Le bobo, le clochard, le SDF et le Sans Abris

sdf sans abris

J’admire les sans-abris rebelles qui vivent dans la rue en toutes saisons. Ils sont contre le système français, mais je respecte quand même leur conception de la vie.

Ces sans-abris sont propres sur eux, certains font même de petits boulots de façon officieuse. Ils ont des smartphones et sont même connectés sur les réseaux sociaux Twitter et Facebook. Ils parlent de la vie qu’ils mènent, de leur quotidien, d’anecdotes, de politique, de leur engagement à lutter contre des idées reçues exemple : « Ils vivent en dehors des castes, alors ils n’ont pas le droit de vote ou d’ouvrir leur gueule pour exprimer un trouble dans le système social français ».

Ils touchent le RSA pour se saouler la gueule. Et alors ? En hiver, l’alcool rend le cœur plus chaud, cette boisson permet également de voir la vie en rose un instant. Ce moment d’apaisement soudain que les bobos ne peuvent pas connaître les rend plus forts contre le froid.

J’ai pour habitude de ne jamais donner d’argent à un SDF, je préfère leur offrir à manger et à boire. En été, ce sera un menu avec boisson fraiche sans alcool et en hiver ce sera de quoi manger et de quoi picoler une bonne bière.

Je rêve d’être riche avec mes livres que je ponds pour nourrir les SDF de mon pays. Je vais réussir, je m’en donne la parole et j’aiderai les sans-abris avec mes royalties.

Je veux de l’argent, je ne pense qu’à l’argent en ce moment, car je veux aider avec cet argent. Je sais que j’en ferai bon usage.

Et les bobos dans tout ça ? Encore une idée reçue « le bobo s’en fout du SDF en bas de son immeuble, il dérange et il put »

J’étais devenu un très joli bobo jusqu’à mes 26 ans. Je gagnais très bien ma vie et j’étais propriétaire d’un très beau studio. J’avais la classe ! J’aidais mon prochain et n’avais aucun préjugé sur les SDF. Mais à trop travailler, j’ai fait 3 burn-out consécutifs, j’ai perdu ma femme, mon studio, mon boulot, mon argent, ma dignité, et je mangeais du riz cru pour me nourrir un peu. Enfin, j’ai gagné 10 années de psychiatrie, dont 20 mois consécutifs hospitalisé, et à ce jour je suis toujours en institution psychiatrique et SDF à mon tour. Si la psychiatrie me lâche, je suis à la rue.

Je n’ai jamais simulé une dépression ou une manie pour rester enfermé afin de ne pas être à la rue. Un de mes psychiatres m’a déjà menacé de me foutre dehors. Grâce à un contre avis médical de mon psychiatre adoré actuel (une femme humaine) j’ai vu mon hospitalisation se prolonger. Le 115 pour moi ou la rue, c’est ma mise à mort. Et même dans une chambre d’hôtel, ou mieux, dans une superbe colocation ou dans un studio, je suis proche de la mort, car je ne me sens pas en sécurité.

Alors les bobos ne sont pas tous des cons arrivistes et les SDF ou sans-abris ne sont pas que des clochards.

Je suis un ancien bobo qui est passé du caviar et du Pétrus, à du succédané, pour enfin tomber dans une misère extrême soit 50 cents par jour pour manger une demi-baguette de pain.

Oui, une demi-baguette, car je n’avais plus assez de DVD à vendre pour manger un grand pain. Le pain et l’eau c’est vraiment l’orgasme culinaire quand on a faim.

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Lionel Belarbi

Sur ce blog je traite et analyse des sujets d’actualités qui me font frémir de délire, sans avoir un avis journalistiques ou autres, j’exerce en toute impunité.Écrivain bipolaire à la plume corrosive, poétique, parfois humoristique ou tragique, mais toujours authentique.Merci de me signaler les photes d'orthographes, elles sont nombreuses et je m'en excuses par avance.

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