Epiphanie : Il était une fois… les fêtes de fin d’année !

Epiphanie
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Partie 3 : Epiphanie  

Encore une fois, qui j’espère ne sera pas pour vous déplaire, je reviens sur ce moment de fête à une autre époque où les galettes étaient sans manga à l’intérieur.

Un jour, mon fils petit m’a demandé si les mammouths existaient encore lorsque j’étais enfant, je radote donc depuis mes 25 ans…

Durant mon enfance sans mammouth la galette des rois était encore un moment de partage et celui-ci à la fois familial et amical car il était de coutume qu’elle permette de présenter ses vœux à ceux que nous n’avions pas croisés précédemment.

Galette frangipane que l’on admirait dans les vitrines des pâtissiers seulement ce jour là, le jour de l’épiphanie et non comme aujourd’hui, de novembre à février dans des boites sur des rayons de supermarchés…

Je me revois petite essayant d’en surprendre le parfum en ouvrant la porte des boulangeries pâtisseries se trouvant sur mon chemin. Bien sur cet objet convoité pour son gout exceptionnel l’était tout autant pour le jeu qu’il apportait à espérer ‘tomber’ sur la fève et gagner la couronne !

Mais je me souviens aussi des galettes préparées par les anciennes ; mes grands-mères, mes tantes, la ‘mère’ à la campagne. J’aime le mot mère car il est symbole de sagesse et était utilisé avec respect dans nos belles régions aux verts pâturages… Il était courant d’entendre ‘Hé la mère sers nous un canon’ ou ‘La mère donne donc un bonbon à la petite’ !
Donc toutes ces ‘mères’ préparaient la galette tout comme je la préparerai moi-même dimanche. 

Dans mon enfance il était coutume que le plus jeune des enfants aille sous la table lors de la découpe de la galette et nomme ainsi à chaque part son destinataire de manière à ce que la fève tant convoitée et souvent perceptible à œil ou au couteau, ne soit pas prise d’assaut. 

Coutume conservée et perpétuée dans ma famille tant elle amuse les enfants et drôle aussi lorsque enfants il n’y a pas et que la personne la plus jeune se retrouve à jouer ce rôle entre amis.  

Les grands trichaient souvent de manière à ce que l’objet convoité se retrouve dans l’assiette d’un enfant sautant sur la couronne si durement gagnée…

S’en suivait le choix du roi ou de la reine le gagnant glissant la fève dans le verre de l’élu(e).

Les fèves que j’ai connu enfant étaient souvent un croissant de lune ou une lune pleine en porcelaine, puis ce fut les personnages de la crèche.

Lorsque nous étions reçus par nos amis et voisins paysans, les galettes étaient aussi grandes que le nombre de convives et sortaient du four d’une cuisinière à bois garnies parfois simplement de compote de pommes ou vide selon les finances des hôtes et la fève un simple haricot sec qui faisait tout autant la joie des enfants et si couronne il n’y avait pas, la petite goutte de vin rouge dans le verre d’eau faisait tout à fait l’affaire.

La galette des rois était un moment festif pour bien commencer l’année et très souvent bien arrosé qui finissait parfois avec une partie de cartes.

L’épiphanie hommage aux Rois Mages, marquait la fin des fêtes, mais surtout la fin de la considération rendue à la naissance de Jésus et de ce fait dès le lendemain sapin, décorations et crèche disparaissaient de la maison.

Laissez vous donc tenter par ce passé en mettant la main à la pâte et peu importe si le nombre de convives est restreint car ce qui compte est le moment !

Bonne année à tous et toutes et gardez le sourire 

Abrasivement vôtre

Diane 

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Diane [Auteur]

Diane [Auteur]

De formation, je suis psychanalyste Reichienne ce dont je suis fière : Reich, bien loin de ceux qui ont appauvri l'humain dans toutes ses dimensions ! J'ai suivi les cours de Jacques Lesage de la Haye Personnage haut en couleur connu pour ses manifestes contre la psychiatrie.

1 réponse

  1. Avatar ThiMen dit :

    Hummm, ça sent bon…
    Merci pour ce voyage à travers notre mémoire.
    Et moi qui croyait que « et pis, Fanny », ça venait de Marseille, quand on perd 13 – 0 à la pétanque…

    Quoi qu’il en soit et comme le dit si bien Gaspard : « Paix sur ta couche » .

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