La psychiatrie en France sauve des vies, mais à quel prix

La psychiatrie en France
La psychiatrie en France

La psychiatrie en France

La psychiatrie en France n’est pas un long fleuve tranquille pour les soignants et encore moins pour les patients. C’est certain, nous sommes très loin de l’époque du Marquis de Sade, mais le côté sadique demeure, et ce jusqu’à la mort des patients. Contention, camisole chimique, surdosage de médicament, maltraitance sont toujours pratiqués. Et bien que des termes plus doux aient remplacé certains noms barbares : exemple, les électrochocs, remplacés par la sismothérapie, ou complètement renommés par du jargon médical incompréhensible l’électroconvulsivothérapie ; le procédé reste le même, je vous rassure ; il consiste à envoyer un courant électrique au niveau cérébral afin de créer une crise convulsive (épilepsie) sans garantie de réussite pour soigner le patient.

Tous mes camarades patients qui ont subis des séances d’électrochocs ne sont plus les mêmes, ils ont changé, sont devenus fous et bourrés de médicaments.

La mort s’il vous plait, mais pas la contention !

De toutes les douleurs que j’ai connu en psychiatrie ou dans ma vie active, c’est la contention mécanique qui m’a fait le plus de mal, physique et surtout psychique. Je souhaitais mourir avant la contention, on m’a sauvé la vie en m’attachant le corps, les mains, les pieds, je voulais mourir pendant, et bien sûr, après cette torture infinie, je voulais encore mourir. Alors, j’ai du subir un surdosage de médicament, et ça ne changeait rien, je voulais toujours mourir, mourir, mourir.

Je suis encore en vie

Mais à quel prix… Certes la psychiatrie en France m’a sauvé la vie, ou dois-je écrire, m’a maintenu en vie, mais avec d’énormes séquelles mentales. Pertes graves de mémoire et de concentration, délires, troubles psychotiques, bouffés délirantes, dépressions et angoisses persistantes, addiction aux médicaments, (pharmacodépendant).

Mes premiers jour en psychiatrie

Roses ! Très roses, un xanax ! Pour une dépression majeure et une extrême nervosité du à un excès de travail, un surmenage. En une semaine, je devenais accro aux benzodiazépines et demandais ma dose au CMP une fois par semaine. Puis intégration des antidépresseurs, et enfin des thymorégulateurs. Pour terminer hospitalisé en clinique psychiatrique fermée… A cet instant, je devenais enfin un psychiatrisé de 11 ans d’expériences a raison, en moyenne, de 6 mois d’hospitalisation par ans.

Si je résume, pour un burn-out, d’il y a 11 onze ans, je suis aujourd’hui un dépressif récurrent avec des angoisses extrêmes et une vie de merde… Je suis en vie, mais à quel prix.

Un témoignage comme tant d’autres

Je ne suis pas la seule victime d’une psychiatrie malade, à qui la faute ? Aux soignants, aux psychiatres, à moi ? Je vous le demande. Pourtant, j’ai connu des professionnels de la santé mentale en France exceptionnels, mais avec des consignes stricts de psychiatres malades qui empiffraient les patients de médicaments pour avoir la paix dans les unités psychiatriques. Les bons psychiatres sont rares, mais ils existent heureusement. J’ai eu la chance d’en connaitre 4 dans mon parcours de psychiatrisé.

Aujourd’hui, je suis hospitalisé depuis 3 ans dans une clinique au doux nom de La Borde qui pratique la psychothérapie institutionnelle et mon projet c’est de la quitter soigné avec un logement et un travail. Je ne suis plus dans un état de légume, qui patiente en boucle et sans projets ; qui attend les médicaments et les repas pour enfin dormir dans un secteur psychiatrique fermé.

C’est la psychothérapie institutionnelle qui me libèrera !

La psychothèque ou la communauté des fous

Je vous recommande mon témoignage sur la psychiatrie en France, « la psychothèque ou la communauté des fous » qui résume un peu le problème de façon satirique, corrosive, sans langue de bois. Vous pouvez le commander dans toutes les librairies ou offert en version numérique sur demande ici.

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Lionel Belarbi

Sur ce blog je traite et analyse des sujets d’actualités qui me font frémir de délire, sans avoir un avis journalistique ou autres, j’exerce en toute impunité. Écrivain bipolaire à la plume corrosive, poétique, parfois humoristique ou tragique, mais toujours authentique. Merci de me signaler les fautes d'orthographe, elles sont nombreuses et je m'en excuse par avance.

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