Avis de recherche : Le burn-out personnel

Avis de recherche : Le burn-out personnel
Avis de recherche : Le burn-out personnel

Avis de recherche

Passent les jours, les semaines, les années… Perdues de vues…

Le burn-out personnel 

Il y a de cela quelques décennies il n’était pas rare d’entendre ‘ Il est sorti chercher des cigarettes et n’est jamais revenu’ 

A cette époque, il n’existait pas de nom à mettre sur ces disparitions soudaines et parfois même elles faisaient sourire certains, du genre ‘Il en a eu marre de sa femme il s’est tiré’ où encore ‘Il est parti avec une jolie poupée c’est tout’ 

Sauf qu’il arrivait aussi de revoir le ‘fugueur’ quelques années plus tard sans presque le reconnaître assis sur un trottoir mendiant quelque argent…

Aujourd’hui l’on peut mettre un nom sur cette disparition soudaine bien que souvent très réfléchie : le burn-out personnel !

Ce n’est pas parce qu’elle est très réfléchie qu’elle est organisée et c’est bien ce qui est le plus dépitant pour ceux qui restent car rien n’est parti avec la personne, ni papiers, ni argent, ni CB, ni vêtement… Elle s’est jute évaporée…

Cet état de burn-out personnel touche autant les hommes que les femmes et contrairement aux années 60 à 80, les femmes s’évaporent aussi laissant derrière elles un mari et des enfants.

La goutte d’eau !

Nul ne sait ce qu’elle peut être, un rien souvent car face à une tempête l’adrénaline fait tenir par contre lorsque la mer redevient calme ou juste le temps d’une accalmie la psyché décompense et s’évade.

C’est ainsi que dans la années 2000 j’ai perdu un ami, mais une femme a perdu son conjoint et deux petits bouts leur papa. Il s’appelait Mark après des années d’errance il était devenu compagnon d’Emmaüs là où j’y étais bénévole ; jovial, gentil, toujours souriant, un grand et bel homme de la quarantaine. De mois en mois nous sommes devenus amis et c’est avec la plus grande joie qu’il m’annonçât avoir retrouvé par hasard sur le site du compagnonnage une amie d’enfance, son tout premier amour venant faire des achats alors que leur passé commun se trouvait à des centaines de kilomètres, le hasard n’existe pas… Une superbe relation amoureuse s’est installée entre eux et les projets se sont concrétisés les uns après les autres jusqu’à l’achat d’une maison et la naissance de deux enfants. Il était rayonnant de bonheur…
Puis un appel de sa conjointe ‘ Avez vous vu Mark ou vous a t’il appelés ? ‘  La voix tremblait, Mark n’était pas rentré depuis deux jours et n’avait pas remis les pieds sur son lieu de travail. Il n’avait rien emmené, juste son portefeuille et ses clés comme d’habitude…
Ainsi sont passés les jours, les mois, les années et s’est installée l’absence permanente et définitive. Le devoir faire face à tout seule avec le chagrin et l’incompréhension !

Que s’est il passé en lui les heures, les jours sans doute avant cette décision ? Personne ne le saura jamais.

Parfois le bonheur fait peur au point que la peur de le perdre pousse une personne  à le fuir !

Il arrive aussi fréquemment que les personnes ayant connues la misère, la rue, la clochardise arrivent jusqu’au bonheur tellement épuisées qu’elles le fuient incapables de reprendre la vie là où elle l’a abandonnée.

Retour impossible !

Bien sur, les regrets, les remords, la solitude inhérents à cette décision refont surface après le passage de la tornade, mais la tornade les a transportées tellement loin de chez eux psychologiquement parlant qu’il est impossible pour ces personnes de refaire la route dans l’autre sens parce que la honte a pris toute la place et que le bonheur passé ne survit plus que sur des photos jaunies au fond d’une poche.

Rien ne peut laisser présager une telle décision de suicide social pas plus que l’acte suicidaire physique. La mélancolie peut parfaitement être masquée par la fatigue ou pire encore par une bonne humeur et un humour apparents savamment orchestrés par un refoulement précaire.

Ne pas savoir !

L’horreur du vide de sens : Où sont elles ? Sont elles toujours en vie ? Nous recherchent elles ? Comment les retrouver ?

Je ressens toujours le manque de cet ami perdu mais surtout je pense à ses enfants grands maintenant, adultes même, à leurs ressentis ainsi qu’aux ressentis de toutes les personnes dans le même cas ! C’est dans cette optique que nous avons décidé Lionel et moi de créer une rubrique pour ces oubliés dans notre forum, pour les oubliés laissés sur le chemin ou aussi et bien sur pour ces personnes qui se perdues dans les rouages de la vie.

Vous la trouverez ici : Avis de recherche sur le forum

Elle est à vous, une route est ouverte, empruntez la, qui sait…

diane journal abrasif

Diane [Auteure]

Femme psy - Auteure - Présidente d'une association luttant contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Ma plume peut être aussi corrosive que compatissante selon l'actualité. Acide où humoristique selon mon humeur !

1 Response

  1. appel aux dons sdf Lionel Belarbi dit :

    Belle initiative sur le journal abrasif et le forum

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