Féminicides : article 1, côté homme

Féminicides : article 1, côté homme
Féminicides : article 1, côté homme

Féminicides 1

Tu ne tueras point !… Sauf ta femme.

Parler des féminicides ? C’est une idée de Lionel, il a remarqué que sur mon compte FB, je relaie le décompte morbide des féminicides, donc j’ai quelque chose à en dire. Il n’a sans doute pas tort, mais ma première réaction, toujours la même, est de répondre : « je vais lire, réfléchir… ». 

Début d’enquête, des surprises.

Je n’ai pas trouvé beaucoup de livres sur les féminicides en France, en fait un seul semble bien documenté et m’a été conseillé par l’association « nous toutes Dieppe » (vous les trouverez facilement sur FB, elles ont des infos et des informations pertinentes). En attendant l’arrivée du livre, et d’en faire la lecture, j’avais envie d’entamer ce ”travail”.

J’ai trouvé une étude gouvernementale, au moins j’ai les chiffres, mais sans surprise, le document n’est pas une analyse des réalités humaines mais des statistiques, j’utiliserai au besoin les infos.

Je poursuis ma réflexion, et je me dis que j’ai sous la main, dans ma bibliothèque, un beau paquet de livres féministes qui relatent le sujet.  Pour la plupart, ils ont d’ailleurs déjà fait l’objet d’un article dans le journal de l’Abrasif : « écoutez-nous bien », « moi les hommes je les déteste », « les couilles sur la table », « on ne naît pas soumise, on le devient », « mâle baisées », « King Kong théorie » …

Par conséquent, je relis mes articles abordant le thème du rapport hommes/ femmes. Ils sont très nombreux. Du premier qui déplore cette idée de films en réalité virtuelle pour « soigner » les agresseurs, au tout récent qui vous invite à ne pas vous marier. J’ai donc abordé ce sujet de plusieurs façons, sans la certitude d’avoir fait avancer le schmilblick.

Que dire de nouveau ?

Je peux tenter de redire : « il ne faut pas », je peux aussi tenter d’expliquer le féminicide avec l’éclairage des auteures citées dans mes articles. Je vais tenter une autre approche du problème : une réflexion à partir des ressentis amassés dans la vie par des lectures, l’actualité, mon travail dans l’action sociale, et mes écrits.

Il m’est venu une idée farfelue. J’ai écrit une sorte de polar « Comprendre, Aimer, Tuer ». Mon ambition alors était d’écrire du mauvais côté, d’être dans la peau d’un assassin, comme un comédien endosse un rôle, et rendre le lecteur complice. Certains lecteurs m’ont dit que j’y étais parvenu, mais cela n’est pas la question.

Le « héros » est dans le coma, (mais le lecteur l’ignore) et il va rêver qu’il tue des femmes (quelques hommes mais par nécessité). Donc l’idée est de vous partager ces meurtres « subjectifs », et de réfléchir aux causes

Meurtre N°1 : L’autorité ?

« Finalement étrangler quelqu’un c’est comme éjaculer. C’est une tension nerveuse extrême, et une libération, rapide, mais si intense.

La petite mort et la mort de l’autre se rejoignent.

La différence réside dans l’aspect définitif. Elle est définitivement morte. D’ailleurs, c’était un peu le but. Plus jamais de questions, plus jamais d’ordres, plus jamais de remarques.

Elle a fini de l’emmerder. Il se sent mieux.

Il s’assoit dans son fauteuil et regarde autrement son propre bureau. Il est rangé, ou plus précisément vide, rien ne traîne, rien ne parle de lui. Rien de personnel, pourtant cela fait déjà trois ans que c’est son bureau.

Il n’y a que le corps de la cheffe, « Avec deux « f et un e », j’y tiens » qui dorénavant personnalise l’espace. Un peu comme un tapis en peau d’ours.

Il se verrait bien poursuivre son travail sans intérêt, en recevant fièrement des étrangers envieux de cette magnifique peau de cheffe étendue sur le sol.

Il se demande s’il doit la laisser vêtue, ou l’étaler nue. Le vêtement a l’avantage de marquer le rang, on voit de suite à la qualité que Madame est une vraie cheffe. Nue, on ne sait pas, ce serait une véritable dégradation. Ce qui est soudainement intéressant : « Dégrader sa cheffe après l’avoir tuée, double victoire ».  Il n’a aucune pulsion sexuelle pour elle, depuis toujours sa présence l’irrite, il ne pouvait la regarder sans avoir envie de la jeter contre un mur, il ne sait même pas si elle est mignonne ou pas. Il voulait juste vivre sans sa présence. »

Il s’agit du premier meurtre, expliqué par l’autorité de la cheffe. Ce n’est pas à proprement parlé un féminicide, ils ne sont pas en couple (il s’agit en fait du fantasme de tuer son épouse). La mort par strangulation correspond à 16 % des féminicides, c’est un meurtre, et non pas un assassinat, ce n’était pas préparé, c’est une dispute qui a déclenché l’action. Ce qui correspond à la majorité des situations réelles.

Pour le héros, tout s’explique par le comportement de la Cheffe. Concrètement, elle le castre. Elle lui a même ôté sa libido, son désir. À son contact, il a perdu tout signe d’existence, son bureau est impersonnel. Il se sent oppressé, anéanti par cette femme qui commande. 

Le schéma est ordinaire, l’homme se sent d’abord victime. D’ailleurs, allez porter plainte dans un commissariat (quand vous êtes une femme) et il y énormément de chances que l’on vous parle de la dignité de l’homme. 

Il ne parvient pas à envisager, comme beaucoup de personnes, qu’il est lui-même responsable de son oppression, par incompétence, lâcheté, paresse. Dans son for intérieur, il ne peut qu’être victime., pire il reste « innocent ». Après son acte, le tueur conclura : « Il a déjà compris une chose essentielle : l’oppression de la cheffe lui avait fait cumuler une montagne de désirs, une gigantesque frustration. Ce n’est pas elle qu’il détestait, bien au contraire. Il souffrait de son incapacité à utiliser toute son énergie.

Il l’aimait secrètement, même pour lui-même. Il avait tout refoulé, le regard, les pulsions, le plaisir d’être maltraité.

L’étranglement est alors un acte d’amour sans limite. Sa mort n’est qu’une conséquence minime, l’essentiel réside dans cette extase partagée. »

Il est possible, même si ce n’est pas avoué, que l’origine du drame ce soit qu’elle soit femme, et qu’elle le commande. Elle porte la culotte. Cheffe ou épouse, cette dévalorisation de sa virilité lui est insupportable.

J’ai laissé le petit texte sur la double victoire, la nudité, la salissure de la femme. Il va d’ailleurs la désirer.

Virginie Despentes disait : « Les hommes sont coincés face à cette autre dichotomie : ce qui les fait bander doit rester un problème. Surtout pas de réconciliation, c’est un impératif. Car les hommes ont ceci de particulier, qu’ils tendent à mépriser ce qu’ils désirent, ainsi qu’à mépriser pour la manifestation physique de ce désir. »

Meurtre N°2 : Le romantisme ou la chosification de la femme ?

« Avant de sonner, il se rappelle de Patricia enfant, une grande fille, fine, brune aux traits très fins.

C’est une femme voûtée, difforme au visage boursouflé qui ouvre. Elle le reconnaît, et après un temps d’observation, ou de tri dans les marques de la vie, il retrouve des indices de reconnaissance : ses yeux en particulier.

Elle raconte sa vie de suite, mais l’appartement désœuvré en témoigne déjà : la misère, l’alcool, la dépression.

Elle qui avait tout pour elle, a tout raté. Elle a perdu sa splendeur, son aura. Elle ne peut plus humilier l’assassin, elle ne peut plus le faire rêver non plus. Elle est devenue totalement inoffensive.

Elle se blottit contre lui, elle pleure.

Il la déshabille et lui fait tendrement l’amour. Ils s’endorment l’un contre l’autre après avoir vidé le reste d’une bouteille de whisky.

Il se réveille le premier, se frotte contre elle. Elle se réveille et a les yeux d’une enfant devant un cadeau de Noël.

Il lui fait de nouveau l’amour, et monte ses mains autour de son cou.

Il connaît un orgasme nouveau.

Délicatement, il installe le corps dans le lit. Range l’appartement, fait minutieusement le ménage, l’embrasse sur le front et sort, en verrouillant la porte.

Il roule quelques kilomètres et prend son petit déjeuner dans un café-restaurant. De nouveau, il évite d’observer.

Il va bien, il est satisfait de son action. Il est guéri de Patricia, de ses complexes d’enfant de maternelle. Patricia est guérie de tous les maux de la vie. Elle est heureuse maintenant, c’est certain.

Il est aussi heureux de ses pulsions, le mélange des souvenirs, de sa charité pour Patricia et l’étranglement fait un cocktail de plaisirs inouï.

Il est fier de ses bons sentiments pour Patricia qui souffrait tant. »

Encore une fois le « héros » ne connaît pas la culpabilité. Il avait « chosifié » sa victime en jolie poupée Barbie. La vie a érodé le rêve et la personne, le jouet est cassé, autant le jeter. Pour 76% des auteurs de féminicide de plus de 70 ans, l’explication du crime est la vieillesse et/ou la maladie.

Le romantisme est une négation de l’autre. La femme en particulier devient un objet à mettre sous vitrine, objet intouchable, éternel. L’usure, la dégradation, la vie tout simplement font perdre à l’amoureux la richesse de son trésor, cette vue de l’objet est dégradante pour son égo. Il s’agit encore de lui, rien que de lui. Le romantisme interdit le monde réel à l’autre.

Quand je parle de romantisme, je parle du remplacement de la femme réelle, vivante, désirante, animée par une image. L’image est une résultante sociétale : la femme est sage, pure, soumise, propre, dévouée, belle, jamais vulgaire … etc. et d’autres inepties. 

Toute société crée des interdits à la femme, elle doit s’épiler par exemple, ou cacher sa peau ailleurs. Quand elle échappe aux « conventions », elle perd sa qualité de femme. Elle devient déchet, répudiée, seconde femme, troisième femme, pute, l’Autre emmerdeuse.

Dans ce récit, Patricia n’a pas demandé à mourir. Sa seule faute est de ne pas correspondre à l’image.

Plus loin dans le récit il pensera à la mort de Patricia : « Une idée chemine : il aurait sa part de responsabilité dans les rejets qu’il a vécu.

En agissant autrement, il aurait pu changer l’histoire. Cette idée saugrenue prend du sens dans sa rencontre avec Sylvie : « Mais avec les autres ? »

« Pour Patricia, aucun de nous ne le saura. Nous aurions peut-être eu des vies très différentes. Mon amour l’aurait conduite ailleurs.

Il faut que je sache avec les autres, avant de les tuer. »

 Nous sommes dans la fiction, mais le personnage perdure dans sa conception : lui seul est maître de la vie, l’idée que Patricia, ou les autres cibles soient agissantes n’est même concevable pour le tueur. Pauline Harmange, dans son livre, « Moi, les hommes je les déteste. » nous dit :« On peut aussi arguer qu’un homme qui ne voit pas trop le problème à ce que d’autres harcèlent, frappent, violent ou tuent les femmes, ne les aime pas non plus. Enfin les hommes qui croient que le patriarcat n’est que le fruit de l’imagination des féministes et non une réalité, font également partie du système sexiste. »

Meurtre N°3 : La rupture ?

« Il reste seul dans le noir. Vers vingt heures il entend la serrure s’activer. Il se dissimule derrière un meuble. Quand elle est entrée, et proche, il la saisit par derrière.

Elle panique, elle crie, et il essaie de la rassurer.

Elle garde sa peur mais accepte le face à face. Rapidement, il lui demande pourquoi elle a rompu.

Elle respire et tente de retrouver son calme : « Tu ne t’es jamais intéressé à moi, tu aimais mon cul et tes projets. Tu ne m’as jamais écoutée, tu as fait comme tous les autres mecs ; alors j’ai continué mon voyage.

Maintenant je voudrais que tu partes, tu n’as pas ta place ici. »

Il explique qu’il a souffert, mais elle sourit en lui disant qu’il n’écoute que lui, encore une fois.

Il lui dit qu’il voudrait qu’ils fassent l’amour, une dernière fois. Elle refuse, redouble de peur, et insiste pour qu’il sorte.

Il hésite une seconde, puis la saisit par le cou, et l’étrangle violemment.

Une fois le meurtre terminé, il pleure de rage, il n’est pas délivré de sa tristesse.

Il n’a aucune tendresse pour elle, il la maudit.

Il sort par le jardin et tire sur le chien.

Le chien hurle, il n’est que blessé. »

Sur 107 affaires, 14 se réalisent au domicile de la victime, 86 % sont d’origine française, et le refus de la séparation représente un bon quart des causes.

L’homme s’introduit chez « elle », il s’accorde tous les droits. Il y vit un moment, il a le droit de sexe, il a le droit de vie ou de mort.

Il est le maître, le conquérant. Elle, elle n’a aucun droit. Son « chez elle » n’existe pas, sa vie intérieure non plus, et encore moins ses arguments.

Virginie Despentes « King Kong Théorie » explique le viol dans sa réalité intrinsèque à l’homme, on peut se demander si le meurtre n’est pas dans une même réalité.

« On s’obstine à faire comme si le viol était extraordinaire et périphérique, en dehors de la sexualité, évitable, comme s’il ne concernait que peu de gens, agresseurs et victimes, comme s’il constituait une situation exceptionnelle, qui ne dise rien du reste. Alors qu’il est, au contraire, au centre, au cœur, socle de nos sexualités. »

 L’intrusion au domicile, le viol et le meurtre forment la logique guerrière, masculine, dominatrice. C’est l’actualité de toutes les guerres.

Dans son livre « au-delà de nos larmes », Tatiana Mukanire Bandalire relatait les massacres en RDC : « Une chose est dure à comprendre : les cris des mères, des filles, des petites-filles et de certains hommes continuent de retentir. Des femmes sont violées par dizaines, voire par centaines en une nuit. Personne n’en parle. On ne pense qu’aux morts. Et si on en parle, on dit qu’il n’y en a pas beaucoup, on dit que ce n’est pas grave, et puis on se tait. Pas de déclaration, pas d’excuses. Tout le monde est impliqué, du plus jeune au plus vieux, du plus pauvre au plus riche. Tous, nous utilisons nos téléphones en fermant les yeux devant ces milliers de morts ou de femmes violées, mortes dans leur propre corps. »

Notre tueur part en colère contre lui, son orgasme loupé. Encore une fois la femme ne compte pas. Pour s’apaiser il retournera sur les lieux du crime :

« Il la dépose sur le canapé. Lui pose les mains sur le ventre.

Il lui demande pardon, puis l’embrasse sur le front.

Il s’assoit et lit un texte manuscrit posé sur la table du salon

« Stigmates.

 Au fond de moi je porte des stigmates, profondes cicatrices qui autrefois souillèrent mon cœur. Le temps, l’absence ont conjuré mes efforts. Je suis devenue forte face au poids des larmes et de l’insoutenable douleur. /. »

Il est comme tout homme violent, il redevient gentil, afin de s’accorder des excuses à lui-même. Son sentiment n’est pas de la culpabilité, mais de la gêne émise par sa propre violence, par sa frustration. Dans l’histoire, elle ne compte pas ; son seul problème c’est d’être en paix avec lui même

Et pour ne pas conclure…

Ce premier jet, doit me servir à entrer dans la problématique. Comprendre le féminicide, le comprendre pour envisager d’autres réponses que les réponses mécaniques du ministère de l’intérieur.

Il faudra parler de formation, de la violence dans le couple, de la méconnaissance de l’Autre, de la sexualité, de l’apprentissage à la bienveillance et à l’empathie positive … bref, nous ne sommes pas sortis de l’auberge, cependant je rentre mon assassin dans son livre, et rassurez-vous, il ne sort pas gagnant de son histoire …

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David Lerenard

Une vie de travail et une vie de nomade, environ trente emplois et autant de lieux d'habitation dans toute la France, des rencontres multiples et intenses. Sociologue, Directeur d'action sociale auprès de demandeurs d'asile, de jeunes en rupture sociale, de personnes handicapées et de différents services d'aide à la personne, l'auteur n'a cessé de fouiller les aventures humaines dans un seul souci, nourrir la confiance en soi de chaque âme en errance. Finalement heureux de se définir en clown aux bulles de savon, il cultive les lumières fugitives.

9 réponses

  1. As tu en dehors des bouquins rencontré des femmes victimes de violences conjugales ? Les as tu écoutées ces femmes qui ont frôlé la mort et celle de leurs petits ? En as tu hébergé une ou plusieurs avec leurs petites meutes ?
    As tu déjà craint que le conjoint violent débarque chez toi pour la récupérer ?
    As tu parlé avec des avocates spécialisées dans ce domaine pour entendre là où ça bloque? Là où ça fait mal ?
    Sais tu qu’il existe des associations qui prennent soin des conjoints violents leurs trouvant même des logements ?
    Si quelqu’un peut te parler des ‘hommes’ ce sont les femmes !

    • Renard défend les femmes et dénonce la violence, ce n’est pas un article malveillant Diane. Lis le second article je t’en prie et commente le également.

      • On veut plus de blablas on veut des résultats !
        On veut des mecs avec un M qui nous répondent on y va quand on demande une protection pour une victime car si elle sort entourée de 3 hommes et si ces 3 hommes gardent sa porte sans violence juste de la présence car en face il n’y a que des impuissants qui tremblent face à leurs congénères.
        Mais on n’a pas on a des mots oui et encore des mots et mortes !

        • Le journal abrasif est donc impuissant, pour tous les sujets, n’importe quels thèmes on ne fait que dénoncer, gueuler, établir les faits. Donc on le (la) ferme à ce compte là ? C’est juste une question. Renard, continue ton travail. Diane, continue tes commentaires. Faites vivre ce journal, il est abrasif donc, tout le monde à la droit de s’exprimer à sa façon. Merci pour vos interactions à tous les deux, et à tout le monde aussi.

  2. puisque tu sais, ecris un article. pour info, ce dossier devrait comprendre 6 à 7 articles

  3. je viens de lire ton article, david , et il est instructif: il est vrai que nous les mecs, avons trop souvent tendance à banaliser es violences faites aux femmes, même si ça nous révolte..et que l’on est plutôt de leur côté…et qu’on le restera toujours..
    c’est pour ça que j’ai un peu de mal à comprendre la réaction de diane, qui reste un peu énigmatique: veux-tu dire, diane, que l’on ne peut rien comprendre du fait que nous ne sommes pas femmes? je te sais pas aussi systématique, mais j’ai un doute..ou alors c’est que j’ai pas capté..
    ça reste bien trouble pour moi: j’aime bien qu’on m’explique clairement les choses, histoire de réagir..mais là, je me trouve coincé entre vs deux..sans réponses..
    en tous cas, c’est un sujet d’actu, mais pas que!! c’est depuis que les hommes et les femmes sont sur terre que leurs rapports se posent..
    mercis à tous..

    • Bonjour François, dans l’article 1, je suis parti des conflits psychologiques qui peuvent mouvoir l’homme. ces tensions sont héritées de la culture patriarcale, de la société, des difficultés à être. Oui, le conflit genré existe depuis toujours, sauf que la construction sociétale a exacerbé la fracture. le féminicide est devenu une pratique sociale (2millions 1/2 de femmes manquantes en Inde). pour le féminicide intime en France, l’Etat a sa part de responsabilité, par son laxisme, les carrences éducatives, et son déni. (article 5 mise en alerte de 2002 par Amnystie)
      cette première approche a partir de la fiction, les fantasmes d’un « héros » est peut-être dérangeante, mais elle colle en tout point avec l’ensemble des études sociologiques, psychologiques et psychiatriques. Simone de Beauvoir disait on ne naît pas femme, on le devient. (par là elle faisait référence à la construction sociale), ..Thuram a écrit on ne nait pas noir, on le devient … et je pense que l’on ne naît pas homme, on le devient. donc ce massacre n’est pas « naturel » il est un résultat, ce qui donne espoir , et sens à une bataille humaniste.
      pour les interventions de la rédatrice en cheffe, je ne peux pas répondre, j’ai juste imaginé une violence issue du vécu, que l’on retrouve dans le livre cité à l’article 5 (à paraître).
      pour moi, cette réflexion sur le féminicide a été riche, car le sujet est très vaste, en terme de géographie, d’histoire et d’abords. par exemple, je n’ai pas traité le crime d’honneur, (ou très peu) qui pourtant fait aujourd’hui la une en Afghanistan.
      Enfin, pour avancer vers plus d’humanisme la survalorisatin des femmes ou des hommes est stérile, par contre le renforcement des luttes contre les inégalités et pour la protection des femmes sont des urgences.
      cordialement

  4. ben oui, super..
    un très bon résumé des choses
    tu sais, je crois qu’on a tous quelque chose à se reprocher ds nos rapports aux femmes…
    heureusement, mais le désir est parfois freiné par ce féminisme nécessaire..
    on est très peu à en parler, parfois:ce n’est pas de la pudeur, je crois, mais bien plutôt de la lacheté: ce sont des histoires de bonnes femmes, dit-on tellement souvent!!
    on attend la suite!!

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