Exercice de Sophisme opérationnel

Sophisme au masculin
Sophisme au masculin

Exercice de Sophisme au masculin

Je ne suis pas un bobo ni un clodo, j’ai grandi loin des ghettos ; éduqué par des Femmes de la nuit, des prostituées en fait. Oui, aucun homme n’a pu installer son autorité sur moi, je la rejette absolument, n’ayant pas eu de père, ni repère, je pense que je ne la supporterai jamais cette hégémonie masculine. La majorité des hommes sont pourris, je me répète souvent, mais je n’ai jamais vu une femme décapiter son mari et jouer avec sa tête en marchant avec un sang froid glacial. Ce ne sont pas les femmes qui ont créé la bombe, la guerre, les génocides, les féminicides et j’en passe.

Les femmes sont belles et pures, bien sûr il y a des exceptions, mais elles représentent la minorité opérationnelle visible. Concernant les hommes, symbole de supériorité par excellence et d’extrême violence, il n’y a pas à débattre, ils sont majoritairement fous. Cependant, il reste heureusement de grands hommes, et ils ne reposent pas forcément au panthéon, ces hommes sont surement vos amis ou vous tout simplement.

Qu’est-ce qu’un grand homme ? Selon ma définition sommaire, c’est un être humain qui transpire la paix, la bienveillance, l’empathie, un bon cuisinier également. Évidemment, chacune ou chacun aura sa représentation de l’homme idéal, et fera la différence entre le bon, la brute et le truand. La vengeance engendre la haine et la violence, beaucoup de femmes utilisent la vendetta pour les hommes qui les ont violés, frappés, méprisés pendant des siècles et au-delà. Je ne pense pas que cela soit une solution, mais ça ne me regarde pas, c’est leur combat et je le respecte.

Je n’aime pas l’homme, mes camarades, mes amis, sont les seuls contacts masculins que j’approuve. Les gouverneurs me font gerber, ces présidents me donnent des ulcères, la liste est longue. Je suis conscient que l’on ne va pas me déposer des géraniums sur ma tombe à mon hypothétique enterrement. D’ailleurs, je n’ai plus de famille, d’attaches, je suis isolé, je me distribuerai donc en morceau à la science. Je ne suis pas un homme bon pour autant, j’en ai fait bouffer des tartines de merde à autrui. Alors certes, j’ai sauvé des vies, mais je me suicide rationnellement, et mentalement, ainsi que physiquement. J’ai fait pleurer des femmes, des hommes, je suis en quelques sortes un monstre, une faille.

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Lionel Belarbi

Tout d’abord, bienvenue à bord de mon bâtiment de guerre, la rubrique des chroniques qui piquent. La température y est tellement haute que je ne peux l’évaluer. Vous êtes invités à me signaler tous délires disproportionnés, même si j’en ferai encore plus face à la critique, car elle m’excite. Je traite et analyse des sujets et thèmes qui me font frémir de délire, j’exerce en toute impunité. Auteur bipolaire à la plume corrosive, poétique, parfois humoristique ou tragique, mais toujours authentique, je me prends toujours au sérieux, ou pas.

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