Élections présidentielles : l’extrême droite a déjà gagné !

Élections présidentielles
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Élections présidentielles : l’extrême droite a déjà gagné !

Dans ce concours à la haine, au moins une chose est claire, la vie en noir. Que ce soit les candidats affichés de l’extrême droite ou les candidats planqués derrière les étiquettes de droite la victoire nauséabonde est acquise.

Le résultat n’a pas encore choisi le nom, mais son camp.

L’extrême droite française a une longue histoire, elle a choisi au fil du temps ses adversaires : les républicains, les communards, les Juifs, les homosexuels, les féministes, les athées, les réfugiés espagnols, les communistes, les migrants… La liste est longue. À chaque fois, il s’agit d’affirmer que « nous » sommes les meilleurs, les garants des valeurs essentielles. Bref, l’extrême droite œuvre systématiquement contre l’évolution, contre le monde différent.

Aujourd’hui encore la rhétorique est similaire. On s’insurge contre les étrangers, les valeurs non-judéo chrétiennes, les rebelles à l’ordre établi.

Wiki donne cette définition : « Si les mouvements ou partis d’extrême droite sont divers, leurs socles idéologiques comportent des points communs : un patriotisme, un nationalisme et un traditionalisme encore plus poussés qu’à droite, un discours autoritariste affirmé, et un programme économique et social hétéroclite, parfois plus favorable aux milieux populaires que celui de la droite traditionnelle, usant largement d’une rhétorique antisystème et de dénonciation des élites. La xénophobie fait aussi partie de ce socle commun et se traduit souvent par une opposition à l’immigration. »

Les candidats traditionnels sont connus, que ce soit la fille du père ignoble, ou l’homme gris, les discours n’ont aucune ambiguïté. Ils revendiquent « leur France » et les soi-disant valeurs nationales. L’homme en gris est même plus trempé avec ses discours misogynes…

Mais ces deux tristes personnages ne sont pas seuls.

La candidate républicaine rêve maintenant de nettoyer les quartiers, après s’être alliée avec les défenseurs du droit judéo-chrétien et avoir excellé dans la démagogie. Plus la campagne avance plus elle se salit. L’appât du pouvoir a une odeur pestilentielle.

Et s’ajoute le titulaire du poste. Il s’autorise tout, non seulement les coups de gueule, les annonces dictatoriales, le mépris, il réduit son programme à sa personne, exit l’écologie, la solidarité, la liberté… Vive lui ! vive le Trump français !

Le gagnant sera un de ces quatre… Et l’avenir du pays est déjà basé sur le rejet, le mépris et l’affirmation péremptoire.

Une autre alternative ?

Non, il n’y en a pas. D’abord, car l’échiquier est maintenant binaire, d’un côté les noirs-gris, de l’autre les ridicules.

Tous les autres candidats sont des soutiens au système socio-démocrate, appelé aussi capitalisme. Hors le capitalisme est en péril, oui, mondialement c’est la crise. La mondialisation génère surtout une exacerbation des conflits. Les petits pays sont en danger, et surtout, toute la population du globe est en danger. Le monde s’effondre, et une seule réponse est affirmée, la conquête hégémonique sur les ruines.

Il faut réduire la population et détruire la concurrence.

Personne ne prend le risque de sauver la planète, et chaque pays essaie d’être parmi les survivants.

Les vestiges de la gauche regardent et s’inscrivent dans la même logique, celle du survivant. Le PS qui a été premier parti de France découvre qu’il n’existe plus. Les leaders verts et insoumis militent pour gagner au jeu « je l’avais dit » … Et le reste n’est que poussière.

Mon discours est pessimiste ?

J’aimerais tant que je sois victime d’une vue de l’esprit, j’aimerais tant que l’humanité qui éclaire encore tant de visages prenne les commandes. Mais l’humanité n’est pas dans l’échiquier politique. Elle est dans les petites et les grandes actions, elle est dans la société civile… Mais pas dans les élections présidentielles.

L’humanisme a été muselé par les politiciens et leurs promesses. Tous, de De Gaulle à Macron, sans oublier Mitterrand, ont osé faire appel aux sentiments, à la générosité. Ils ont tous été censés incarner l’espoir, et ils ont tous réalisé la trahison.

Ils ont organisé l’avancée « normale » du monde, la loi du profit, la loi du meilleur, la loi de la destruction programmée.

Rocard, lui-même a conclu sa vie par une analyse similaire…  (suicide de l’Occident, suicide de l’humanité ?) Seule la société civile est porteuse d’espoir.

C’est perdu ?

Oui, c’est perdu complètement perdu. Demain, la France se dotera d’un ou d’une présidente infect-e. Des millions de compatriotes seront heureux, clameront le changement… Et le jour suivant, chacun d’entre nous devra adapter ses pas au nouvel ordre, devra se conformer… En se disant « si c’est pour le bien de la France ».

Selon les derniers sondages les quatre ensemble réunissent plus de 70 % des voix … le cauchemar est commencé.

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David Lerenard

Une vie de travail et une vie de nomade, environ trente emplois et autant de lieux d'habitation dans toute la France, des rencontres multiples et intenses. Sociologue, Directeur d'action sociale auprès de demandeurs d'asile, de jeunes en rupture sociale, de personnes handicapées et de différents services d'aide à la personne, l'auteur n'a cessé de fouiller les aventures humaines dans un seul souci, nourrir la confiance en soi de chaque âme en errance. Finalement heureux de se définir en clown aux bulles de savon, il cultive les lumières fugitives.

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