Café, clope, monnaie ! Par Lionel Belarbi

Café, clope, monnaie ! Par Lionel Belarbi
Café, clope, monnaie ! Par Lionel Belarbi

Café, clope, monnaie

Certains gentils patients offrent, d’autres troquent, pendant que des camarades vendent ou achètent. Je vous présente la Sainte Trinité en psychiatrie, soit le café, la clope et la monnaie. Ma première hospitalisation fut un enfer, car enfermé et sans tabac, mes angoisses ont décuplé en puissance. Il n’y a rien de pire pour un fumeur hospitalisé d’être sans cigarettes et sans monnaies d’échange, comme le café par exemple.

Le manque de nicotine accentue le stresse et s’ajoute aux symptômes pénibles du patient. Il est donc inconvenant de taxer de taxeur un fumeur déjà angoissé par le besoin disproportionné d’une belle blonde, voire de le juger parce qu’il n’a rien trouvé de mieux à fumer d’autre qu’un vulgaire mégot. Il faut alors prendre au sérieux ce phénomène de manque, de besoin et j’écrirai même de trouble, ce dernier mot est fort, qu’est le tabagisme en psychiatrie.


Le caféinomane n’est pas mieux lotie en psychiatrie, car sans argent, il n’a bien évidemment pas accès à la machine à café. Il faut donc taxer, c’est-à-dire essuyer les attaques virulentes de jugement de ses camarades du genre « Tu n’es qu’un sale taxeur ! ». Bien sûr, j’ai promis à mes lecteurs d’être moins vulgaire, alors je vous épargne les mots grossiers qui se terminent en sale pute, connard, pauvre perché, gros taré, déchet humain, etc…

Je termine avec la monnaie, élément suprême de la trinité, qui permet d’acheter cigarettes, café, à un prix élevé aux autres patients. Il y a bien un marché parallèle et noir en psychiatrie, il est même nécessaire ! Acheter, vendre ou troquer des cigarettes contre du café et inversement, fait partie de la vie en hôpital psychiatrique. Ce texte n’est que le reflet de mon expérience de patient en hôpital psychiatrique. La Borde n’est pas concernée totalement par mes affirmations.

café clope monnaie

Vues : 1

Lionel Belarbi

Sur ce blog je traite et analyse des sujets d’actualités qui me font frémir de délire, sans avoir un avis journalistique ou autres, j’exerce en toute impunité. Écrivain bipolaire à la plume corrosive, poétique, parfois humoristique ou tragique, mais toujours authentique. Merci de me signaler les fautes d'orthographe, elles sont nombreuses et je m'en excuse par avance.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *