La Rumeur : Une façon de faire la nique à Skyrock et au RAP Français – Groupe encore opérationnel en 2020 – 2021

Comment rester propre par La Rumeur en RAP pour 2023

Comment rester propre par La Rumeur en RAP pour 2023

Je mets vite fait bien fait à jour cet article pour vous signaler la sortie imminente du nouveau titre de La Rumeur ce 27 janvier 2023.

Pour une description longue de La Rumeur, trop longue, mais qui est bien travaillée, allez par ici <= Je suis d’avis d’écouter leurs sons, pour avoir une définition authentique ! Et de parler peu…

La Rumeur Groupe de RAP Français
La Rumeur Groupe de RAP Français

Ce sont les mots qui me viennent
Que l’on accuse à tort d’inciter à la haine
De toutes façons, y’a que des hyènes, des chiens et des chiennes
Qui pour une place au soleil font la file indienne

Les mots qui me viennent
La Rumeur

Groupe La Rumeur, RAP : 1997 – 2020 à 2021 et 2023

Toujours pas R.I.P !

L’un des rares groupe de RAP Français des années 90 ne reposant pas encore en paix et n’utilisant pas la radio FM Skyrock pour faire la promotion de leurs sons. En bref, le seul groupe de RAP Français n’ayant jamais baissé son froc… Hein ? Ca veut dire que les autres groupes ils baissent leur froc devant Skyrock ? Non, c’était juste pour construire la rime Froc et Skyrock.

La Rumeur, ce groupe de hip-hop français avec Ekoué, Hamé, le Bavar, Mourad pour les MC’s les plus connus, mais aussi deux DJ’s, deux mastodontes du RAP Français comme Soul G et Kool M. La Rumeur s’est formée dans les Yvelines.

Je ne vais pas réinventer la proue de ce bâtiment de guerre qu’est La Rumeur, ni hisser encore plus haut le pavillon à la tête de mort, tant il fait déjà corps et âmes avec ses auditeurs. Non, sur le journal abrasif je vais déposer des mots pour qualifier ce qu’est La Rumeur pour mes oreilles. Si vous souhaitez une définition de la Rumeur, alors j’ai ceci pour vous :

Définition de la Rumeur :

Définition : La rumeur

La Rumeur selon Lionel

Contrairement aux groupe IAM, NTM, Ministère A.M.E.R, je n’ai pas connu La Rumeur à mon adolescence, mais 10 ans et quelques miettes plus tard après leur premier EP Volet 1 : Le Poison d’Avril. Je me suis intéressé à La Rumeur à mes 24 ans, et ce, dès les premières écoutes de leur premier album « L’Ombre sur la mesure » sortie en 2002.

Une leçon de RAP

Je me suis intéressé à La Rumeur… Intéressé à la rumeur… En effet, je ne suis pas FAN de ce groupe que je n’entends pas, mais que j’écoute, analyse en décortiquant les moindre maux de leurs textes engagés et militants. A travers leur poésie de haut niveau, aux rimes assassines, je me suis rendu compte de la puissance des contes de leurs pontes divers et variés dans un inventaire de 15 hivers. Aujourd’hui seulement, a mes 39 ans, je comprends le message virulent qu’ils revendiquent depuis le début de leur formation.

Au programme, paraboles, prose, poésie, métaphores, le tout est hardcore et calme, voire apaisant, non stressant. Les mots sont très durs, mais le flow est de toute beauté, bien que pas très mélodique, en clair, pas dansant.

Mon morceau préféré de La Rumeur ? Difficile, j’ai choisi un titre hardcore pour écrire ce texte dont la vidéo est à la fin. J’aime écouter ce groupe de RAP Français et les titres je les choisis en fonction de mon Humeur.

Du meilleurs :

Ce sont les mots qui me viennent. Je ne suis que le porte-parole de la mienne. Et oui, je siffle la Marseillaise et je te baise. C’est comme ça, tout comme les hommes d’État évitent les QHS. Avec nos euros en plus quand c’est trop chaud pour leurs fesses. Au nom de quoi mais je déstresse.

Les mots qui me viennent
La Rumeur

Au meilleurs :

Allo ! Allo ! Skyrock ! Niquez vos races bande de fils de pute ! On veut des consoles de jeux et un peu d’alcool pour aller à l’école et arriver en retard ! Quitte-pas j’te passe le standard !

Les mots qui me viennent
La Rumeur

C’est vrai, Ils n’apprécient pas tellement Skyrock. Mais si vous connaissez la Radio depuis longtemps, alors relisez la citation ci-dessus, vous allez comprendre que l’insulte n’est pas gratuite et très explicite. Au pire, demandez à votre père ou à votre mère.

Paroles : Les Mots qui me viennent – La Rumeur

[Ekoué]
Ce sont les mots qui me viennent
Je ne suis que le porte-parole de la mienne
Et oui, je siffle la Marseillaise et je te baise
C’est comme ça, tout comme les hommes d’État évitent les QHS
Avec nos euros en plus quand c’est trop chaud pour leurs fesses
Au nom de quoi mais je déstresse
Un verre de rhum plus Cohiba comme Vergès
La vie vaut la peine d’être vécue, honnêtement qui l’eût cru ?
Mais comment veux-tu, à part à Monaco, avoir mes coins de paradis fiscaux à jardiner même avec les RG au cul toute la journée ?
Quitte à porter le chapeau quand on m’auditionne
Autant que ce soit comme Al Capone !
Déferlante de contrebande de rap, depuis que les gens ont des oreilles
Je me prive de sommeil, écris des petites merveilles
Reprend des rimes vieilles de quatre ans
Devant lesquelles la concurrence bégayera mais reviendra en travaillant
Sûrement aussi du-per, nous on écoute que nos potes et c’est super
Longue vie à eux et aux gars de leur « tess »
Y’a pas 36 000 façons de verrouiller le business
Plus ils nous emprisonnent, plus je leur empoisonnerai la vie
Heureux dans mon cliché, moins ils nous cautionnent
Plus ils vont en chier man, verront qui est le kissman
J’aurai toujours mon mot à dire, je vais pas te mentir
Et même s’il faut que je te marche dessus
Ok, j’ai pas dit que j’étais un exemple de vertu mais entre nous
Qu’est-ce qui tient le monde, à part le fric et la politique ?
Réfléchissez deux secondes, rien !
On est bien d’accord et je suis sérieux
On peut commencer à en parler comme des mafieux, entourés de michetonneuses à nos bras
Si putes si soumises et heureuses comme ça

[Refrain]
Ce sont les mots qui me viennent
Que l’on accuse à tort d’inciter à la haine
De toutes façons, y’a que des hyènes, des chiens et des chiennes
Qui pour une place au soleil font la file indienne

Les jeunes n’ont plus de recul ou plus rien dans le crâne ou simplement les deux, réfléchissent comme des ânes et agissent comme des bœufs
Nous on rêve de quoi ? D’avoir des mômes qui fassent pas chier
Et se mettent au lit après manger, comme des fonctionnaires
S’ils veulent du cash pour leur anniversaire
Parce qu’il est vrai qu’il existe en France un certain nombre de reptiles
Tapis dans l’ombre de mes bénéfices
Derrière mes amendes SNCF et celles de la police
Bref, ma vie c’est pas le grand frisson qui vous rattrape
Mais juste une bonne leçon de rap
Hé oui monsieur, déjà prohibé d’entrée de jeu pour des appels à outrage
Et ce à peine sorti des cartons d’emballage
Mes rimes sont belles comme des scènes de pillage
C’est pour ça qu’elles courent les rues malgré les barrages de flics
Parlons peu, parlons cru, puisqu’on nous toise de la tête aux pieds
Nous recommande de se taire
De se laisser palper comme on si on avait la bombe nucléaire
Quitte à rapper autant que ça rapporte du fric et que la polémique rapplique
Je suis habitué, parce qu’elle taffera pour moi comme une prostituée

[Refrain]
Ce sont les mots qui me viennent
Que l’on accuse à tort d’inciter à la haine
De toutes façons, y’a que des hyènes, des chiens et des chiennes
Qui pour une place au soleil font la file indienne

Ce sont les mots qui me viennent, je ne suis que le porte-parole de la mienne

Vidéo : Comment rester propre – La Rumeur

Comment rester propre – La rumeur

Paroles Comment rester propre – La Rumeur

C’est voulu c’est réglé comme du papier à musique
Entre nos fers, entre nos silences, entre nos douleurs névralgiques
Entre nos guerres de primates, entre chacals et babouins
Abois, fais peur, toi le cerbère du chagrin
Entre les portes à garder, porte le brassard
Comme un Chéchia rouge, un ordre, un coup de fouet et bouge,
C’est toujours le même prisme,
Toujours le même putain de pessimisme
Derrière le cynisme d’une brosse à reluire
Entre les poubelles à sortir, reste des chantiers à construire
A coup de parpaings dans la gueule plutôt
Entre nos ghettos, entre nos rapports brutaux
Gravés dans les gènes au couteau,
ADN crucifié, à quel animal se fier
Il y a que pour mourir sous le drapeau que t’es qualifié
Ce sourire, ce rythme dans la peau, sur le chemin des caféiers
Clandestin jusqu’au foyer, noyé, dans le noyau d’une machinerie,
Entre les griffes d’une galère, entre l’envie d’une mutinerie,
Derrière la paille et le crottin d’une écurie,
Poulet armé, pas bio ni Dakatine et curry
Hémoglobine et sanglots, il y a quelque chose de Gorée
Il n’y a rien à commémorer, la cage n’est même pas dorée
Derrière l’urgence d’une indigence volontaire
D’un profilage à la lueur des lanternes, d’un climat délétère
Entre ces murs, entre ces barrières, entre ces peines qu’on écope
Entre les drames, entre nous, Comment rester propre ?

Ce monde
Cette bouche
Ce cul de basse fosse
Cette ville, son or, ses putes en carrosse
Cette arène, ses pauvres, ses princes sous escorte
Cette taule, ses algorithmes, ses mouchards qui écoutent aux portes
Cette nasse, ses noyés, ses brûlés, ses fantômes
Ce terrain, cette orgie de psychotropes offerte aux mômes
Ce miroir, ces mirages, ces hypnoses sans réveil
Mes plongées dans ce fleuve et ma thune sèche au soleil
Ces vertus qui ne valent rien
Et ces vices que j’endosse
Ces femmes, ces formes, cette chair, ce cosmos
Mes créances, mes prêteurs
Mes yeux derrière l’épaule
Cette envie de tuer quand la parano m’immole
Mon âme, mon amour, prendras-tu soin de mes os ?
De mes colères ? Mes cocards ? Mes chemises de guérillero ?
La nuit est tombée dehors derrière les rideaux
Je repars au charbon façon méduse et radeau
Cette course, ses pièges, ses vainqueurs aux dents blanches
Ces morts de faim, ces pillards et mes jambes qui flanchent
Ce dédale, son pognon, ses cloisons étanches
Ce trou, ses fous, ses damnés et ma soif de revanche
Je me tire avec mon magot
Ils ont fermé la frontière
Un barrage un peu plus haut
Je prends la route en marche arrière
Je me crashe dans la glissière
C’était pas dans l’horoscope
Comment pas se faire mettre les fers ?
Comment rester propre ?

Ça pue ! Ça craint
Encore un temps de chien
Ça parle pour rien
Et sur le terre-plein
Un banc, un flash, un Vélib’ sans freins.
Au four, pas au moulin
A quelques mètres plus loin
Perdu au milieu
Un jet d’eau miteux
Qui pisse les jours d’Armistice ou les 21 juin.
Quand sous nos yeux
La pauvreté venue de l’est, ne recule devant rien.
Du 1er janvier à la Saint Sylvestre
Sur les côtes, les reins
Du genre touriste, Look d’Australien
D’humeur au selfie, au bras d’une belle fille.
Tu parles en quelle Langue ?
Sale pute ! Sale Tchoin !
Tsss ! Tiens !
La bouche sale, comme une poubelle percée
Les mains sales, sur des faux talbins, qui partent chez l’épicier.
A dix sur le cul d’un joint
Datant de la seconde guerre
Même pas 16 piges
Déjà la gueule de tes intestins
L’haleine d’un cimetière.
C’est quelques âmes en peine
Ou à peine des âmes, sur un bout de terrain.
Entre la bouche de métro, le kiosque et le marchand de gaufres.
Qui chauffe.
Ici rien ne t’appartient.
Tu peux tirer des pipes aux équipes d’anciens !
Revendiquer le même groupe sanguin !
A l’âge où tu crains les chatouilles.
Car au contact de la rouille
La plaie, qui chaque jour que Dieu fait
A vif, profonde, purulente, s’infecte, assume ce qu’elle est.
Tant que le virus n’entame pas le fœtus
D’un pouvoir qui marche en paix
Même à feu et à sang
Tout sera toujours fait
Pour sauver le cul de 2% de français.
Quant aux autres ?
Ils peuvent se baiser entre eux.
Mais à cent mille lieues de la salle des coffres
Puisque que les grandes fortunes sont faites d’infamie
Et les petites de saleté
Comment rester propre ?

appel aux dons sdf

Lionel Belarbi

Tout d’abord, bienvenue à bord de mon bâtiment de guerre, la rubrique des chroniques qui piquent. La température y est tellement haute que je ne peux l’évaluer. Vous êtes invités à me signaler tous délires disproportionnés, même si j’en ferai encore plus face à la critique, car elle m’excite. Je traite et analyse des sujets et thèmes qui me font frémir de délire, j’exerce en toute impunité. Auteur bipolaire à la plume corrosive, poétique, parfois humoristique ou tragique, mais toujours authentique, je me prends toujours au sérieux, ou pas.

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