Algérie sous Haute Tension ! Féminicides et Détenus d’opinions

Algérie sous Haute Tension !
Algérie sous Haute Tension !

Algérie sous Haute Tension

L’ultra violence règne en Algérie, le pays de ma mère décédée en France à l’âge de 38 ans. Repose en paix. Déjà, dès mon plus jeune âge, ma mère me racontait en guise de berceuse, la violence extrême qu’elle devait subir tous les jours avec sa mère de la part de mon grand-père. Alors, j’ai bien sûr fait grandir en moi une haine démesurée contre la culture algérienne, puis elle s’est apaisée avec le temps pour disparaitre. Après tout, cela ne concernait que ma famille.

Mais aujourd’hui, 24 ans après le décès de ma mère, la violence est encore dans ma plume et ma bouche quand je parle d’Algérie. Un pays bouffé par la corruption instauré par le gouvernement du président Abdelaziz Bouteflika, et lui-même. De toute façon, ce président algérien, homme d’état pantin, fut mort politiquement le 8 mai 2012, à Sétif, où il prononça son dernier discours en public. Sa mort officielle ou officieuse fut déclarée le 17 septembre 2021 à Zéralda en Algérie et l’inhumation s’est fait un 19 septembre 2021 au Cimetière d’El Alia, Oued Smar en Algérie.

Alors, un 25 mai 2022, je décide de me réveiller un peu, car après tout, l’Algérie est mon pays également, même si je suis né en France, je me dois de dénoncer toute cette politique corrompue, les crimes, la violence émergente, non, pardon, la violence stagnante depuis toujours….

Algérie sous Haute Tension, un article à risque sur le journal abrasif

Féminicides (Première Partie de Algérie sous Haute Tension)

09h00 : Je recherche des informations sur le journal Le Monde (Afrique) sur la violence en Algérie, et je tombe déjà sur les féminicides. Il est rapporté que le nombre de décès indiqué par la police et relayé par certains médias n’apparait pas de façon claire dans les statistiques officielles de ce pays. Le courage de militantes féministes permet le regroupement de données plus fiables, car la police nationale émet des chiffres sous-estimés en termes de meurtres de femmes sans tenir compte de la spécificité du féminicide en 2019. Un recensement plus poussé de ces militantes montre en fait que 75 cas de féminicides sont identifiés. Désinformation du gouvernement et de la police ? Manque de rigueur dans les enquêtes ? Je suis complètement désappointé. Ceci est du laxisme meurtrier !

Les militantes féministes algériennes Narimene Mouaci Bahi et Wiame Awres sont les responsables du site internet Féminicides Algérie qui recensent un grand nombre de féminicides. Bien sûr, comme elles l’indiquent sur leur page de présentation, le chiffre est en effet bien plus élevé, mais elles font leur possible et utilisent des méthodes bienveillantes et astucieuses pour honorer les victimes.

Le recensement que nous réalisons suit plusieurs étapes : détecter le féminicide sur la presse ou les réseaux sociaux, chercher l’entourage de la victime et entrer en contact avec eux, confirmer l’information avec plusieurs personnes de son entourage, minimum 5 personnes, analyser les informations que nous avons, et en dernier lieu, rendre l’information publique. Nous avons ce besoin de contacter son entourage car nous avons constaté que dans la presse il n’y a pas assez de détails que nous jugeons nécessaires pour traiter ce sujet : age, nom de la victime, si la victime était déjà violentée, si elle a déjà essayé de demander le divorce ou de déposer plainte, si elle avait des enfants, sa fonction, entre autres. Nous aspirons ainsi à comprendre et analyser les mécanismes qui mènent aux féminicides.

Nous tenons aussi à mettre en avant que les femmes assassinées ne sont pas que des chiffres, elles avaient des noms et des vies, parfois des enfants. Nous ne voulons pas qu’elles tombent dans l’oubli ni que leur assassinat soit un fait divers, car derrière ce qui est présenté comme un fait divers existe

un fait social. Nous voulons avoir plus d’informations sur la condamnation judiciaire des assassins étant donné que certains assassins ont vu leur peine réduite. Nous sommes préoccupées quant au sort des enfants dont les pères ont assassiné les mères, et les conséquences que ça aura sur la famille et l’entourage de la victime. Tant de questions auxquelles nous aspirons à avoir des réponses pour combattre ces violences qui mènent au féminicide. Et cela ne pourra se faire sans l’implication responsable de la société civile, des médias, des services de sécurité, du corps médical et des institutions éducatives et judiciaires.

Visitez leur site internet sur https://feminicides-dz.com/

HIRAK et Abdelmadjid Tebboune (Seconde Partie de Algérie sous Haute Tension)

Ma matinée a bien débuté pour faire les comptes en Algérie… Je n’ai même pas à chercher la violence dans ce pays, qu’elle tombe comme un circuit de dominos, au moindre effleurement. Décidément, je ne voyais pas un aussi beau pays se dégrader autant, mon ignorance m’a encore perdu. Du moins avec ma santé mentale, je souffre de trouble sérieux de la mémoire, je suis obligé d’écrire ce que j’écoute et ce que je lis pour ne pas perdre les informations. Qu’à cela ne tienne, je vais écrire sur la violence en Algérie pour ne plus oublier des faits oubliés.

Abdelmadjid Tebboune seul candidat du peuple et nouveau président D’Algérie élu le 19 décembre 2019, devait être le sauveur, il promet l’instauration de la démocratie véritable. Avec une abstention record de plus de 60%, je me demande s’il est vraiment un président élu de façon légitime. Le chaos continue de s’installer nationalement et d’évoluer dans les abimes. Cet homme qui déclare que le HIRAK est un phénomène salutaire et qu’il n’a rien à lui reprocher en février 2020 et que ce mouvement populaire a épargné une catastrophe pour le pays décrète que le 22 février sera désormais une fête nationale annuelle pour la fraternité et la cohésion entre le peuple et son armée pour la démocratie.

Mais en février 2022, un certain Hakim Debbazi âgé de 55 ans est arrêté pour des publications sur les réseaux sociaux en relation avec le Hirak, et décède le 24 avril 2022 en prison, mentionne la Ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH). L’affaire ne surgit que le 17 mai 2022 sur les médias, c’est un ministre algérien qui l’affirmera, un peu tard je trouve.

Hakim Debbazi était un militant pacifique et partisan fidèle du mouvement de contestation populaire «Hirak». Un détenu d’opinion qui a fait l’objet d’un mandat de dépôt depuis le 22 février 2022 pour des publications sur sa page Facebook jugées nuisibles à l’intérêt national selon le gouvernement algérien. J’en déduis donc que Abdelmadjid Tebboune est plus répressif que jamais bien qu’il déclarât avant et après son élection vouloir en terminer avec les années Bouteflika.

Cependant, en 2021, selon le comité national pour la libération des détenus (CNLD) il est mentionné que près de 300 prisonniers d’opinion sont incarcérés dans diverses prisons du pays. Le président algérien a-t-il lui aussi perdu la tête ou la mémoire sur ces déclarations en 2020 ?

Ce nombre impressionnant d’arrestations et d’incarcérations s’est multiplié depuis la reprise des manifestations du Hirak en février 2021. Depuis l’élection du président Abdelmadjid Tebboune, cela est du jamais vu. Même à l’époque où Abdelaziz Bouteflika était président, les emprisonnements étaient moins nombreux, voire absents en 2014 pour les opposants au quatrième mandat de ce dernier.

Exprimer son opposition au pouvoir en place en Algérie est synonyme d’incarcération, voire de morts suspectes sans enquêtes sérieuses. Je ne peux pas, à l’heure actuelle, affirmer qu’il y a même un risque de crime contre les opposants, tellement les informations sont rares ou répétitives. Nous sommes noyés dans un flou constant avec ce gouvernement très sévère et qui revendique même une politique de tolérance zéro par ses actes et propos incohérents, surtout contradictoires, si l’on fait bien sûr référence à leur point de vue en 2019 et 2020. Les temps changent drastiquement, et les pensées ainsi que les idées aussi en 2022.

HIRAK et détenus d’opinions, par mon ami algérien Hamed

Un père de 55 ans Hakim Debzi est mort en prison sans bénéficier d’une prise en charge correcte, à la suite d’une crise d’asthme » loin des siens pour une publication sur Facebook. Épris de liberté, de démocratie, ce monsieur a payé le prix fort. Son tort ? Demander une démocratie, demander que l’armée rentre dans ses casernes et laisse les Algériens choisir leur président, leurs dirigeants tout simplement.

Un adolescent Abderaouf Guerra meurt à la suite d’une longue maladie ‘Cancer » sans pouvoir voir pour la dernière fois son papa Mustapha, incarcéré pour ses idées politiques, ses idéaux qui ne sont malheureusement pas compatibles avec ceux des dictateurs en herbe qui ne veulent pas libérer le pays de leur joug. Une poignée de militaires tient le pays d’une main de fer en imposant à 40 millions d’Algériens des présidents, des dirigeants, des oligarques depuis 1962.

Le Hirak du 22 Février 2019 a apporté un vent de liberté, d’espoir à tout un peuple, les jeunes ont subitement arrêté de se suicider en prenant des épaves pour traverser la méditerranée, se sont donnés chaque vendredi rendez-vous pour battre le pavé et demander que cette terre noyée du sang des martyrs : Leurs pères, leurs oncles, leurs tantes, leurs aïeux leur revienne.

Le 12 Décembre Gaîd Ahmed, le chef des armées nous impose Mr Tebboune dont le fils est en prison (à l’époque pour trafic de 7 quintaux de cocaïne !!). Le peuple a boycotté et s’y est farouchement opposé, mais la force étant de leur côté en plus d’une élite, d’hommes politiques ayant vendu leurs âmes pour aller à la mangeoire malheureusement.

Sitôt nommé et non élu ce fils est innocenté et ce sont des opposants politiques pacifiques qui sont malheureusement incarcérés (ils sont plus de 300) pères, mères de famille, enfants. Des étudiants dont l’avenir est hypothéqué comme celle de tous les Algériens d’ailleurs.

Mon ami algérien Hamed

Je ne peux pas terminer ce dossier choc, par de l’horreur, je n’y arriverai pas, c’est aussi mon pays, ma mère, mon sang, alors je vous propose de continuer sur une note d’amour et de paix, tout en musique.

Lionel Belarbi Fondateur du journal abrasif

Conclusion d’espoir en amour :

Musique d’Algérie : Dana Dana de Cheb Rayan et Rima

appel aux dons sdf

Lionel Belarbi

Tout d’abord, bienvenue à bord de mon bâtiment de guerre, la rubrique des chroniques qui piquent. La température y est tellement haute que je ne peux l’évaluer. Vous êtes invités à me signaler tous délires disproportionnés, même si j’en ferai encore plus face à la critique, car elle m’excite. Je traite et analyse des sujets et thèmes qui me font frémir de délire, j’exerce en toute impunité. Auteur bipolaire à la plume corrosive, poétique, parfois humoristique ou tragique, mais toujours authentique, je me prends toujours au sérieux, ou pas.

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