Je danse avec le feu des détracteurs : Par Lionel B.

Détracteurs karaté mental
Détracteurs karaté mental

Les détracteurs

La rubrique des chroniques qui piquent XXXII

J’écoute une musique douce qui m’enivre, pour la rédaction d’un texte à la crème fraîche parfumé d’un soupçon d’acide pour conserver le piquant de la rubrique. Il ne faut pas que je m’égare, ma chronique est moins vulgaire, certes, mais reste corrosive. Je souhaite attaquer, pour la trente-deuxième, les donneurs de leçon sans ambition qui confondent la prétention, la complaisance vaniteuse à la passion du travail bien fait. Aimer son art pour le rendre beau n’est pas une simple affaire ; pour y arriver, il faut frôler la ligne rouge, se donner à fond, travailler sans cesse, tous les jours sans baisser les bras ni compter les heures. Je suis prêt à mourir de fatigue pour terminer un projet qui me tient à cœur. Je danse en effet avec le feu et l’excitation extrême. Ce n’est pas un fainéant, plaintif, râleur, fébrile, jaloux et perdant qui me fera un cours sur la procédure, la conduite à tenir pour mener à bien un combat avec moi-même afin de réaliser un rêve. Je me tordrais de douleur pour commencer, continuer, terminer ma vie d’artiste.

La rigueur est un maitre mot dans toute création et entreprise, un nom féminin qui demande des exigences, des compromis, voire des sacrifices, qu’un misérable individu sans courage ne peut connaitre ou comprendre. Je n’abandonnerai jamais une œuvre même ridicule pour les détracteurs qui critiquent sans efficience et qui ne connaissent ou ne maitrisent pas leurs sujets. D’ailleurs, bien souvent, ses adversaires stupides ne réalisent jamais qu’ils ne sont pas des piques, mais des javelots en plastiques pour nous les passionnés, les chevronnés.

Alors, pourquoi m’intéresser pour cette espèce en voie de pullulation ? C’est simple, je peux souvent les apprécier, car ils ne sont pas forcément mes ennemis. Il faut refaire leur éducation sociale, car ils ne se rendent pas compte du mal qu’ils peuvent faire à autrui, surtout aux créateurs sensibles qui peuvent éclater tels du verre à la moindre réaction négative. Personnellement, ces macérations de donneurs de leçons me font bien rire, pour enfin me mettre dans une colère atomique. Ils s’en prennent aux plus faibles uniquement et ils fuient la difficulté dans un débat caustique quand ils ont en face un rebelle. Je leur écris donc cette lettre, puisqu’ils n’ont pas l’audace de s’en prendre plein la gueule à leur tour à voie oral… Ces êtres faibles qui ne se prennent pas au sérieux resteront des moins que rien. Quoi de plus sérieux que le travail je leur réponds avant même qu’ils m’ordonnent de redescendre sur terre. Je suis un doux rêveur et je vole au-dessus des cimes de leurs montagnes avec mes rêves pour gouter le sang et le miel de la vie, mais surtout, je les emmerde !

appel aux dons sdf

Lionel Belarbi

Tout d’abord, bienvenue à bord de mon bâtiment de guerre, la rubrique des chroniques qui piquent. La température y est tellement haute que je ne peux l’évaluer. Vous êtes invités à me signaler tous délires disproportionnés, même si j’en ferai encore plus face à la critique, car elle m’excite. Je traite et analyse des sujets et thèmes qui me font frémir de délire, j’exerce en toute impunité. Auteur bipolaire à la plume corrosive, poétique, parfois humoristique ou tragique, mais toujours authentique, je me prends toujours au sérieux, ou pas.

3 Responses

  1. Avatar photo David dit :

    Du grand art !

  2. diane journal abrasif Diane [Auteure] dit :

    Joli !

  3. Avatar photo Vallon dit :

    super ! Bien dit !

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