Voici un faible pourcentage de ce que j’ai vécu. Alors quand je parle de combat pour aider mon prochain, ce n’est pas pour être populaire comme beaucoup le pense, mais parce que je le veux.

+ d’infos sur https://www.syndrome-diogene.fr/

Syndrome de Diogène : qu’est-ce que c’est ?

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Lionel Belarbi

Lionel Belarbi

Sur ce blog je traite et analyse des sujets d’actualités qui me font frémir de délire, sans avoir un avis journalistique ou autres, j’exerce en toute impunité. Écrivain bipolaire à la plume corrosive, poétique, parfois humoristique ou tragique, mais toujours authentique. Merci de me signaler les fautes d'orthographe, elles sont nombreuses et je m'en excuse par avance.

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