Corpus : Avaries en haute mer, par Lionel B.

Avaries en haute mer
Avaries en haute mer

Avaries en haute mer

Telle une bouteille sans bouchon de liège à la mer, j’ouvre une grande parenthèse sans fermeture qui prend l’eau amère et qui se noie. Ma missive sera certainement dévorée par les requins affamés raffolant de ma plume sanglante. Les poissons ne savent pas lire, alors ma correspondance sera digérée et expulsée comme un déchet organique quelconque. À quoi bon se fatiguer à mouvoir son corps sans rythme, ni cavalières et dépourvus de rimes ? D’ailleurs, qui sont-elles ?

Les douleurs pour un ballarin, ce ne sont pas les flèches plantées en plein cœur, ni même les caresses dans le sens du poil, ce sont l’indifférence et le néant. Une partie de mes spectateurs souhaitent me briser les doigts et me faire taire, mais j’ai la faculté de danser avec les orteils et mon sang. On ne coule pas aisément un bâtiment de guerre qui a essuyé de nombreux tirs ennemis dans sa vie, de bâbord à tribord et de la proue à la poupe, avec de simples coups de canon. Le vaisseau sombre, mais il refait toujours surface. Connaissez-vous réellement ce nageur isolé qui progresse dans ces eaux salées ?

« Son Altesse dévide le tapis rouge pour ses hôtes à l’égal de l’écrivain qui déroule le papyrus pour ses lecteurs. »

appel aux dons sdf

Lionel Belarbi

Tout d’abord, bienvenue à bord de mon bâtiment de guerre, la rubrique des chroniques qui piquent. La température y est tellement haute que je ne peux l’évaluer. Vous êtes invités à me signaler tous délires disproportionnés, même si j’en ferai encore plus face à la critique, car elle m’excite. Je traite et analyse des sujets et thèmes qui me font frémir de délire, j’exerce en toute impunité. Auteur bipolaire à la plume corrosive, poétique, parfois humoristique ou tragique, mais toujours authentique, je me prends toujours au sérieux, ou pas.

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