En vrai, je m’appelle Dan-iel

En vrai, je m’appelle Dan-iel
En vrai, je m’appelle Dan-iel

En vrai, je m’appelle Dan-iel.

Je ne me sens pas homme, pas homme masculin viril.

j’ai toujours détesté ces moments où il est de bon ton,

de faire des listes à la pervers, de ses exploits sexuels, de ses blagues salaces.

Je n’aime pas ces exhibitions de puissance, de force.

Je ne supporte plus cette bêtise qui permet de parler de tout, en ne comprenant rien.

Pourtant, j’ai aimé me battre sur un tatami.

J’ai aimé réussir des projets, ouvrir des établissements.

J’ai aimé gagner.

Mais je me désolidarise des hommes…

En vrai, je m’appelle Dan-iel.

Non, je ne suis pas non plus une femme.

Je ne peux pas dire que j’aime les femmes, cette phrase n’a aucun sens pour moi.

j’aime certaines femmes, celles avec qui j’ai partagé de moments fous, tendres.

Celles avec qui, je me suis senti léger, heureux.

J’aime des personnes qui ont dans leurs mains et dans leurs yeux une intelligence douce.

Je suis triste pour beaucoup de femmes qui se valorisent par des tâches ménagères, qui veulent satisfaire, je ne sais quel homme, quelle tradition.

Je suis triste devant leurs doutes, leurs peurs, leur pudeur.

En vrai, je m’appelle Dan-iel.

En vrai de vrai, je suis romantique et indifférent à tout.

Je suis tendre et brutal. Très con et parfois intelligent. J’écoute, et parfois, je n’entends rien.

J’aime les corps, j’aime le sexe, et le sexe m’ennuie aussi.

Je ne suis pas contre le fait que l’on puisse m’aimer, mais je refuse de plaire.

En vrai, je m’appelle Dan-iel.

Je suis unique, différent, pareil à tous. Je suis mon histoire.

Je suis un être, qui se moque de tous les genres, toutes les cases, des styles.

En vrai, je suis Dan-iel.

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David Lerenard

Une vie de travail et une vie de nomade, environ trente emplois et autant de lieux d'habitation dans toute la France, des rencontres multiples et intenses. Sociologue, Directeur d'action sociale auprès de demandeurs d'asile, de jeunes en rupture sociale, de personnes handicapées et de différents services d'aide à la personne, l'auteur n'a cessé de fouiller les aventures humaines dans un seul souci, nourrir la confiance en soi de chaque âme en errance. Finalement heureux de se définir en clown aux bulles de savon, il cultive les lumières fugitives.

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