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Un bénitier pour m’hydrater, je vous en prie Marie !


Lionel Belarbi
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(@lionel_belarbi)
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La rubrique des chroniques qui piquent XXXIX

 

Je n’ajoute foi ni en Dieu et Jésus, ni en Satan, Méphistophélès ou le Diable, je ne sais même plus comment les nommer. D’ailleurs, je ne crois plus à grand-chose. Je suis surement cet animal ridicule dépourvu de toute bienveillance et déçu par les hommes, ses semblables. La vie et la nature sont de belles plantes capricieuses certes, mais c’est l’homme qui lui fait la nique. Cet être vivant détruit tout, c’est un délinquant qui casse ses choses, ses jouets. Un enfant a davantage de respect pour les objets précieux. Je suis fatigué d’aimer mon prochain, lassé de ces guerres des genres, ces conflits invisibles ou médiatiques. Pourtant, je participe à la démesure de puissance, je désire penser mieux que l’autre, faire aussi bien que lui, mais au fond du précipice, je sombre comme un navire qui coule à la suite de nombreuses avaries. Je suis un inconvénient, une faille, un cancer pour la terre, qui, de toute façon, reprendra ses droits quoiqu’il advienne.

Qui suis-je pour décréter une doctrine qui résulterait que nous soyons seuls, ou pas, dans l’univers, que Dieu et Satan existent ou non ? Je représente le néant, je suis le philosophe de rien, avec cependant une imagination immense.

Je l’aime sans la connaitre, c’est un amour platonique, pur et naïf. Elle me rend heureux dans les moments de désarroi. Elle me regarde dans ce naufrage lyrique en cours. Que veut-elle me dire ? Je ne la comprends pas, pourquoi tant de sainteté ? Une question me préoccupe vivement l’esprit à mes heures d’écriture nocturne.

  • N’est-ce pas excessif toute cette béatitude envers ceux qui ont tué votre fils ?

Elle reste muette, et donc sans réponses, mais je ne suis pas frustré, car son visage a suffisamment de sagesse pour m’apaiser la nuit.

Alors pour m’hydrater le cœur, je pense aux maux que j’ai occasionnés pendant mon passage, ce séjour éphémère sur la planète Terre et aux biens que j’ai procurés, aux vies que j’ai croisées. La balance pour une fois ne penche plus.

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