A music turn in my head and my heart

A music turn in my head and my heart
A music turn in my head and my heart

La rubrique des chroniques qui piquent XVII

A music turn in my head and my heart

Elle est longue et lancinante cette mélodie pourrie, ça ne sent pas bien bon dans l’air, elle persécute mes pensées. Arrêt du cœur, salope, tu me fais mal, tu aimes ça. Dans les artères de ma ville malade, je descends la rue de Belleville, elle s’acharne cette musique. Le paysage change du tout au tout selon les kilomètres.

Sans-abris, bourgeois, ouvriers de nuit, soulauds se mélangent avec comme seul parallèle une bonne bouteille de rouge ou de whisky. Certains hommes et femmes urinent dans les caniveaux de Paris, d’autres dans les toilettes des restaurants étoilés. Parlons en des étoiles qui se reflètent dans les flaques de pisses. Ces oiseaux de nuit n’ont même plus la force de lever la tête pour les contempler.

La poésie rose, je vais la laisser aux âmes de jour, car ma promenade nocturne est un brouhaha fractal barbare. Un tesson de bouteille flotte sur une mare de sang, avec des anges gardiens qui s’activent sur un étron sans vie. L’angoisse grimpe en moi, un Xanax fera l’affaire avec une flasque de Rhum. Je continue ma lancée dans le dix-huitième arrondissement où le crack, la cocaïne et autres paradis macabres se marchandent tels des légumes à Rungis.

D’ici une heure de marche j’arpenterai les rues de Châtelets pour me faire une bonne crêpe Kebab, Ketchup, Mayonnaise, pour entretenir mon cholestérol, dans un bouiboui où les cadavres de canettes de bière s’accumulent à terre comme des trophées de guerre. Chronique sommaire et sans chute d’une péripétie sombre et glauque dans le nord-est et le centre de Paname…

La Rumeur – Saturé

appel aux dons sdf

Lionel Belarbi

Tout d’abord, bienvenue à bord de mon bâtiment de guerre, la rubrique des chroniques qui piquent. La température y est tellement haute que je ne peux l’évaluer. Vous êtes invités à me signaler tous délires disproportionnés, même si j’en ferai encore plus face à la critique, car elle m’excite. Je traite et analyse des sujets et thèmes qui me font frémir de délire, j’exerce en toute impunité. Auteur bipolaire à la plume corrosive, poétique, parfois humoristique ou tragique, mais toujours authentique, je me prends toujours au sérieux, ou pas.

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