La campagne présidentielle 2022 sur la balancelle : Poésie ou démagogie ou totalitarisme ?

La campagne présidentielle 2022 sur la balancelle
La campagne présidentielle 2022 sur la balancelle

La campagne présidentielle 2022 sur la balancelle…

Le défi des jours heureux.

Ce n’est rien, rien qu’un petit slogan électoral déposé ce matin dans ma boîte à lettres. Fabien Roussel m’invite au « défi des jours heureux » …Je n’ai pas pu résister à la lecture du tract… Et je ne sais plus si je dois sourire ou grincer des dents…

Vive la mobilisation des bisounours !

Désolé, ça me fait penser à ça. J’imagine un magnifique village nommé France où « il y a du travail pour toutes et tous, des salaires dignes » … Le bonheur !

Fabien revient aux vieilles utopies prérévolutionnaires : des industries, des services publics, des conditions de travail meilleures, et le pouvoir aux salariés dans l’entreprise. La recette conduirait inexorablement au bonheur. (français, pas plus, mais c’est déjà ça !)

Cette formule « productive » doit donc résoudre le réchauffement climatique, la misère nationale et internationale, la crise migratoire et ses causes, et les pertes de repères dans notre société….

J’exagère, le tract ne porte que sur l’emploi et les salaires, il y aura d’autres littératures sur les autres sujets… Mais justement, le fait de se centrer un seul instant sur une problématique particulière, économique, c’est du simplisme. L’économie détermine tout le reste (Marx, papa du communisme) alors pas un mot sur du travail propre, sur la misère partagée, la préparation de l’avenir, ce n’est plus de la politique (gestion de la cité) mais de l’inconscience.

Oui, j’ai vu, après « s’attaquer à la finance pour partager les richesses » : « Nous devons reprendre le pouvoir à la minorité qui décide aujourd’hui. Il est urgent de changer ce système qui épuise autant les êtres humains que la planète. »

Voilà petite phrase humaniste et écologiste… Qui ne dit rien, qui parle d’urgence, mais qui passe l’homme et la planète après la réindustrialisation … Et la reprise des richesses.

Si ce n’est pas de la poésie…

C’est alors une insulte à l’intelligence, autrement dit démagogie. Depuis plus d’un siècle, les copains coco luttent pour un bon salaire, une bonne retraite. Et au passage, je tiens à saluer des personnes merveilleuses… Mais rester dans le schéma d’un côté le capital et de l’autre « nous » qui dirigerons autrement est complètement éculé. Le méchant capital est bien là, mais le parti libérateur est bon pour le musée. Aucun parti, nulle part n’a fait stopper l’exploitation de l’homme par l’homme, car la recherche du pourvoir est un système d’exploitation.

Le tract est bourré de « nous » … Nous permettrons, nous reconstruirons la France, nous devons reprendre…

Il faudrait donc confier les clés à Fabien et ses amis, sans remettre en cause une seule fois la société française, ses fondements, ses choix internationaux, son non-respect de l’environnement…. Non, le tract appelle à continuer de produire…

Je le redis, c’est de l’inconscience…

Savez-vous que le monde de bisounours est une dictature ?

Oui, c’est la dictature du bonheur…Ou la négation de l’individualisme, de la créativité. Rocard disait : « Il n’y a pas pire fascisme que de décider du bonheur des autres ».

Fabien, avec son appel au bonheur voulait sans doute faire « gentil », positif… Mais moi, il me fait très peur. Il est revenu aux fondements du léninisme et du stalinisme…

Merde, nous sommes en 2021 ! Vous n’avez donc rien appris…

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David Lerenard

Une vie de travail et une vie de nomade, environ trente emplois et autant de lieux d'habitation dans toute la France, des rencontres multiples et intenses. Sociologue, Directeur d'action sociale auprès de demandeurs d'asile, de jeunes en rupture sociale, de personnes handicapées et de différents services d'aide à la personne, l'auteur n'a cessé de fouiller les aventures humaines dans un seul souci, nourrir la confiance en soi de chaque âme en errance. Finalement heureux de se définir en clown aux bulles de savon, il cultive les lumières fugitives.

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