Fratelli d’Italia : comme un air de déjà vu – Giorgia Meloni

Fratelli Italia : Un contexte économique propice 
Fratelli Italia : Un contexte économique propice 

Fratelli Italia : Un contexte économique propice 

Comme souvent, le repli identitaire s’opère dans des périodes économiques critiques. A croire que, l’argent achète la paix sociale. En effet, c’est dans un contexte d’endettement historique pour le pays que les élections législatives se tenaient dimanche. Et avec un score sans débat, le parti Fratelli Italia a écrasé les suffrages avec 25% des suffrages et affiche clairement ses ambitions en revendiquant la tête du prochain gouvernement.

A l’instar de notre Marine nationale, Giorgia Meloni se voulait, il y a encore quelques temps, digne héritière de Mussolini. Comme son homologue française, une séance de dédiabolisation entreprise, une élection remportée haut la main et voilà le programme.

Hymne à la normalité 

La famille nucléaire, un papa et une maman, la valeur sûre. A vous de jouer, procréez, vous avez la bénédiction de Giorgia. 

Pour les autres, filez droit et contrôlez vos hormones. Les autres ? Mais qui sont les autres ?

Homos, migrants, fanatiques du genre, serrez- vous parce que Tatie Giorgia ne fera pas de jaloux : tous dans le même panier ou rebut ?  » Dieu, patrie, famille » et au diable ce qui ne rentre pas dans les cases. 

Ainsi, le mariage de personne de même sexe, l’adoption de couple homosexuel, l’idéologie du genre ou les partisans du droit à l’avortement et les adeptes de l’Islam n’auront pas la fraternité attendue du Fratelli d’Italia. Pas plus que la charité pour ceux qui se revendiqueraient du droit du sol. Barzotti l’avait écrit, Meloni l’a repris. Cette fois ci pour l’Italie.

Hymne à la souveraineté 

Retrouver la grandeur italienne d’antan. Tel pourrait être le slogan du parti. Critiquée pour l’infaisabilité économique d’un tel programme, Giorgia Meloni n’en démord pas et souhaite cette recrudescence du Made in Italy. Alors, pour lutter contre le chômage des jeunes et de l’exil des plus déterminés, Giorgia Meloni mise sur de nouvelles mesures économiques. Protectionnisme, réorientation du programme de relance instauré pendant la crise du COVID à des fins de réinvestissement pour l’économie nationale.  Et pour les créateurs d’entreprise de moins de trente ans, une exonération d’impôts pendant trois ans.  

Italexit ? 

Georgia mise sur une Europe moins régulatrice et plus respectueuse de la souveraineté des Etats membres. Et pour cause : avec une dette avoisinant les 2678 milliards d’euros – soit la deuxième place derrière l’indétrônable Grèce- et en réaffirmant sa volonté de ne pas suivre l’exemple du voisin britannique, difficile de revendiquer mieux. Au-delà de l’aspect économique et social, l’axe défensif reste prioritaire pour Giorgia Meloni en ces temps d’incertitude relative à la guerre aux portes de l’Europe. A défaut d’une vraie colonne européenne propre à défendre le continent, Giorgia s’en remet à l’OTAN et affiche son soutien à l’Ukraine

En temps de crise économique, le repli nationaliste aura une nouvelle fois démontré qu’il était plus qu’une tendance en Europe. Après l’Aube dorée grecque, la FPÖ autrichienne, l’Alternative für Deutschland, les Démocrates de Suède et le Jobbik hongrois, sans oublier –cocorico- notre Rassemblement National, le voisin italien se plie à la mode. Et dans ce cas précis Fratelli Italia nom de l’Hymne italien, prend un tout autre sens. 

Logiquement, l’avenir verra Giorga Meloni devenir la première Présidente du Conseil des Ministres, incarnant ainsi la principale détentrice du pouvoir exécutif italien sur les prochaines années.

2 Responses

  1. Avatar photo Nicolas dit :

    Bonjour, je pense qu’il y a une petite coquille au sujet de la dette de l’Italie. Si elle s’élevait à 150 millions d’euros ce serait le paradis !! Elle est actuellement de 2678 milliards d’euros ! soit 150% de son PIB. 😉

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