La mère et le fils

Maltraitances infantile

Depuis cet éternel mortel tandem duquel
Le bâtiment de guerre refait enfin surface
Nombreuses sont les traces de sang qui s’effacent
De tous ces maux de mère j’aurai encore fait d’elle

Une dame noire remplie de maux rouges sur papier
Je déclenche cette vague d’encre qui va la couler
La faucheuse présente, le Très-Haut va la juger
Brûlez-la dans mon enfer ! Elle l’a bien cherché !

Au commencement la catin dans le quartier
Elle pratiquait pour bien nourrir son protégé
A perdu la tête, sur mon bras elle a gravé
De ses dents cassées, elle restera à jamais

Dans mon cœur amer de sel qui brûle mon aile
Les traces de coups sur le cuir d’amour charnel
Tombent telles des lames sur une de mes plus belles
Robe de couleur tombe et de dentelle Cybèle

Ô ce bourreau qui m’a toujours aimé battu
Ces nuits barbares, hagardes, demeurent vieilles et si perdues
De deux fois mort reste ce tandem mortel amer
Le fils et la mère de terre réhabitent la mer

La vie sale n’est faite que de séquelles mortelles crasses
Et dans un triste vide mental égal à l’espace
Le bâtiment de guerre refait enfin surface
Le bâtiment de guerre refait enfin surface

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Lionel Belarbi

Tout d’abord, bienvenue à bord de mon bâtiment de guerre, la rubrique des chroniques qui piquent. La température y est tellement haute que je ne peux l’évaluer. Vous êtes invités à me signaler tous délires disproportionnés, même si j’en ferai encore plus face à la critique, car elle m’excite. Je traite et analyse des sujets et thèmes qui me font frémir de délire, j’exerce en toute impunité. Auteur bipolaire à la plume corrosive, poétique, parfois humoristique ou tragique, mais toujours authentique, je me prends toujours au sérieux, ou pas.

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