Edito 18 – En prose je décompose la critique en poésie avec parfois l’encre et le Crésyl

Georges Brassens - L'encre et le crésyl
Georges Brassens – L’encre et le crésyl

Mes textes sans Crésyl !

Définition : Le Crésyl est excellent et puissant désinfectant à base de crésol. Le Crésyl est une marque déposée et utilisée par plusieurs fabricants. Elle est la propriété de la société PROVEN ORAPI, du groupe ORAPI. On utilise souvent le Crésyl pour désinfecter les boxes des chevaux dans les écuries. L’odeur est tellement forte, que ça défonce un peu si on aère mal la pièce à traiter.

Définition alternative : Souvent utilisé dans mes propos pour qualifier une auto-censure indispensable pour satisfaire la bienséance. En clair, pour plaire, pour être au pas et surtout être aux normes humaines, je lave parfois malheureusement mes textes au Crésyl. Accessoirement, cela m’évite aussi la case prison pour une rédaction diffamatoire envers la Police ou un politicien. Cependant, avec l’âge, j’utilise de moins en moins ce produit qu’est le Crésyl.

La critique est facile

La critique est facile et indispensable à la remise en cause de l’auteur. Mais elle est aussi difficile à digérer quand on s’expose de trop. Etre engagé sur de nombreux thèmes, ouvrir ça grande gueule sur des sujets qui fâchent, est une pratique sans filet et bien douloureuse.

Dans cet édito 18, je fais suite à un gentil commentaire que je cite :

Quel article de merde. J’ai halluciné. J’ai au moins la certitude qu’être psychiatrisé n’empêche pas d’être un connard ignare et imbu de sa personne. Merci à toi ! 

Un inconnu

Pour cet inconnu caché derrière un pseudo et un écran, j’ai pratiqué à son égard l’indifférence, sans répondre avec des vulgarités. J’ai quand même approuvé son commentaire et je lui ai écrit un poème.

L’encre et le Crésyl

Je me fous des contradicteurs trop polis
J’écris ce que je suis, je suis ce que j’écris
Encore que la critique soit parfaitement fondée
Ma lame est forgée par ma vie et ma fierté
C’est mon papier, ma plume, mon style
Je ne vais quand même pas me tuer au Crésyl

Brute de décoffrage ne sera pas ma bâtisse
Armez vos armes, au-dessus de vous je tisse
J’écris avec une langue rouge, une encre noire
Pour la plume de bronze, ce sera l’abattoir

Elle était belle cette mélodie pourrie
D’un argent au ton tintant, ô, mon amie
Miroir ! Dis-moi qui a les plus beaux vers
Vous avez un beau teint cadavéreux
Mais les cadavres exquis de l’univers
Vous élèveront vers les plus hauts cieux

Georges Brassens – La Mauvaise Réputation

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Lionel Belarbi

Sur ce blog je traite et analyse des sujets d’actualités qui me font frémir de délire, sans avoir un avis journalistique ou autres, j’exerce en toute impunité. Écrivain bipolaire à la plume corrosive, poétique, parfois humoristique ou tragique, mais toujours authentique. Merci de me signaler les fautes d'orthographe, elles sont nombreuses et je m'en excuse par avance.

1 réponse

  1. Dominique Friard dit :

    Bravo Lionel. Indépendamment du contexte que tu décris très bien, je trouve qu’effectivement être psychiatrisé n’empêche pas d’être un connard, etc., pas plus que d’être psychiatre ou soignant. Nous sommes tous des connards, etc. ou le connard de quelqu’un d’autre. Dans le genre j’en ai reçu quelques-unes pas piquées des hannetons.
    Je t’enverrai le texte promis dans les délais. Il devrait se rapprocher de ta demande.

    A bientôt,

    Dominique

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