Booba ou le nouveau variant covid19 des streams

Booba Variant
Booba Variant

Booba Variant

Les chaînes de télé, les chaînes qu’on a au cou leur appartiennent

Booba Variant

Le nouveau single du rapeur le plus sale du RAP GAME vient de sortir il y a 5 jours sur les streams. Il est fataliste, noir, sombre, et son nom de code est Variant. Pour une fois, on ne profite pas de la vulgarité légendaire du capitaine du vaisseau pirate. Bien au contraire, c’est propre avec une instru qui tue. Le texte est profond, parfois même touchant, il est variant comme la covid19.

Plusieurs millions de vues en 5 jours sur les plus grands réseaux de streaming, c’est encore un succès phénoménale, une grosse matraque dans le “bip” de la concurrence. On aura beau critiquer le Duc de Boulogne avec ses précédents titres violents, mais là avec Variant c’est un perfect.

Booba ?

Booba ou Élie Yaffa, né le 9 décembre 1976 à Boulogne-Billancourt, est un sacré rappeur français qui a fait ses débuts avec Ali, un duo qui se nomme Lunatic avec un seul album Mauvais Oeil. Le duo fait immédiatement un succès, c’est cru, violent, mais très intelligemment produit. Ensuite Booba décide de continuer sa carrière en solo, très critiqué des puristes, et encore une fois le succès est énorme avec un premier album nommé Temps Mort.

Puis il détruit le RAP GAME avec une série d’album tels que Panthéon, Ouest Side, 0.9, Lunatic, DUC, FUTUR, Nero Nemesis, Trône, ULTRA, et une série de mix tape comme autopsie 0, 1, 2, 3, 4. Des singles coup de poing, des inédits destructeurs, des clips hallucinants, enfin, un barbare du RAP GAME Français.

Variant

Je vous laisse avec le texte (parole) et la vidéo de son nouveau titre Variant, @+

Booba Variant

Da Over, la track, mec

Ils veulent me faire, peur du néant, je sens plus rien, j’ai la COVID
La Vierge Marie n’a pas d’enfant, scientifiquement, c’est impossible
L’horizon dit rien de bon, on avance, on courbe pas l’échine
Cent millions pour jouer au ballon, taire ses opinions, allez, signe


Nous retournâmes sur Dagobah, nous désertâmes les carrés VIP
Si j’ai acheté une Ferrari, c’pas pour frimer, c’pour aller vite
J’aime biеn les rides, les cicatricеs, l’imperfection, j’aime pas les filtres
Ils nous apprennent à n’plus penser, c’est toi et moi face à l’élite


J’aime pas l’Homme, j’suis pas sympa, j’ai qu’une attache : le placenta
J’prédis la fin comme roi Inca, du magenta, c’est l’agenda
Voisin du d’ssous en sacrifice, votez “rate-pi” qu’on en finisse
Mon cigare est communiste, j’l’allume d’une flamme libératrice


Un jour, ils bluffent, un jour, ils mentent, filtré mille fois pour me détendre
Col mao, marteau, enclume, France d’en haut, c’est pas des tendres
“Fumer tue”, c’est écrit d’ssus, ils nous les vendent tant qu’on les d’mande
Les hommes comme moi, on va les pendre, j’veux pas rentrer dans la légende


Coupable, j’ai comparu, y a pas d’fantôme sauf au parlu
“La paix, c’est beau” : j’y ai jamais cru, la paix dans l’monde : j’l’ai jamais vue
J’suis Monsieur Noir, Tarantino, protège ton dos, tout l’camino
Les Talibans, le Klu Klux Klan, bienvenue dans l’war, sicario


Armand de Brignac et Sativa, le regard froid en chavirant
Force au Liban, chats ont neuf vies apparemment, pas l’Shah d’Iran
Y a du bromure dans la gamelle, côté obscur sept fois par s’maine
Les chaînes de télé, les chaînes qu’on a au cou leur appartiennent
Enfant soldat, Kalashnikov, pendant c’temps-là, ça joue au golf
J’suis un variant, j’suis un vaillant, j’suis plus Bigard qu’Anne Roumanoff


J’vois pas l’daron, très peu mon frère, le nouveau monde : un tas d’ordures
J’aime plus la vie, j’aime mes enfants, je reste fier sous la torture


Ils veulent changer mon ADN, j’t’ai dit : “Sers-toi”, mais t’as trop pris
Bateau pirate est éternel, on reviendra, d’mande à Floki
Le satellite qui nous épie, la toile géante qui se déplie
Pleine pandémie, Euro, J.O et toi, même pas tu te méfies
Poisson et viande, le vendredi, la bête est là, nous affaiblit
J’entends des cris : “Oh mon baby”, rien ne nous sauvera des écrits (des écrits)

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Lionel Belarbi

Sur ce blog je traite et analyse des sujets d’actualités qui me font frémir de délire, sans avoir un avis journalistique ou autres, j’exerce en toute impunité. Écrivain bipolaire à la plume corrosive, poétique, parfois humoristique ou tragique, mais toujours authentique. Merci de me signaler les fautes d'orthographe, elles sont nombreuses et je m'en excuse par avance.

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