Comment fonctionne un essai clinique ?

Essai clinique

Si vous me connaissez un tant soit peux sur twitter, vous savez que j’ai l’habitude de démonter les arguments des antivax, pro-homéopathie, adeptes de thierry casasnovas… En effet, les 11 vaccins « Obligatoires » sont sûrs et ils sont efficaces, c’est un fait.
L’homéopathie c’est de l’eau, c’est un fait. Thierry casasnovas est une dérive sectaire, c’est un fait.
Cependant, en ce moment c’est compliqué de s’y retrouver : Qu’est ce qu’un essai clinique et comment ça fonctionne ? Il est temps d’en parler car c’est le grand bazar en ce moment avec le covid-19, le « Coronavirus » comme on dit au quotidien tandis qu’il en existe 7 chez l’homme.
Nous allons voir ça ensemble dans cet article.

Cible de Graham pour les futurs commentaires qui m’insulteront :

Cible de Graham

Essai clinique

Afin d’évaluer l’efficacité d’un traitement, on fait ce qu’on appel un « essai clinique » c’est-à-dire une étude qui va évaluer l’efficacité d’un traitement et plus particulièrement d’un médicament, comme ceci :
-On va sélectionner des patients candidats, et la sélection va être « Randomisée » c’est a dire que la population qu’on va trouver est mélangée, un peux comme si l’on prenais des gens au hasard.
L’intérêt ? D’éliminer les facteurs extérieurs qui biaiserais l’étude. Disons par exemple que les personnes noires sont naturellement immunisées (ce qu’on a cru au début)
Si l’on choisis dans l’étude une population spécifiquement noire, on va avoir 100% d’efficacité, et on ne pourra pas clairement différencier si c’est le vaccin ou l’origine ethnique qui fait ça. L’étude est donc biaisée.
Disons maintenant que les personnes du groupe sanguin A+ réagissent mal au vaccin. Si dans l’étude nous choisissons en majorité des gens qui sont de ce même groupe A, le vaccin provoquera très fréquemment des effets indésirables qu’il provoquerait beaucoup moins dans la population générale. L’étude est donc biaisée.
En revanche, avec la randomisation, on trouvera dans l’étude autant de personne noires ou de personnes A+ que dans la population générale. L’étude est donc non-biaisée.
Seuls certains critères d’exclusion existe : Des contre-indications médicales, ou l’essai chez des enfants de 10 ans.

-On va mettre en place un groupe placebo, c’est a dire un groupe qui recevra un produit inactif. Le but de cela : éviter l’effet placebo et montrer que l’efficacité est présente, qu’il ne s’agit pas d’une guérison naturelle.
De plus, l’effet placebo est très important : une personne peut avoir la sensation d’être guéri avec du pain de mie, il suffit qu’elle croient que c’est un remède.
La simple consultation avec le médecin peut provoquer cet effet placebo et cet effet est également présent chez les nourrissons et les animaux.
Ainsi, une partie des participants a l’essai, généralement la moitié mais ça peut varier (Discovery par exemple) recevront le médicament, l’autre moitié recevront un produit inactif.
Les patients ne savent pas si ils reçoivent le placebo ou le médicament : C’est le double aveugle. Là encore, il permet d’éviter les biais, par exemple qu’un patient sous-estime involontairement l’effet du traitement. Le médecin ne sait pas non plus qui reçoit le produit inactif ou le placebo, car comme dit précédemment la simple consultation médicale peux produire un mieux chez un patient.
Vous ne vous êtes jamais sentis mieux en sortant de chez le médecin, diagnostique posé et ordonnance en main ?
Bien que cela paraît a certains être un manquement a l’éthique (Ne pas soigner tout le monde) il est en réalité bénéfique : il permet de démontrer de manière factuelle l’efficacité du traitement.
De plus, les patients qui reçoivent le médicament ne sont pas forcements soignés : Le médicament pourrait très bien détruire le système immunitaire des patients. Si le médicament était censé soigner une infection, ce serais quand même légèrement contre-productif.
Plusieurs essais cliniques sont faits avant qu’un médicament, ou un vaccin puisse être déployé : la phase I, la phase II et la phase III. Il y a également plusieurs sous-phases qui sont mises en places, et chacune de ces phases nécessite l’accord des autorités sanitaires et de l’ANSM en particulier, l’agence du médicament.
De plus, ne pas faire de groupe placebo, de groupe contrôle ne prends pas plus de temps : Les deux groupes sont suivis sur la même période.
Il y a également la cohorte c’est a dire le nombre de personnes suivis : cela varie en fonction de la phase de l’étude et du nombre de malades disponibles. Enfin, il y a la revue par les pairs : l’analyse de l’étude par des scientifiques extérieurs et indépendant de l’étude ou de quoi que ce soit d’autre.

En espérant que ça vous a permis d’y voir plus clair. là encore, le but est de vous faire votre propre avis mais de façon plus scientifique et rationnelle, et pour le coup j’ai bien l’impression que ces notions n’étaient pas bien comprises par beaucoup de français en cette période de crise.

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Asperger Defense

Asperger Defense

Autiste asperger en lutte contre les soins sans consentement, libertarien et pro-choix, et souhaitant, non pas fournir un simple avis comme généralement c'est le cas sur les réseaux sociaux, mais des analyses plus rationnelles et nuancées.

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